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Edito (Louis Grandjean) Ma Bible, Mon cerveau et moi (Jean-René Moret) Nouvelles des régions Le coin des archives

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    PROPOSLe magazine des Groupes Bibliques des coles et Universits de Suisse romande

    MA BIBLE,MON CERVEAUET MOI

  • SOMMAIRE

    Responsable de publication Louis Grandjeanditeur Groupes Bibliques des Ecoles et Universits, Provence 4, 1007 LausanneSite web www.gbeu.chPhotos GBEUGraphisme fortissimo : think visual AG, fortissimo.chImpression Druckerei Jakob AG, Grosshchstetten

    dito

    Ma Bible, mon cerveau et moi

    Nouvelles des rgions

    GBU GE

    GBEU BE-JU-NE

    GBE VD-GE

    GBU VD

    a sest pass Neuchtel

    Le coin des archives

    Agenda

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  • Crer un lien entre foi et tudes. Oser remettre en question lenseignement reu durant les cours, mais galement celui dispens du haut de la chaire le dimanche matin. Analyser, la lumire de la Bible toutes ces choses qui semblent vraies ou mme videntes dans notre socit ou nos glises.

    Voil quelques attitudes que nous essayons dencou-rager chez les tudiants qui frquentent les GBEU. videmment, notre but nest pas den faire de bons rhtoriciens, mais bien de leur permettre de vivre ce dont Paul parle dans son ptre aux Romains : Ne vous conformez pas au sicle prsent, mais soyez transforms, par un renouvellement de lintelligence, afin de discerner la volont de Dieu, ce qui est bon, agrable et parfait. Paul tait conscient de la rapidit avec laquelle nous nous laissons influencer par le monde qui nous entoure. En tant que dis-ciples, nous avons choisi de suivre un seul matre, Jsus Christ. Mais concrtement, comment entendre sa voix ? Dois-je renoncer mon intelligence pour pouvoir marcher par la foi ? Comment profiter dune formation dexcellente qualit, sans tre format par la culture universitaire ?

    Ce numro de l propos vous donnera un aperu des efforts que les GBEU fournissent pour aider les tudiants rpondre ces questions. Vous dcou-vrirez galement des souvenirs danciennes activits (p. 16-18). Nous ne voulons pas tomber dans la nostalgie, mais nous rappeler ce que Dieu a fait dans le pass et nous laisser inspirer par nos prd-cesseurs.

    Nous nous rjouissons de continuer cet effort et esprons pouvoir compter sur vous nos cts !

    Louis Grandjean, administrateur des GBEU

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  • MA BIBLE, MON CERVEAU ET MOI

    Les GBEU ont adopt pour devise le trio Croire. Penser. Agir ; cet article va sintresser surtout ll-ment penser . Nous verrons ce sujet trois dangers ou trois modes de fonctionnement qui peuvent mena-cer le bon emploi de notre pense, ainsi que quelques bases pour une pense chrtienne.

    QUELQUES DANGERSEn tant qutudiants, universitaires ou autres, nous avons tous un cer-tain degr de rflexion et de rationa-lit dans nos cours, et celui qui cher-cherait sen passer en ferait vite les frais les examens ne pardonnent pas. Cela tant, un premier danger consisterait rserver la rflexion pour nos cours, nos disciplines aca-dmiques, et basculer dans lirra-tionalit ds quil sagit de foi ou du sens de la vie, de notre vie pri-ve, etc. Chrtiens, nous pourrions le justifier en disant que notre foi est dans notre cur plutt que dans notre tte, que nous voulons tre conduits par le Saint-Esprit plu-tt que par nos raisonnements, et ainsi de suite. Cette tendance nest toutefois pas propre aux chrtiens ; en effet, lambiance relativiste de notre socit pousse dans ce sens, car renoncer une pense coh-rente pose moins de contraintes. Cependant, la Bible nous invite rechercher lintelligence et la rai-4

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  • son comme moyens de comprendre la crainte de Dieu (Pr 2.1-6). En inspi-rant les auteurs bibliques, Dieu a fait en sorte que son action et sa rvla-tion nous soient rapportes par une Parole fiable, une communication intelligible en langage humain, qui doit passer par notre comprhension pour tre reue, sans que cela exclue les motions ou l' intime convic-tion .

    Un second danger est celui de faire bon usage de notre intelligence, mais en sparant compltement deux champs dapplication, cest--dire avoir une rflexion cohrente base sur la Bible et une bonne comprhen-sion de domaines sculiers, mais avec un recouvrement entre les deux qui soit nul. Cest une des solutions au sempiternel problme science et foi . Elle est pourtant fort peu satis-faisante, parce que la Bible comme les recherches acadmiques visent parler du vrai monde, et quil ny en a quun seul. Ce monde est complexe, des regards diffrents existent, ils se compltent peut-tre, ou sexcluent, ou se corrigent mutuellement. Refu-ser de les confronter revient instau-rer une rupture, vivre une forme de schizophrnie o lon adopte un regard radicalement diffrent sur le monde selon que lon est en contexte de cours, dglise, ou autre. Et cest aussi un grand obstacle au tmoi-

    gnage, car dans ce fonctionnement on parle aux gens dun monde qui nest pas le leur. Ce fonctionne-ment, comme le prcdent, conduit ne pas aimer le Seigneur de toute notre pense (Mc 12.30).

    Le troisime danger consiste bien faire le lien entre la foi et les tudes, mais dans le sens dune soumission de notre foi nos tudes, en rinter-prtant notre foi en fonction de notre discipline. Les diffrents modes de pense sculiers sont gnralement anims par une recherche de vrit, mais ils sont aussi bass sur certains prsupposs et construits par des tres humains faillibles, influencs par leurs gots personnels, leurs ambitions et leur arrire-plan. Se soumettre sans autre la pense sculire revient donc devenir la proie dune philosophie base sur des traditions humaines et non sur le Christ, ce contre quoi Paul nous met en garde en Col 2.4-8.

    UNE BASE POUR LA RFLEXION ?Le fait que la rflexion rationnelle coupe de Dieu emploie des a priori discutables peut se voir quand lon constate quel point les visions du monde vhicules par les diffrentes disciplines peuvent tre incompa-tibles. Ainsi, sur la question de lan-thropologie, de qui est lhomme et de pourquoi il se comporte comme il le

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  • fait, il peut tre difficile de trouver un dnominateur commun entre une vision sociologique qui met lac-cent sur les dterminations sociales qui poussent lhomme agir dune manire, une vision biologique axe sur les fonctionnements neuronaux et hormonaux et un point de vue conomique qui verra lhomme comme essentiellement rationnel et agissant pour son intrt propre, sans parler des points de vue mdi-caux, physiques, etc.

    De telles diffrences de prsupposs peuvent conduire des discussions o lon a vraiment limpression que les uns et les autres vivent dans des mondes diffrents, et cela peut tre rellement le cas du point de vue de leur formation.

    Face ces diffrents dangers, nous avons besoin de retrouver une pen-se chrtienne qui ne consiste pas clore la discussion par un appel la Bible, mais btir nos rflexions partir de prsupposs bibliques, si possible en les confrontant des chrtiens qui travaillent dans dautres domaines sur la base de prsupposs similaires.

    Par prsupposs bibliques, il faut comprendre des bases de rflexion tablies sur les critures, qui ne vont pas remplacer le travail de

    recherche, mais le fonder. Donnons titre dexemple quelques prsup-poss de ce type :

    Un homme cr limage de Dieu, do lexistence dune nature humaine commune tous les hommes qui ne dpend ni des races, ni des capacits, ni de lancrage social ;

    Un homme fait pour vivre en relation avec Dieu mais qui sen est loign, do des facults dficientes ;

    Un bien et un mal dont les dfinitions sont extrieures lhomme et qui ne sont pas seu-lement le fruit dun consensus. Cela a un impact important sur le droit et lthique.

    Ce genre dindications ne donne pas un modle de fonctionnement du monde dans son ensemble et nous ne devons pas nous attendre ce que la Bible nous en donne un , mais laide de ce genre de principes, nous pouvons avoir une rflexion qui sera en accord avec des convictions bibliques.

    Lorsque par contre on constate une divergence avec la science scu-lire, il ne sagit pas tant de refuser les conclusions de celle-ci que de

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  • Le dbat et la confrontation constructive entre foi et tudes, cest tout lesprit du projet Dialogue et Vrit. Ce projet des GBEU vise runir des groupes dtudiants sur des sujets mettant en jeu une ou des disciplines acadmiques et la foi chrtienne ; tous les tudiants intresss sont appels participer...Plus dinformations sont disponibles sur gbeu.ch/universite/dialogue-et-verite, et pour tout complment, toute initiative dans ce sens ou pour participer un groupe, contacter jean-rene.moret@gbeu.ch.

    chercher au sein de sa dmarche ce qui ne fonctionne pas, ce qui part dun postulat arbitraire ou rsulte dune dduction abusive. Cela demande certes du travail, mais nous donnera dautant plus de cr-dibilit dans linteraction avec nos interlocuteurs non-croyants.

    QUE FAIRE ?Que faire donc de ces divers l-ments ? Dabord au plan de la foi, continuer la nourrir par une lec-ture intelligente de la Bible qui irrigue notre faon de voir le monde, nos motions et notre manire dagir. Cela ne signifie pas devenir un cerveau sur pattes , mais avoir une personnalit entire, unie entre toutes ses dimensions, incluant foi, rflexion, motions, etc.

    Ensuite, la dimension du dbat est importante ; elle est trop souvent oublie notre poque. Le dbat permet de confronter des manires de penser, et tandis que chacun donne les raisons de sa vision, une me