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Concilier centres de donnes et Green IT : Cartographier les infrastructures et les quipements pour matriser l\'efficacit nergtique.

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<ul><li> 1. Concilier centres de donnes et Green ITCartographier les infrastructures et les quipements pour matriser lefficacit nergtiqueConcilier centres de donnes et Green ITCarrttogrraphiierr lless iinffrrassttrructturress ett lless quiipementtssCa og aph e e n a uc u e e e qu pemenpourr mattrriisserr lleffffiicaciitt nerrgttiiquepou ma e e cac ne g que Autteurrss :: Brruno Brrottttiierr,, Grroupe STAR--APIIC Au eu B uno B o e G oupe STAR AP CTrriissttan Labaume,, GrreenviissiionT an Labaume G eenv on Errwan Barrrrett,, cconssullttantt iindpendantt E w an Ba e on u an ndpendan1Dcembre 2010</li></ul><p> 2. Concilier centres de donnes et Green ITCartographier les infrastructures et les quipements pour matriser lefficacit nergtiqueSommaire1. SENSIBILISATION A LA CONSOMMATION 42. GESTION DES EQUIPEMENTS INACTIFS53. DISSIPATION THERMIQUE ET IMPACT CARBONE 64. QUEST-CE QUE LE GREEN IT ? 65. LOGICIELS DURBANISATION : DYNAMIQUE CONTRE STATIQUE76. DEPLOIEMENT 77. ROI 98. LES LEGISLATIONS CONTRAIGNANTES EN LIGNE DE MIRE9 2 Dcembre 2010 3. Concilier centres de donnes et Green ITCartographier les infrastructures et les quipements pour matriser lefficacit nergtique Pour connatre lefficacit nergtique dun parc de serveurs dans un centre de donnes, il faut connatre ses composants, mais aussi ses infrastructures et les interactions permanentes qui influencent la consommation nergtique. Au moment de lancer un audit de leurs infrastructures informatiques, les direc- tions informatiques se heurtent linadaptation des outils traditionnels. Lac- croissement exponentiel des informations et la difficult rconcilier recense- ment et reprsentation graphique mettent souvent un point darrt toute d- marche de recensement. De la simple connaissance du parc install aux interactions fines entre ses compo- sants, de loptimisation des interventions la projection plus long terme, loutil durbanisation simpose naturellement dans les dmarches conomiques et envi- ronnementales dans lesquelles les acteurs du secteur sengagent peu peu.Premire tape dans loptimisation dun centre de donnes : la connaissance de lexistant. Le re-censement des infrastructures et quipements, dans un centre de donnes, peut tre envisagsous deux approches :une approche a priori, qui a lavantage de ne rclamer quun suivi efficace du delta dinfor-mations aprs un recensement parallle au dploiement, actualis la mise en service et chaque volution, et bien sr en fonction de loccupation des baies ;une approche a posteriori, rpondant des besoins varis (optimisation lectrique, mise enplace dune comptabilit analytique pointue, amlioration de la valorisation des sites, etc).On peut ajouter cette liste lattachement croissant une image plus "verte", lheure oles centres de donnes gants commencent prendre leur place dans la liste des grandspollueurs.Lapproche a priori, si elle est plus logique sur le papier, ne "Les outils traditionnels sont coule pas pour autant de source. Les estimations de con- par nature incomplets" sommation savrent trs vite compliques et en partie Une approche base de feuilles de calculimprvisibles, et leur niveau dimprcision augmente avec laisse de ct les informations gogra-le peuplement du centre de donnes. Cette approche se phiques. Mme complte par des plans, ilretrouve donc contrarie par des fluctuations qui ne peu- lui manque encore linteroprabilit entre vent tre constates qua posteriori. En pratique, on doit donnes et graphiques. souvent se contenter de dtailler au maximum les parties Les outils plus spcialiss recourent eux- mmes des simulateurs pour valoriser quantifiables, les grandeurs plus volatiles tant prises en leurs donnes, prenant en compte la fois compte sous forme de fourchettes ou de calculs prvision- donnes, graphiques, interactions et fluxnels actualisables. thermiques. 3 Dcembre 2010 4. Concilier centres de donnes et Green ITCartographier les infrastructures et les quipements pour matriser lefficacit nergtiqueQuelle que soit lapproche choisie, loutil par excellence est tout sauf spcialis : il sagit dExcel.Tant quon reste dans le quantifiable, ce logiciel donne entire satisfaction, le succs de la d-marche tant principalement li la qualit du recensement et du suivi. Malheureusement, la priseen compte incomplte de limmatriel se traduit notamment par des relevs centrs sur les baieset sur les infrastructures, laissant de ct la nature essentiellement gographique dun centre dedonnes. Or, loptimisation globale passe par une urbanisation rflchie et planifie. Les constatsalarmistes sur lefficacit nergtique des centres de donnes le prouvent : cest une tape indis-pensable pour allouer les ressources selon les impratifs de rsilience et les engagements de ni-veaux de services.Logiquement, la vue en plan est donc le complment idal des feuilles de calcul utilises commeoutil de recensement. Mais les solutions logicielles existantes ne fournissent pas de solution din-tgration avec lapproche plus comptable dune feuille de calcul. Les dmarches de recensementbases sur des outils gnriques tendent ainsi driver soit vers la surenchre de tableaux, soitvers la plthore de graphiques, sans pour autant donner une vision claire de la situation. Qui plusest, loccultation des donnes dynamiques (flux dair chaud et de refroidissement, notamment)rend ce type de solution inoprant dans le cadre dune dmarche Green IT.Cest l quintervient le logiciel durbanisation : non content de cumuler les visions analytique etgraphique, il les rconcilie en leur permettant de sappuyer constamment lune sur lautre. Il en r-sulte une rduction vidente du risque derreur ou domission. Un outil spcialis amliore en outrela pertinence de linformation, en fournissant un modle de donnes adapt au contexte, ciblmais volutif. Enfin, la solution intgre raisonne dans le sens montant, de linfrastructure perma-nente lquipement provisoire, ce qui vite des omissions comme le cot du cblage, pourtanttrs affect par les fluctuations du cot des matires premires. 1. Sensibilisation la consommationPour tre rentable, linfrastructure dun centre dedonnes doit tre proportionne, disponible, abor-Domestique (1 500 h)dable, et exploite au mieux. Cest ce que len- Bureau (2 350 h) semble de recommandations britannique ITIL (In- Serveur (8 670 h)formation Technology Infrastructure Library) re-groupe sous le terme de gestion de capacit (ca-pacity management). Une fois les infrastructuresen place, la taille et la disponibilit de lensembleen termes de fiabilit ne sont plus gure modi- lchelle dun utilisateur, le seul temps dactivit fiables. En revanche, disponibilit et rentabilit annuel dun serveur auquel il doit pouvoir accder enpeuvent tre amliores par une connaissance permanence reprsente plus du double du tempsfine et volutive de linfrastructure, de son contenu dactivit cumul de ses quipements professionnel et de leurs interactions. Dans le cadre dune d- et domestique. Sur une journe, un serveur fonc-marche Green IT, il faut videmment se concen- tionne deux trois fois plus longtemps quun poste client. Sur une semaine, le facteur passe 3 ou 4. Il trer sur la consommation nergtique, sans pour augmente encore sur une anne, mais dans des autant ngliger les cots de production, de main- proportions plus faibles.tenance et de destruction des quipements. 4Dcembre 2010 5. Concilier centres de donnes et Green ITCartographier les infrastructures et les quipements pour matriser lefficacit nergtiqueAu cours de la dcennie coule, la facturation des centres de donnes tait centre sur la placeoccupe par les serveurs. Des postes de dpense jugs secondaires comme la consommationlectrique ou le cblage taient alors traits en bloc. Mais laugmentation des cots de lnergie etdes matires premires est venue changer la donne. "Du fait des mthodes actuelles de factura-tion", explique Tristan Labaume, directeur associ de Greenvision, "lutilisateur final reste assezpeu incit limiter sa consommation. Cest valable aussi bien dans un centre de donnes quedans la vie courante." Comme dans une coproprit, les dpenses nergtiques sont noyes dansles charges. Dans la mesure o elles sont considres comme invitables, elles ne sont pas re-mises en cause. "Mais les choses bougent", poursuit Bruno Brottier, directeur de la business unitBuilding One de STAR-APIC. "Devant lampleur de la facture nergtique, les DSI commencent tre sollicits pour payer la note. Il y a peu, ctaient les services gnraux des entreprises et ad-ministrations qui sen occupaient." Non seulement les choses bougent, mais la monte en puis-sance du cloud computing semble devoir acclrer la croissance des centres de donnes.Au premier abord, la consommation nergtique lie linformatique est systmatiquement sous-estime. Cela tient non seulement la consommation des matriels, mais aussi leur planningdexploitation : un serveur consomme jusqu 150 fois plus quun poste client. En effet, les ser-veurs sont la fois trs performants, redondants et fortement sollicits. Mais en centre de don-nes, on raisonne en 24/7, multipliant ainsi par 3 ou 4 le temps dactivit par rapport un appareilqui fonctionne en heures ouvres. Au final, la consommation annuelle dun serveur peut donc trejusqu 400 fois suprieure celle dun poste client. 2. Gestion des quipements inactifsIroniquement, du point de vue des infrastructures, ce ne sont pas forcment les quipements actifsqui sont les plus inefficaces. Tristan Labaume pointe du doigt labsurdit de la situation : "Fautedune approche la fois systmatique et cartographique de loccupation des sites, on trouve dansbeaucoup de centres de donnes des quipements inutiliss. Certaines tudes parlent de 10 %dinutilisation ! Or, un quipement inactif consomme de lnergie. Cette consommation invisible estinutile, mais tout fait significative." Le chiffre de 10 % ne doit pas surprendre, dans la mesure oles tudes de cabinets de conseil saccordent souligner de fortes lacunes dans la connaissancedu contenu des centres de donnes.Logiquement, le chiffre est pain bni pour les outils spcialiss, qui rduisent considrablement lamconnaissance de lactivit des quipements : avec les outils durbanisation, cartographie et re-censement se compltent pour donner en permanence une vision claire des appareils branchs,de leur emplacement et des ressources quils mobilisent. L o ils vont plus loin que les outils g-nriques, cest quils associent troitement vision analytique et graphique, tout en prenant encompte dentre de jeu une dure dutilisation prvisionnelle. lissue de celle-ci, les rappels au-tomatiques viennent rappeler lexploitant quil est temps de dsinstaller les matriels en fin devie."De manire gnrale", explique Tristan Labaume, "notre dmarche constitue une base structu-rante pour mettre en place ou suivre des process dexploitation, qui nexistent pas forcment chezloprateur du centre de donnes : listes, plannings, gnration des actions sous forme dordres detravaux (dsinstallation, dbranchement, drackage, etc), ou encore validation de ces ordres detravaux". 5Dcembre 2010 6. Concilier centres de donnes et Green ITCartographier les infrastructures et les quipements pour matriser lefficacit nergtique3. Dissipation thermique et impact carbone" limage dune voiture, la consommation dun serveur est proportionnelle son utilisation", pour-suit Tristan Labaume. "Sa consommation nest pas linaire : on peut en faire des moyennes, maiscertains pics dactivit peuvent apparatre. On passe couramment dune moyenne mdiane despics, mais trs rarement des creux, les serveurs tant rarement teints." Lactivit dun serveurest troitement lie celle des postes clients, elle-mme difficile mesurer ; linconnue est detaille ! Seuls les minima et maxima sont relevs, complts par des moyennes. Mais la consom-mation nest pas la seule zone dombre : cette marge derreur dj significative est multiplie parun nombre important dquipements, et la capacit de refroidissement, elle-mme fortement con-sommatrice dnergie, est dimensionne directement en fonction des estimations de dissipationthermique. "Pour la rpartition thermique, il faut recourir la fois des outils de design et de simu-lation pour prvoir la localisation des points chauds", indique Bruno Brottier, "et des outils degestion pour optimiser le refroidissement ncessaire par une urbanisation astucieuse. Un logicieldurbanisation bas sur un SIG1, comme DATACENTER ONE, sinscrit dans cette vision, en four-nissant des donnes la fois gographiques et alphanumriques fiables ces outils spcialiss."La dmarche de Greenvision se concentre sur laspect nergtique de lactivit informatique. Maisvue sous langle du recensement, elle constitue une aide prcieuse au calcul du bilan carbone."Faute dinformations prcises, il est difficile de quantifier les missions de CO2 dans les entre-prises", explique Tristan Labaume, directeur associ de Greenvision. "Certaines socits sont djsoumises des quotas de carbone, beaucoup calculent mme dj leurs missions, mais pasdans le contexte de lIT. Les chiffres sont pourtant loquents : lheure actuelle, un simple ordina-teur portable met jusqu 23 fois plus de CO2 pendant sa conception que pendant sa courte vieactive, statistiquement limite 2,5 ans." La connaissance et le suivi des matriels installs per-mettent de prendre ceux-ci efficacement en compte dans le bilan carbone, en comptabilisant leurimpact pendant lintgralit de leur cycle de vie."Minimiser les oprations de4. Quest-ce que le Green IT ?maintenance et surtout lesdplacements""En tant que spcialiste de lefficacit nergtique desDes postes aussi coteux que le cblageparcs informatiques, Greenvision se concentre sur lasont ngligs dans la plupart des tudes consommation nergtique. Ce nest quune des compo-doccupation de centres de donnes.santes de ce quon appelle le "Green IT", aux cts de laParent pauvre des rares recensements, le gestion des produits dangereux et des diffrents aspectscblage est pourtant un poste primordial, quidu recyclage", explique Tristan Labaume. "En ce sens,plus est troitement li la cartographie de Greenvision est centr sur la version 1.0 de la dmarchelinfrastructure. Pour Tristan Labaume, "lecblage est trs difficile grer sans logiciel Green IT, qui se focalise sur linfrastructure et la modli-spcialis. Avec une approche classique, sation associe."les fichiers Excel relatifs au cblage sonttrs imposants. On reste dans le mmeproblme : tant que les donnes ne sont pasparfaites, loutil est inutile."1Systme dInformation Gographique, logiciel ou ensemble de logiciels capable dorganiser les informations alphanum-riques selon une logique gographique, et de produire les cartes et plans qui sy rapportent.6 Dcembre 2010 7. Concilier centres de donnes et Green ITCartographier les infrastructures et les quipements pour matriser lefficacit nergtiqueEn fait, la prise en compte de limpact environnemental de lactivit informatique est un mouvementdensemble, qui se traduit par des dmarches bien prcises dans des contextes aussi bien tech-nique (bilan carbone) quconomique (droits polluer) ou social (tltravail, covoiturage)."La plupart...</p>