Extrait – International – Hopitaux Robert Schuman

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158Les Hpitaux Robert Schuman : lexpertise combinede quatre tablissements hospitaliersLes Hpitaux Robert Schuman sont ns en 2013 de la fusion de quatre tablissements : la Clinique Bohler, lHpital Kirchberg, la ZithaKlinik,situs Luxembourg-Ville, et la Clinique Sainte-Marie, situe Esch sur Alzette. Les quatre hpitaux ont dsormais des missions clairementdfinies, structures autour de ples de comptences qui regroupent les structures ambulatoires, mdico-techniques et stationnaires ncessaires la bonne prise en charge des patients. Fort de la notorit de ses entits et de leur enracinement dans la socit luxembourgeoise,les Hpitaux Robert Schuman constituent dsormais un acteur majeur du monde hospitalier luxembourgeois et de la Grande rgion. 250 mdecinssous statut libral et plus de 2200 salaris ont pris lengagement dassurer une prise en charge de haute qualit et un service personnalis forte composante humaine. La cration de ce nouveau groupe hospitalier a t une opportunit unique pour les diffrents tablissements le composant de dvelopperleurs comptences dans des structures modernes et efficientes, rpondant aux attentes du gouvernement, tout en restant au plus prochedes besoins du patient grce une organisation en ples taille humaine.Le groupement hospitalier des Hpitaux Robert Schuman...Paul Wirtgen : Les Hpitaux Robert Schuman sont ns en 2013 dela fusion des trois structures de la Fondation Franois-Elisabeth, etde la ZithaKlinik. Notre groupe est donc le rsultat dune fusion enplusieurs tapes de quatre tablissements localiss sur trois sitesgographiques distincts. Le choix de notre nom Hpitaux RobertSchuman dmontre notre volont dafficher une certaine pluralit,tout en formant un centre hospitalier unique, un gestionnaire souhaitantproposer des services concentrs en vitant toute redondance danslactivit de ses diffrents sites. Pourquoi ces tablissements ont-ils dcid de fusionner ? P.W : Ces hpitaux avait une histoire commune et taient grs pardes congrgations religieuses. Certaines staient dj regroupesdepuis une douzaine dannes tandis que dautres (comme la congrgationcharge de la gestion de la ZithaKlinik) ont rejoint le groupe il y aprs dun an. Il sagit dhpitaux privs participant entirement auservice public de sant. Ces tablissements sont aujourdhui grsde la mme manire que dautres structures hospitalires luxem-bourgeoises employant des mdecins libraux. Bien que nombre deleurs administrateurs soient aujourdhui issus de la socit civile,ces tablissements vhiculent une culture de soins marque parleur hritage chrtien. Prsentation avec Paul Wirtgen, directeur gnraldes Hpitaux Robert SchumanHopital Kirchberg et Clinique Bohler photos aeriennesINTERNATIONAL159Architecture hospitalire - numro 14 - 2015 - Hpitaux Robert SchumanQuels taient les enjeux du regroupement ? P.W : Lenjeu primordial de ce regroupement tait la possibilit datteindre une meilleure spcialisation grce une masse critiqueplus importante. Aucun hpital ne pourra durablement offrir des traitements mdico-chirurgicaux ncessitant une technicit accruesur 200 lits seulement. Grce cette fusion, les Hpitaux RobertSchuman reprsentent 750 lits. Ils sont ainsi le plus grand regroupementhospitalier priv du pays, tant par leur nombre de lits que par leurs chiffres dactivit. Quelles difficults avez-vous rencontres ? P.W : Il y a une quinzaine dannes, les diffrents tablissementsde la Fondation Franois Elisabeth et la ZithaKlinik envisageaientdj de fusionner. Aprs la cration du Centre Hospitalier de Luxembourg(premier tablissement de soins public pour la ville), les cliniquesde petite taille se voyaient condamnes si elles ne parvenaient pas se regrouper. Elles ont prvu de mettre un terme leurs projetsindividuels de reconstruction pour envisager une fusion sur le sitede lHpital Kirchberg. La ZithaKlinik a cependant, pendant dix ans,souhait rester un troisime acteur de loffre de soins de la ville deLuxembourg, en dveloppant une mdecine de qualit tout en prservantson indpendance. Aprs une dizaine dannes, et la suite duneanalyse stratgique, le Conseil dAdministration de cette clinique apris conscience que son rapprochement avec lhpital Kirchberg seraitbnfique sur les plans infrastructurel et conomique. Cette oprationa alors donn lieu la cration des Hpitaux Robert Schuman. Aviez-vous envisag une fusion architecturale complte ? P.W : Nos projets sont conditionns par lexistant. Or, le Centre Hospi-talier de Kirchberg nayant que dix ans, ses installations sont encorepleinement adaptes son activit. La ZithaKlinik, quant elle, taitsur le point de signer un projet de rnovation et dextension. Cetteopration prvoyait une nouvelle aile offrant de grandes surfacesambulatoires et une centaine de lits reconstruits pour relayer danciennesinstallations qui ne disposent pas des infrastructures sanitaires requisesaujourdhui. Durant la fusion, nous avons dvelopp un projet mdicalqui modifiera radicalement la rpartition des spcialits mdico-chirurgicales entre les sites Kirchberg et ZithaKlinik, alors que nousne modifierons pas de faon significative le projet architectural. La modification du projet mdical na donc eu aucune incidencesur votre projet architectural ? P.W : Le projet architectural de la Zitha va dbuter alors que la loide financement vient dtre vote. Notre projet mdical a t construitautour de ples mdico-soignants. Ce concept nous a permis de sup-primer les nombreuses activits redondantes existantes entre nos ta-blissements. Ainsi, nous ne rflchissons plus selon une logique desite mais bien dans loptique de dvelopper un ensemble cohrent despcialits. Nous avons nomm des directions de ples en novem-bre 2014; ceux-ci ont pour rle de grer les quipes rparties surdeux sites et daffiner notre projet. Ce dernier devrait entrainer, ds2016, des dmnagements de services ayant pour but de concentrerau maximum nos diffrents ples. Par la suite, linfrastructure devraencore faire lobjet de travaux doptimisation. Comment comptez-vous accompagner les personnels et lacommunaut mdicale dans ces oprations ? P.W : Il y a prs de 18 mois, nous nous sommes adjoints les servicesdun mdecin consultant dans la dfinition des grandes lignes duprojet. Par le biais des projets de ples, nous avons tent de dveloppernos objectifs de faon plus dtaille. Dans certains dentre eux, desmdecins participent activement en tant coordinateurs et rfrentsde projet. Pour dautres ples, cette tape na pas encore t ralisecar les mdecins tmoignent leur rticence quant la rpartitionactuelle de leur spcialit qui implique leur dmnagement sur un autresite. Nous avons alors mis en suspens nos activits daccompagnement,le temps de clarifier les dtails du projet en tenant compte notam-ment des contraintes infrastructurelles. Nous reprendrons ensuitelaccompagnement du dploiement de ce projet, soit en recourant des moyens internes de change management, soit en faisant appel un partenaire extrieur. Ce choix sera pris avec prcaution et la naturede laccompagnement pourra varier en fonction du ple concern. Quelles sont les spcialits des quatre tablissements quicomposent les Hpitaux Robert Schuman ? P.W : Nous constatons une bonne rpartition des diffrents plesselon nos sites. Le ple Femme-Mre-Enfant est regroup au seinde la clinique Bohler, un tablissement de 70 lits situ sur le site delhpital Kirchberg, historiquement ddi cette activit. Ce btimentdispose du service salle daccouchement, du service de nonatologie,dun bloc chirurgical ddi, localis proximit des salles daccouchementafin dassurer les urgences obsttricales et de couvrir lensembledes activits de chirurgie gyncologique. Notre ple de psychiatrieexiste galement de faon trs unifie dans une autre tour du sitede Kirchberg qui regroupe 68 lits de psychiatrie. En revanche, notreorganisation en ples manque de cohrence par site dans les domainesde la mdecine et de la chirurgie. Les sites de Zitha et Kirchbergpartagent, entre autres, des activits dorthopdie et de chirurgieviscrale. Un modle rcemment slectionn comme tant le pluscohrent prvoit le regroupement des activits durgences lourdesau sein de lhpital Kirchberg. Il deviendra alors logique que les activitsde spcialits mdicales (mdecine interne, neurologie, cardiologie,pneumologie) actuellement sur le site de la ZithaKlinik intgrentgalement le site de Kirchberg. Toujours dans un souci de cohrence,ce dernier accueillera lorthopdie traumatologique. Cette activitreprsente le chiffre le plus important dinterventions chirurgicalesdurgence ainsi que lun des points les plus lourds de lhpital Kirchberg.La ZithaKlinik, quant elle, dispose de comptences qui en font, defaon presque naturelle, un ple ddi aux activits de chirurgieviscrale et doncologie. Entre ses diffrentes spcialits connues,nous intgrons un centre de chirurgie tumorale. Il cr un lien fonctionnelparticulirement fort permettant de dvelopper un suivi longitudinaldu patient admis en oncologie. Organiser les flux entre ces deuxsites sera particulirement complexe mais reste envisageable enlespace dun an. Enfin, le ple de griatrie est actuellement majori-tairement concentr Esch-sur-Alzette, sur le site de la cliniqueSainte-Marie. Aujourdhui, cet tablissement est ddi cette activit.Une fois notre plan de dploiement clarifi, nous pourrons communiquerauprs du public afin dafficher une image de notre institution qui soitsimple et cohrente. 161Architecture hospitalire - numro 14 - 2015 - Hpitaux Robert SchumanQuelles sont les activits dexcellence des Hpitaux RobertSchuman ? P.W : La dfinition de ce que devrait tre un centre de comptenceest rendue si floue par les textes de loi que les acteurs de santpeineront la mettre en application. La cration des nouveaux centresde comptence ne devra pas faire oublier le fait que les 4 centreshospitaliers du Grand-Duch de Luxembourg ont un rle de centresdurgence et spcialiss. Il en dcoule quils doivent disposer duneoffre cohrente de spcialits mdico-chirurgicales ncessairespour remplir cette mission durgence. Lvolution mdicale favoriseactuellement la cration dquipes bien plus largies et spcialisesque celles formant la mdecine librale traditionnelle. La stratgie desHRS est de soutenir cette volution pour lensemble de ses spcialitsmdicales. La cardiologie, par exemple, regroupe une dizaine de mdecinsdont 2 spcialistes du scanner et de lIRM cardiaques, 2 spcialistesde la cardiologie interventionnelle, et dautres spcialiss en ryth-mologie ou chographies. Le concours de ces spcialistes permet ltablissement de dvelopper un large panel dactivits dexcel-lence. Dautre part, lvolution de notre activit durologie a entrainla mise en place de recrutements mdicaux, eux-mmes loriginede la cration de lunique centre de chirurgie robotique du GrandDuch. Cette structure est, selon nous, un centre dexcellence, maisil est difficile de laffirmer sans se heurter aux rsistances dautrestablissements. Quels lments privilgiez-vous pour favoriser lattractivitdu groupe hospitalier ? P.W : La rflexion mene en interne autour de notre attractivit aconcern diffrents axes. Dans le cadre de nos changes, nousavons pu aborder la mission de notre tablissement en tant quhpitalpriv, sans pour autant envisager de privilgier une patientle spcifiqueet de mettre en place des modes de facturation diffrents. Notrestructure prive doit accueillir le patient en combinant des valeursde professionnalisme, dhumanisme et de qualit daccueil. Cesprincipes traditionnellement catholiques, limage des fondateursdes tablissements du groupement, tendent, aujourdhui, vers unhumanisme plus gnral que religieux. Toute la difficult est dexprimercette volont au nom de tous les tablissements qui composent legroupe et de dfinir des moyens permettant de couvrir lensembledes besoins du patient, tant physiques que spirituels. Le patienttant notre partenaire dans sa prise en charge, chaque membre ducorps mdical doit tre capable dapporter une plus-value au groupeen participant, en tant que mdecin libral, lentiret du centrehospitalier. Lhpital Kirchberg et les cliniques Zitha et Bohler sontdailleurs les tablissements qui disposent de la plus forte notoritsur le plan national. Une reconnaissance notamment due leurqualit daccueil personnalis.Pourquoi est-il important de replacer le patient au cur dudispositif hospitalier alors quil devrait y tre par dfaut ? P.W : Il est vrai que le patient reste au cur des proccupations etdes dcisions des hospitaliers. Nanmoins, nous ne pouvons nierlexistence de problmes dans son parcours de soins. Les hpitauxsinterrogent sur leur rle dans lorganisation de la prise en chargedu patient en amont et en aval de lhpital et sur les moyens leursdispositions pour mettre en place des rseaux et des partenariatsavec les structures responsables. La prvention et le dveloppementde la mdecine personnalise sont, certes, des lments importants.Mais lhpital doit pouvoir disposer de ressources technologiqueset de spcialisations de haut niveau pour assurer la prise en charge decertaines urgences complexes et de maladies lourdes. Lhumanisationnest pas le seul lment vital pour assurer la prise en charge dupatient et lefficience de lhpital. La haute technicit de ses instal-lations et la spcialisation de ses effectifs ne sont pas un checpour lhpital mais bien un moyen dassurer une meilleure prise encharge de la population. Les acteurs du domaine hospitalier doiventdonc dvelopper laspect technologique de leurs tablissements,tout en prservant lhumanisme au cur de leur exercice. Quelles sont les forces de votre tablissement ? P.W : Notre dveloppement est bas sur une solide tradition deprise en charge qui sappuie sur des quipes mdico-soignantes caractrises par un grand professionnalisme. Paralllement, notregestion rpond aux exigences actuelles. Elles ont beaucoup voluesces dernires annes et lhpital ne peut plus se contenter daborderle patient et le mdecin sans se proccuper des impratifs deffi-cience, de rentabilit et de ses besoins en matire dorganisationlogistique. Aujourdhui, nous maintenons plusieurs changes inter-nationaux lis la gestion et lactivit mdicale par le biais deconventions avec certaines universits trangres. De ce fait, lesHpitaux Robert Schuman sont particulirement modernes dans lessoins quils apportent la population, tout en prservant le fonction-nement de la mdecine librale. Dailleurs, nos quipes ont toujourst hospitalires, les mdecins tant prsents lhpital temps plein.Comment envisagez-vous les cooprations nationales et internationales ? P.W : Nos cooprations nationales se font directement entre leshpitaux ou par le biais de la Fdration des Hpitaux Luxembourgeois(FHL). Nous menons certains projets spcifiques dans les domaineslogistique et informatique qui font intervenir des partenaires spcialissluxembourgeois et entrainent la mise en place dachats centraliss.Les achats en pharmacie, notamment, donnent lieu des cooprationsentre tous les pharmaciens hospitaliers qui runissent leurs oprationsdachat via la FHL. Les collaborations organises directement entretablissements concernent davantage la mise en place de synergiesmdicales et les rflexions lies aux services mdicaux. Ainsi, lesHRS ont de nombreuses synergies avec le Centre Hospitalier deLuxembourg (CHL). Dans ce contexte, la clinique Bohler assure 2.700accouchements annuels et une activit de nonatologie non intensivepour les enfants de plus de 32 semaines. De par son important volumedactivit, elle entretient des protocoles de transfert in utro avecle CHL. La fcondation in vitro, entre autres, fait intervenir deuxquipes cliniques situes au sein du CHL et de la clinique Bohlermais dispose dun laboratoire unique sur le plan national. De mme, lesquipes mdicales du CHL et de lhpital Kirchberg assurent ensemblele plan de garde continu dans le domaine de la chirurgie de la main. Ces cooprations formalises sont accompagnes de comits scienti-fiques qui regroupent les reprsentants de direction et mdicaux dechaque tablissement concern. Sur le plan international, il incombe chaque tablissement de construire ses propres initiatives en matirede collaboration. Ces relations internationales concernent des domainescliniques et sont maintenues par les contacts entre mdecins. Ellesdiffrent donc de nos contacts institutionnels formaliss et soriententprincipalement vers trois pays : la France, la Belgique et lAllemagne.162Aussi, ces collaborations dpendent bien plus des opportunits etde lhistorique des membres leaders de nos quipes mdicalesvenus de pays trangers. Dans ce contexte, certains de nos mdecinstant professeurs associs lUniversit Heidelberg, nous entretenonsune convention avec cet tablissement. Nos collaborations avec lestablissements de Lige et de Bruxelles ne sont pas formalisescomme pourraient ltre nos partenariats avec les tablissementsallemands. Nous entretenons galement des cooprations avec leshpitaux de Nancy et Strasbourg. Aujourdhui, nous devons dfinirla mise en place dune concentration de ces collaborations au traversdun consensus mdical. Ce dernier na, jusqualors, jamais t voquet pourrait tre difficile obtenir. Quel est ltat de sant financire de votre tablissement ? P.W : Notre sant financire est excellente. Nous disposons dunsystme budgtaire fournissant un financement adquat et raliste tous les hpitaux luxembourgeois. Ces tarifs subissent nanmoinsune pression grandissante nous obligeant demeurer prudents et encourager les conomies. Notre sant financire est donc galementprserve par une gestion srieuse. Notre budget est une dotationngocie avec la Caisse Nationale de Sant sur la base de forfaitsjournaliers par type de service. Nous sommes conscients de grer desfonds publics et devons respecter notre budget grce une gestion efficace.Comment avez-vous accompagn le dveloppement de lambulatoire ? P.W : Comme tous les hpitaux luxembourgeois, le taux dactivitambulatoire varie entre les services au sein de notre institution. Certainssecteurs assurent 70% de leur activit en ambulatoire, tandis quedautres domaines chirurgicaux peinent dvelopper ces solutions.Beaucoup voquent une lacune du systme luxembourgeois qui necomprend pas dincitatifs pour encourager le dveloppement delhospitalisation de jour, que ce soit auprs de ltablissement ouauprs du patient. Les HRS soutiennent lvolution du remplacementdes activits stationnaires par des activits ambulatoires, car nousconstatons une pression importante sur le nombre de lits. Notre activitest telle que notre taux doccupation avoisine souvent les 80 85%,entrainant un certain mcontentement de la part des mdecins quirclament plus de lits pour leurs services. A ces derniers, nous dmontronsque ce taux doccupation important peut tre palli par une rductionde la Dure Moyenne de Sjour (DMS). Nous leur renvoyons ainsila responsabilit de dvelopper de nouvelles capacits pour leur service. Dans le cadre de loptimisation du parcours de soins du patient,envisagez-vous le dveloppement dalternatives lhospita-lisation ? P.W : Le dveloppement de ces solutions dpend actuellement trspeu des hpitaux. Tant que notre responsabilit nest pas juridiquementdfinie, il nest pas de notre ressort de dvelopper de telles solutions.Dautre part, des rseaux de soins dveloppent dores et dj cesalternatives lhospitalisation et certains acteurs de sant nourrissentdes projets de transmission du dossier mdico-soignant entre leshpitaux et les rseaux de soins. Loutil le plus utile aux hpitauxpour dvelopper une alternative lhospitalisation reste lambulatoire.Le gouvernement choisi dinterdire la mise en place de centre dediagnostic ou de traitement au Grand Duch, en dehors des hpitaux.Ainsi, les hpitaux doivent aujourdhui dvelopper des infrastructuresplus lgres, adaptes aux prises en charge modernes. Actuellement,il existe peu de projets luxembourgeois denvergure significative enlien avec la tlmdecine. Nous allons analyser de tels dveloppementsdans le cadre des projets de ples.Quels sont les projets de construction des Hpitaux RobertSchuman ? P.W : Nos projets de construction sont de deux ordres, avec commepriorit absolue la rnovation et extension des installations existantesde la ZithaKlinik. Ce projet permettra doffrir un meilleur cadre infras-tructurel aux services actuels sans augmenter le nombre de lits. Par lasuite, le plan hospitalier nous rvlera la dcision du gouvernementquant la possible fermeture du site dEsch-sur-Alzette. Si une tellefermeture devrait un jour avoir lieu, nous devrions alors raliser desprojets architecturaux de moindre envergure qui reprendront les surfacesde la Clinique Ste Marie sur lun de nos sites de Luxembourg Ville.En matire dorientation et de pilotage stratgique, quellesperformances esprez-vous pour les Hpitaux Robert Schuman ?P.W : Nous avons mis en place une documentation hospitalireadapte. Nous avons dploy un dossier informatique couvrant lint-gralit des services mdicaux, soignants et administratifs. Cet outiltraduit notre volont de progresser dans le pilotage sur les indicateursde sjour, administratifs et surtout mdicaux, bien que nous devionsencore progresser sur ces derniers. Ds lors, notre pilotage stratgiquedevrait, dans les 5 prochaines annes, nous permettre de dfinir laqualit, la notorit de notre prise en charge. De ces rsultats, nouspourrons alors envisager nos axes de dveloppement privilgis etles secteurs devant tre considrs comme moins stratgiques.Nous encourageons les ples dfinir clairement les axes de dvelop-pement choisis pour leurs activits et les innovations envisages,en leur assurant le soutien du groupe hospitalier. Il nest daucune utilitde dfinir limportance thorique dune activit si les mdecins dece secteur ne souhaitent pas la dvelopper et se contentent dunemdecine de proximit. Dans ce contexte, nous comptons donc surle dynamisme des mdecins libraux hospitaliers. Au-del des dbatsactuels autour du statut du praticien hospitalier et du mode de tarifi-cation de lactivit hospitalire, lhpital doit privilgier un changeconstructif avec ses collaborateurs tout en saisissant les opportunitsde dveloppement qui soffrent lui. Les tablissements fusionns rayonnent dune entit trsforte. Dans ce contexte, comment parvenez-vous crerlidentit de votre groupe hospitalier ? P.W : Les identits de nos tablissements sont certes diffrenteset puissantes mais leur regroupement est facilit par des missionsprcises assignes chacun deux (maternit, griatrie, psychiatrie,etc.). Les cultures de lhpital Kirchberg et de la ZithaKlinik diffrentpar leur histoire et leur taille. Pour surmonter dventuelles difficults,la direction a favoris la mise en commun au cours de workshops,qui ont permis de prciser la vision commune partage par les tablis-sements qui composent le groupe. Nous avons privilgi le partagede nos comptences transversales afin que nos quipes (notammentautour de la qualit) soient au service du groupe et non plus duntablissement en particulier. Le dveloppement de notre logique deples a galement pour but dencourager le partage des culturesinstitutionnelles afin de dfinir la meilleure prise en charge possibleau sein de la structure la plus adapte.

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