2014 rapport annuel

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  • 2014 Rapport annuel

  • Structures de gouvernance

    Rapport du conseil dadministration

    Rapport du commissaire aux comptes

    Compte de rsultats

    Bilan

    Annexe aux comptes 2014

    Procs-verbal

    SOMMAIRE

    5 /

    6 /

    13 /

    14 /

    16 /

    19 /

    43 /

  • 5

    StRuCtuRES

    dE gOuvERnAnCE compter du 25 juin 2015

    Prsident :

    Vice-Prsident : Administrateur :

    Gilles Dupin

    Anne-Ccile Martinot

    Monceau Assurances mutuelles associes reprsente par Paul Tassel

    COnSEIL dAdMInIStRAtIOn

    dIRECtIOn gnRALE

    Directeur gnral :

    Directeurs gnraux dlgus :

    Sylvain Rivet

    Marc Billaud

    Dominique Davier

    Jean-Marc Poisson

    Catherine Porot

  • 6

    Mesdames, Messieurs,

    Nous vous avons runis en assemble gnrale, conformment aux statuts, pour vous rendre compte des oprations ralises par la socit au cours de lexercice coul, vous prsenter les comptes de rsultats, le bilan arrt au 31 dcembre 2014 et soumettre votre approbation les diffrentes rsolutions inscrites lordre du jour.

    Lconomie mondiale a poursuivi son expansion au cours de lexercice. Selon le Fonds montaire international, la croissance mondiale devrait stablir une nouvelle fois 3,3 % en 2014, comme en 2013. Cependant, cette apparente stabilit masque des volutions divergentes entre les conomies et les zones gographiques. Si la reprise de lactivit se confirme aux tats-Unis et dans certains pays avancs, la croissance reste trs faible au Japon et en Zone euro, du fait de latonie de la demande interne et des exportations, alors que les pays mergents enregistrent un tassement de lactivit, li la chute du prix des matires premires et la hausse du dollar.

    Les difficults de la Zone euro rsultent en grande partie de lorientation prise par la construction europenne depuis lavnement de la monnaie unique. En effet, la mise en place de leuro ne sest pas accompagne dune coordination des politiques conomiques ou de la mise en place de mcanismes institutionnels de transfert suffisants et les seules rponses la crise ont t des politiques de contraction budgtaire et de renforcement des fonds propres des acteurs financiers, qui ont aggrav les problmes de bilans lgus par la crise, plutt que de les attnuer. Une fois de plus, tous les regards se sont tourns en fin dexercice vers la Banque Centrale Europenne, dont le Prsident, M. Draghi soulignait la capacit de mettre en uvre des politiques de rachats dactifs de grande ampleur dont limpact conomique demeure incertain. Lconomie de la Zone euro est donc loin dtre tire daffaire.

    Trompant les prvisions de la plupart des analystes, les rendements des titres mis par les tats de la Zone euro ont nouveau baiss en 2014 et ont atteint des niveaux inconnus en Europe occidentale lpoque moderne. Le taux des obligations du trsor franais dix ans est ainsi pass de 2,56 % 0,83 %, celui des obligations allemandes de 1,93 % 0,54 %. Ce mouvement gnralis de baisse des rendements sest accompagn de la poursuite du mouvement de resserrement des primes de crdit souverain en Espagne et en Italie

    Plusieurs facteurs expliquent cette chute gnralise des taux dEtat en Zone euro. Dans toute lEurope continentale, linflation a recul, les anticipations de croissance ont t revues la baisse. Sur fond dincertitude concernant lvolution des marchs financiers, lAllemagne a confort son statut de valeur refuge pour les investisseurs. Lapaisement des tensions en Zone euro na pas vraiment chang la donne, dans la mesure o le rglement des crises a continu de soprer lchelon national.

    Paralllement, la recherche de rendement a soutenu les marchs de la dette prive, obligations classiques comme convertibles. Les diffrents segments du financement structur et des prts effet de levier ont galement profit largement de cette volution, les volumes dmission de ces instruments dpassant tous les records.

    RAPPORt du COnSEIL dAdMInIStRAtIOn

    LASSEMBLE gnRALE du 25 juIn 2015

    Lexpansion mondiale se pousuit avec de fortes disparits suivant les conomies

    Le rendement des obligations dEtat atteint son niveau le plus bas historique

    La monnaie unique

  • 7

    Au cours de lanne 2014, les marchs dactions ont suivi des parcours contrasts. Aux tats-unis, lamlioration de la conjoncture, lapprciation du dollar ont soutenu les cours des actions amricaines, qui se sont inscrits en hausse pour une nouvelle anne conscutive. Lindice Standard & Poors 500, qui reprsente lvolution du cours des 500 plus grandes socits cotes aux tats-Unis, a ainsi progress de 13,69 % (dividendes rinvestis), alors mme que la Rserve fdrale amricaine mettait fin son programme dassouplissement quantitatif.

    En Europe, lvolution des bourses sest avre plus dcevante. Lindice CAC 40, qui est calcul hors dividendes rinvestis, sest lgrement repli (tout en enregistrant un fort rattrapage au cours des deux derniers mois de lanne), tandis que les principales bourses europennes terminaient lanne un niveau proche des cours de dbut dexercice. Les petites et moyennes valeurs europennes, qui avaient enregistr de fortes hausses au cours de la priode rcente, ont t particulirement frappes par la dgradation de la conjoncture. La faiblesse de la croissance europenne, les difficults propres au gouvernement de la Zone euro, le regain des tensions internationales en Ukraine notamment, ont pes sur les cours. Les oprateurs ont t particulirement surpris par lvolution de la conjoncture en Allemagne o lindice Ifo du climat des affaires sest fortement repli au mois doctobre. Dans ces conditions, lcart qui sest cr lors du dclenchement de la crise de la Zone euro entre les marchs dactions europens et la bourse amricaine sest encore accru.

    Malgr des politiques quantitatives dampleur ingale, les banques centrales sont toujours aux prises avec les effets dsinflationnistes de la crise, cherchant pallier la contraction de lconomie par des stratgies de baisses de taux dintrt et de rachats dactifs. La Banque populaire de Chine, la Banque du Japon, la Banque dAngleterre, se sont libres de leurs chaines montaires. Mme la Banque centrale europenne sest engage dans un programme de rachat de titres. Les tendances dflationnistes qui se manifestent partout dans le monde pourraient donc se rsoudre en une nouvelle vague dinflation. Dans cette logique, les actifs rels, limmobilier, les obligations indexes sur linflation, les actions, lor, enfin, sont les meilleurs vecteurs dinvestissement et de rserve

    de valeur long terme pour les investisseurs, sous rserve quils disposent de passifs suffisamment longs et peu volatils pour supporter les risques de liquidit et de march court terme.

    Dans ce contexte, les orientations dinvestissements approuves en conclusion des diffrents rapports sur la politique de placements produits depuis lexercice 2008 ont conduit donner la priorit la recherche dune protection contre le scnario adverse de probables tensions sur les taux longs, et dinvitables pousses inflationnistes, qui, si on ny prend garde, pourrait avoir des effets dvastateurs sur la valeur des actifs en portefeuille, tandis quil ferait natre chez les socitaires des demandes de revalorisation des prestations justifies par les pertes de pouvoir dachat.

    Mettre en uvre ces principes a conduit galement revenir durablement sur la position de dfiance exprime en 2009 vis--vis de la dtention de portefeuilles dactions, fortement pnaliss par la formule standard de calcul du besoin de marge de solvabilit prvu par la directive Solvabilit II.

    Pour ces raisons, avec le souci dafficher des performances qui rpondent aux aspirations lgitimes des socitaires, objectif quun portefeuille compos uniquement dobligations souveraines franaises ou allemandes ne permettrait pas datteindre, il ne parat pas draisonnable de renforcer les portefeuilles dactions, le cas chant de faon homopathique, tant pour les fonds en euro que pour les rgimes de rentes viagres.

    Rpondant aux proccupations qui viennent dtre exprimes, le groupe a accord une priorit la recherche de biens immobiliers acqurir, pour Monceau Investissements Immobiliers, dont la part sert de support aux contrats en units de compte immobilires, mais galement pour la Socit Civile Centrale Monceau. Ainsi le patrimoine immobilier sest enrichi de trois immeubles parisiens situs proximit ou lintrieur du quartier central des affaires et a fait acquisition en tat futur dachvement dun nouvel immeuble Lille, voisin de celui acquis en 2013.

    Les marchs dactions continuent de progresser, avec de fortes divergences suivant les pays et les zones gographiques

    Les choix dinvestissements du groupe favorisent la prudence, notamment face aux risques de tension sur les taux longs, sans altrer aucunement la qualit des participations aux excdents verses aux socitaires

  • Le portefeuille dactifs de la socit est gr en totale cohrence avec la stratgie globale dallocation de Monceau Assurances, dont les caractristiques essentielles sont prsentes ici.

    Le premier poste est compos dobligations souveraines, principalement mises par des tats de la Zone euro : ce portefeuille reprsente 31 % du portefeuille gr, contre 10 % pour la poche dobligations prives. A lintrieur du portefeuille dobligations souveraines, la France pse pour 46 %, lItalie pour 54 %.

    Compte tenu de leurs caractristiques financires et de leur potentiel dindexation, les obligations indexes sur linflation sont, de faon constante depuis plusieurs annes, prfres aux obligations taux fixe : de ce fait, la poche des obligations taux fixe, souveraines ou prives, ne comporte plus que des titres de maturit infrieure 5 ans. Les obligations souveraines indexes sur linflation, dont limportance a t progressivement renforce ces dernires annes, reprsentent dornavant la totalit du