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  • PATRICIA BRIGGS

  • JEU DE PISTE

    ALPHA & OMEGA - 3

    Depuis que les loups ont rvl leur existence, cest surCharles, lexcuteur du Marrok, que repose laresponsabilit de discipliner les meutes des tats-Unis.Bien quil endosse ce rle avec stocisme, sa compagne,Anna, devine la violence qui le ronge de lintrieur.Dtourn provisoirement de sa fonction de bourreau,Charles devient un hros malgr lui pour aider le FBI traquer un dangereux tueur en srie. Un tortionnaire quiconsidre les loups-garous comme des proies de premierchoix...

    eBook Made By Athame

  • Du mme auteur aux ditions Bragelonne, en grandformat :

    Mercy Thompson : 6. La Marque du fleuve

    Chez Milady, en poche :

    Mercy Thompson :

    L'Appel de la Lune

    Les Liens du sang

    Le Baiser du fer

    La Croix d'ossements

    Le Grimoire d'Argent

    La Marque du fleuve

    Alpha & Omga :

    Alpha & Omga: L'Origine

    1. Le Cri du loup

    2. Terrain de chasse

    3. Jeu de piste

    Corbeau L'Intgrale

    Masques

    L'Epreuve du loup

    Le Voleur de dragon

    L'Empreinte du dmon

    Chez Milady Graphics :

  • Mercy Thompson : Retour aux sources

    www.milady.fr

  • Traduit de l'anglais (tats-Unis) par Eleonore Kempler

    Milady est un label des ditions Bragelonne

    Titre original : Fair Game Copyright 2012 by Hurog,Inc.

    Bragelonne 2012, pour la prsente traduction

    Illustration de couverture : Daniel Dos Santos

    Carte : Michael Enzweiler

    ISBN: 978-2-8112-0834-9

    Bragelonne - Milady 60-62, rue d'Hauteville - 75010Paris

    E-mail : info@milady.fr Site Internet: www.milady.fr

  • A tous ceux qui vivent dans l'ombre et affrontent lesmonstres pour nous protger.

  • REMERCIEMENTS

    Aucune histoire ne s'crit en solo. J'aimerais remercierles suspects habituels, ainsi que l'agent spcial RandyJarvis, l'agent de liaison Katherine Gulotta et l'agentspcial Greg Comcowich du FBI de Boston pour le tempset les efforts qu'ils ont consacrs me faire comprendrecorrectement les choses. Merci galement aux aimablespersonnes de la visite Spectres et Spultures deBoston. Vous dchirez. Mme si je dois avouer que sij'entends un jour les mots Molassacre de Boston , ilsera encore trop tt. Brenda Wahler m'a envoy desinformations vitales pile au bon moment. Merci.

    Comme toujours, si vous apprciez ce livre, c'est leurfaute toutes les erreurs sont de moi.

  • PROLOGUE

    UN CONTE DE FES

    Il tait une fois une petite fille appele Leslie. L'annede ses huit ans, il se passa deux choses : sa mre lesabandonna, son pre et elle, pour s'installer en Californieavec un agent de change ; et, au beau milieu d'un procspour meurtre retentissant, les faes des contes et deschansons rvlrent leur existence. Leslie n'entendit plusjamais parler de sa mre mais, pour les fes, ce fut uneautre histoire.

    Quand elle eut neuf ans, son pre trouva un travaildans une ville trange, leur faisant quitter la maison oelle avait grandi pour un appartement Boston, o ilstaient les seules personnes noires dans un quartieruniquement habit par des blancs. Leur appartementcomprenait l'tage suprieur d'une maison troite quiappartenait leur voisine du dessous, Mme Cullinan. MmeCullinan gardait un il sur Leslie quand son pre tait autravail et, par son approbation silencieuse, facilita l'entrede Leslie dans le groupe des gamins du voisinage quipassaient prendre des cookies et de la limonade. Entre lesmains de Mme Cullinan, Leslie apprit le crochet, le tricot,la couture et la cuisine, tandis que son pre maintenait lamaison et la pelouse de la vieille dame en parfait tat.

    Mme devenue adulte, Leslie ne savait toujours pasavec certitude si son pre payait la vieille femme ou sicelle-ci avait simplement pris l'initiative sans le consulter.C'tait le genre de chose que Mme Cullinan aurait fait.

  • Quand Leslie tait en CE2, l'un des garons du jardind'enfants disparut. Puis, en CM1, ce fut l'une de sescamarades de classe, une fille du nom de Mandy. Pendantcette mme priode, beaucoup d'animaux domestiquesfurent ports disparus - essentiellement des chatons et deschiots. Rien qui aurait attir son attention, mais c'taitcompter sans Mme Cullinan. Au cours de leurspromenades quotidiennes - Mme Cullinan les appelait des flneries curieuses , pour voir ce que fabriquaient lesvoisins , la vieille dame commena s'arrter devant lesavis de disparition d'animaux scotchs aux vitrines desmagasins et sortir un petit carnet pour y noter toutes lesinformations.

    Est-ce que nous cherchons des animaux perdus ?finit par demander Leslie.

    Elle apprenait essentiellement en observant plutt qu'enposant des questions car, d'aprs son exprience, les gensmentaient mieux avec leurs lvres qu'avec leurs actes.Mais elle n'avait pas trouv de bonne explication pourcette liste d'animaux disparus et fut au bout du compteforce d'avoir recours aux mots.

    Il vaut toujours mieux ouvrir l'il.

    Ce n'tait pas tout fait une rponse, mais MmeCullinan paraissait trouble, aussi Leslie ne reposa-t-ellepas la question.

    Quand le chiot que Leslie venait de recevoir pour sonanniversaire - un btard aux yeux bruns et aux grandespattes - avait disparu, Mme Cullinan avait serr les lvreset dclar :

    Il est temps de mettre un terme ceci.

    Leslie tait presque certaine que la vieille dame ignoraitque quelqu'un l'coutait.

  • Leslie, son pre et Mme Cullinan taient en train dedner quelques jours aprs la disparition du chiot quandune limousine luxueuse s'arrta devant la maison de MlleNellie Michaelson. Des profondeurs sombres du vhiculerutilant mergrent deux hommes en costume et unefemme vtue d'une robe blanche motifs floraux, quiparaissait trop estivale et diaphane pour aller avec lestenues de son escorte. Ils taient habills pour unenterrement, et elle pour un pique-nique dans le parcvoisin.

    Espionnant sans vergogne, le pre de Leslie et MmeCullinan quittrent la table pour regarder par la fentre lestrois personnes entrer dans la maison de Mlle Nellie sansfrapper.

    Qu'est-ce qu'ils... ?

    L'expression sur le visage du pre de Leslie passa decurieuse - personne ne rendait jamais visite Mlle Nellie - sombre en un clin d'il, et il s'empara de son arme deservice et de sa plaque. Mme Cullinan le rattrapa sur leporche devant la maison.

    Non, Wes, s'exclama-telle d'une voix trange etardente. Non. Ce sont des faes et ils sont venus rgler desaffaires faes. Laissez-les faire ce qu'il faut.

    Leslie, regardant derrire les adultes, aperut enfin cequi avait mis tout le monde en moi. Les deux hommesemportaient Nellie hors de sa maison. Nellie se dbattait,la bouche grande ouverte comme si elle criait, mais aucunson ne sortait.

    Leslie avait toujours trouv que Nellie ressemblait unmannequin ou une star de cinma, avec ses yeux bleuset tristes et sa moue boudeuse. Mais elle ne semblait pasaussi jolie ce moment-l. Elle n'avait pas l'air effrayemais enrage. Son beau visage tait dform, enlaidi et,

  • en mme temps, effrayant en couper le souffle, si bienqu'il hanterait les rves de Leslie, mme une fois adulte.

    La femme, celle avec la robe diaphane de fe, quiaccompagnait les deux hommes, sortit de la maisonpresque au moment mme o ils achevaient de forcerNellie s'asseoir sur la banquette arrire de la voiture. Elleverrouilla la porte de la maison derrire elle, et quand elleeut fini, leva les yeux et aperut les trois spectateurs.Aprs un temps d'arrt, elle traversa la rue et remonta letrottoir jusqu' eux. La femme ne semblait pas marcherrapidement, mais, elle ouvrit la porte du jardin presqueavant que Leslie comprenne qu'elle se dirigeait vers eux.

    Et quoi croyez-vous avoir affaire ? demanda-t-elleavec douceur, d'une voix qui poussa le pre de Leslie dfaire la scurit qui retenait son arme dans le holster.

    Mme Cullinan avana d'un pas, le menton lev commece jour o elle avait tenu tte deux jeunes voyous quiavaient dcid qu'une vieille dame tait une proie lgitime.

    la justice, rpondit-elle de la mme voixlgrement menaante qui avait envoy les garonschasser une proie plus facile. Et ne soyez pas arroganteavec moi. Je sais ce que vous tes et je n'ai pas peur devous.

    L'trange femme baissa la tte d'une manire agressiveet contracta les paules. Leslie recula derrire son pre.Mais la rponse de Mme Cullinan avait attir l'attention deshommes dans la limousine.

    Eve, dit doucement l'un des hommes, la main posesur la portire de la voiture.

    Sa voix tait mlodieuse et riche, aussi lourdementteinte d'accent irlandais que celle de Mme Cullinan, etporta l'autre bout de la rue comme si aucun des bruits

  • de la ville ne ltouffait.

    Viens la voiture et tiens compagnie Gordie, veux-tu ?

    Mme Leslie savait qu'il ne s'agissait pas d'une requte.

    La femme se raidit et trcit les yeux, mais elle seretourna et s'loigna d'eux. Quand elle eut pris place dansla voiture, l'homme s'approcha.

    Vous devez tre Mme Cullinan, dit-il ds qu'il fut deleur ct de la rue et assez prs pour tenir uneconversation tranquille.

    Il avait un de ces visages plutt agrables qu'on neremarquait pas dans la foule, l'exception de ses yeux.Peu importe ses efforts, Leslie ne se souviendrait jamaisde leur couleur, uniquement du fait qu'ils taient bizarres,tranges et beaux.

    Vous savez qui je suis, dit Mme Cullinan d'une voixtendue.

    Nous vous sommes reconnaissants de nous avoirappels ce sujet et j'aimerais vous laisser unercompense. (Il lui tendit une carte de visite.) Une faveurquand vous en aurez le plus besoin.

    Si les enfants peuvent jouer en toute scurit dansleurs jardins, ce sera une rcompense suffisante.

    Elle s'essuya les mains sur ses hanches et ne fit pas lemoindre geste pour prendre la carte. Il sourit sans baisserla main.

    Je ne p