Thrombophlébite cérébrale révélant un syndrome néphrotique : à propos d’un cas et revue de la littérature

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<ul><li><p>Abstracts / La Revue de mdecine interne 35S (2014) A86A200 A169</p><p>CA168Une douleur abdominale aigusecondaire une thrombose de laveine msentrique suprieurervlant des thrombophiliesconstitutionnelles propos de troiscasN. Cherqui , H. Khibri , R. Berrady , S. Rabhi ,W. BonoMdecine interne, CHU Hassan-II, Fs, Maroc</p><p>Introduction. La thrombose veineusemsentrique est une patho-logie rare mais potentiellement grave en raison du pronosticischmique intestinal dont la mortalit est leve.Patients et mthodes. Nous rapportons trois cas de thromboses dela veine msentrique suprieure rvles par une douleur abdo-minale aigu et dont le bilan tiologique est revenu en faveur desthrombophilies constitutionelles.Observation.Cas no 1. Patiente ge de 28ans, sans antcdents pathologiquesnotables, qui a prsent une douleur abdominale aigu rebelleaux antalgiques et aux antispasmodiques, sans notion de fivreni troubles de transit. Lexamen clinique a montr une sensibilitabdominale sans syndrome tumoral. Lchographie abdominopel-vienne a t normale. Langioscanner abdominal a rvl unethrombose de la veine msentrique suprieure. Le bilan tiolo-gique de la thrombose a rvl un dficit en protine C. La patientea t mise sous-anticoagulation vie avec bonne amlioration.Cas no 2. Patient g de 39ans, sans antcdents pathologiquesparticuliers, qui a prsent un tableau de gastro-entrite aigufaite de douleurs abdominales aigus, des vomissements et desdiarrhes liquidiennes, le patient a t mis sous traitementsymptomatique puis sous-antibiotique sans aucune amliora-tion. Lchographie abdominale a t normale. Langioscanner arvl une thrombose de la veine msentrique suprieure. Lebilan tiologique de la thrombose a rvl un dficit en protineS. Le patient a t mis sous-anticoagulation vie avec bonneamlioration.Cas no 3. Patient g de 30ans, sans antcdents pathologiquesnotables, qui a prsent une douleur abdominal aigu associe des vomissements. Le diagnostic dune thrombose de la veinemsentrique suprieure a t fait par un angioscanner abdomi-nal. Le bilan tiologique de la thrombose a rvl une rsistance la protine C active par mutation du facteur V de Leiden. Lepatient a t mis sous-anticoagulation vie avec bonne amlio-ration.Conclusion. En raison de leur raret et de leurs manifestationscliniques insidieuses, les thromboses veineuses msentriquessuprieures sont de diagnostic difficile. La rapidit avec laquellece dernier est fait conditionne lvolution vers linfarctus msent-rique et ainsi le pronostic.</p><p>http://dx.doi.org/10.1016/j.revmed.2014.03.282</p><p>CA169Thrombophlbite crbrale rvlantun syndrome nphrotique : proposdun cas et revue de la littratureJ. Smaali a, C. Malamineb, H. Ezzouineb,A. Benslamab, D. Ghafiraa Mdecine interne, hpital militaire dinstruction Mohamed V, Rabat,Marocb Ranimation mdicale, CHU Ibn Rochd, Casablanca, Maroc</p><p>Introduction. La thrombose veineuse crbrale (TVC) est unepathologie rare mais de diagnostic de plus en plus frquentdepuis lavnement de langio-IRM. Les manifestations cliniquessont domines par les cphales et le syndrome dHTIC. Le panel</p><p>tiologique est large et correspond aux tats pr-thrombotiquesqui peuvent tre primaires lis une anomalie hrditaire de lacoagulation ou acquis secondaire la grossesse, une affectionhmatologique ou systmique, ou encore la prise de certainsmdicaments. Dans 25%des cas aucune tiologie nest retrouve.Patients et mthodes. Nous rapportons un cas de TVC rvlant unsyndrome nphrotique, et nous en discutons les liens de causalit.Observation. M. Z., g de 43ans ayant comme ATCD un diabtefamilial (parents et fratrie) a t admis en ranimation pour uneperte de connaissance. Lexamen dadmission trouvait un patientobnubil (GCS=12/15), apyrtique, stable sur le plan hmodyna-mique et respiratoire ; on notait une hmiplgie gauche et desOMI sans autres signes associs. La TDM crbrale ne rvlait pasdanomalie ; laponction lombaire, onnotait un liquide clair,moinsde 3lments blancs, examen direct ; protinorrachie : 0,62, glu-corrachie : normale. Un complment par angio-IRM crbrale at ralis devant lapparition de mouvements choriques rv-lant une thrombophlbite du sinus sigmode et transverse et dela veine jugulaire gauches avec aspect hypoplasique du sinus lat-ral gauche et lsions ischmiques au niveau lenticulaire droit etoccipital gauche. Le patient a t intub/ventil, sdat et missous-anticoagulants et ATB (C3G, lvofloxacine). Au bilan stan-dard, on notait un syndrome inflammatoire avec CRP 190mg/L,VS&gt;140, fibrinogne 12g/L, une anmiemicrocytaire, une hyper-leucocytose PNN et une lymphopnie 420lments/mm3, uneinsuffisance rnale (ure =1,35g/L, crat =38mg/L), unehypoproti-dmie 42g/L avec hypoalbuminmie 14g/L et une protinurie 5g/24h, un ECBU strile et une hmaturie 1600000/mm3 faisantretenir le diagnostic de syndrome nphrotique impur. Devant cetableau de thrombophlbite crbrale avec foyers ischmiques,plusieurs diagnostics ont t limins, savoir : la maladie deBehcet, une thrombophilie constitutionnelle ou acquise (prisesmdicamenteuses, hmopathie, noplasie solide, SAPL). Le lupusrythmateux systmique tait trs probable devant la lympho-pnie, AAN positifs 1/80 (mais anti-ADN et anti-sm), latteinternale (syndromenphrotique) ; la biopsie rnale tait prvuemaisle patient est dcd avant sa ralisation dun SDRA.Discussion. Le syndrome nphrotique est considr comme unemaladie haut risque thromboembolique car il engendre un tatde thrombophilie acquise secondaire un dsquilibre entre lesfacteurs pro-coagulants et les inhibiteurs de la coagulation. Cesanomalies de lhmostase sont lies une fuite urinaire des facteursinhibiteurs de la coagulation et principalement de lATIII et unelvation de la synthse protique par le foie, qui reste cependantinsuffisante pour compenser les pertes urinaires des facteurs inhi-biteurs de la coagulation et contribue, au contraire une lvationdes concentrations en protines procoagulantes dont le fibrino-gne et le facteur VIII. Les sites prdilectifs de thrombose sont lesveines profondes des MI et les veines rnales, la thrombose vei-neuse crbrale reste une localisation exceptionnelle et grave lorsdu syndrome nphrotique. Un nombre restreint dobservations at rapport dans la littrature concernant surtout des enfants. Letraitement repose sur lanticoagulation par hparine initialementpuis relai par les anti-vitamine K. Un traitement prventif est ga-lement propos dans les syndromes nphrotiques majeurs ou avecfacteurs de risque tels que lhypoalbuminmie6g/L, ATIII &lt; 70%, D-dimres &gt;1000ng/ml.Conclusion. Lincidence des thrombophlbites crbrales au coursdu syndrome nphrotique reste exceptionnelle surtout chezladulte. Le cas que nous rapportons illustre cette association rare etconstitue une observation particulire dautant plus que lemodededbut tait aigu et que le syndrome nphrotique a t diagnostiquaprs la thrombose.Pour en savoir plusMasson C, et al. Presse Med 1999;28:154752.Hoyer PF, et al. Acta Pediatrscand 1986;75:80410.Jehanne M, et al. Sang Thromb Vaiss 2006;18(9):47888.</p><p>http://dx.doi.org/10.1016/j.revmed.2014.03.283</p><p>http://crossmark.crossref.org/dialog/?doi=10.1016/j.revmed.2014.03.282&amp;domain=pdfdx.doi.org/10.1016/j.revmed.2014.03.282http://crossmark.crossref.org/dialog/?doi=10.1016/j.revmed.2014.03.283&amp;domain=pdfdx.doi.org/10.1016/j.revmed.2014.03.283</p></li></ul>

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