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  • - 1 -

    Cavalaire

    vivre ensemble

    Janvier 2015

    Commune de Cavalaire

    LE MAG

  • - 2 -

    EDITO du maire

    Notre MoNde est eN pleiNe MutatioN, Notre socit aussi !

    Mutations climatiques de toutes sortes, pour preuve, le spectacle dsolant des inondations des mois de janvier et dcembre 2014 dans notre dpartement, avec pour triste constat dans nos communes, de tragiques dgts et de trop nombreuses victimes.

    Mutations socitales aussi, dbouchant trop souvent sur un choc de gnrations, prmices dun dsarroi qui souvent sinstalle de manire insidieuse !

    Enfin, mutations conomiques, dun systme de gestion obsolte.

    Sur le plan conomique, Cavalaire avance grce aux efforts de tous. Pour exemple, ce jour, nous avons rgl dfinitivement la dette de Pardigon de plus de 3 Millions deuros.a cette bonne nouvelle, il faut malheureusement opposer les 11 milliards de baisses de dotations aux collectivits prvues par letat sur les trois annes venir, alors que les charges obligatoires ne cessent daugmenter, mettant en pril nos communes.

    Pas facile de grer sa commune quand on est trangl financirement ! Comment rpondre aux appels lgitimes ?Comment poursuivre notre politique des quartiers, crer des programmes logements ?

    soccuper de la petite enfance, de nos anciens, du tourisme et bien dautres choses encore, qui font notre quotidien ?Cest aussi la rforme des rythmes scolaires, quil nous a fallu mener...en une seule phrase, comment poursuivre les politiques essentielles, les services la population que vous tes en droit dattendre, alors que les moyens nous en sont soustraits ?Comment ne pas mettre en panne les investissements, ne pas fragiliser nos entreprises et nos emplois ? Je vous le dis, cest une opration presque impossible rsoudre qui nous est impose par lEtat ! Cest insupportable, intolrable, et cela aura pour consquence une baisse de linvestissement.

    Confronts ces quations financires insolubles, les maires doivent dornavant inventer de nouveaux modes de gestion !la plupart des dpenses, celles touchant aux personnels par exemple, simposent nous selon des mesures de revalorisations imposes ou en fonction de lvolution de carrires des agents. elles sont donc incompressibles !

    il est de bon got, je dirais mme, la mode de parler dconomies de fonctionnement. il sagit donc de faire la chasse au gaspi, doptimiser, de grignoter, de compresser nos budgets. Pas facile, l encore !

    les maires vont devoir engager une dmarche volontaire afin damliorer les services de proximit, tout en matrisant au mieux leurs dpenses grce ce vecteur puissant de la mutualisation, notamment

    par laction de notre Communaut de communes du Golfe de saint-Tropez, mais l encore, elle nest pas tout fait prte.

    Sur le plan climatique, la nature... est beaucoup plus forte que nous ! nous le voyons bien, que les petites rparations ne tiennent plus face la rcurrence des dferlantes. il faudra dornavant, faire plus et mieux pour se protger, cela veut dire aussi avec plus de moyens. Pour exemple, notre sentier qui longe nos plages et qui na pas tenu le choc. nous estimons ce jour (suivant les premiers devis), 446 000 euros la rfection de celui-ci. Il va nous falloir nous prparer srieusement, humainement et financirement, aux prochains rendez-vous climatiques.

    Sur le plan socital, nous devons privilgier le lien intergnrationnel ! et pas seulement en situation de crise, mais au quotidien. nous nous devons et nous voulons nous occuper de chacun dentre vous, la cration des comits consultatifs de quartiers en est le levier, lentraide entre voisins en est lessence ! aidons-nous, aidons-nous entre gnrations.

    PROXIMITE, SOLIDARITE, CITOYENNETE, voil ma proposition.

    Ensemble Cavalaire, en partageant, nous ferons face et nous ferons mieux. Nous serons plus forts et nous russirons.

  • - 3 -

    dans un rcent sondage ralis par l'iFoP 1, la question " quelle collectivit locale vous sentez-vous le plus attach ", les Franais ont rpondu prs de 50% : " la commune ".

    Cette rponse a du sens, encore plus en temps de crise. Qui mieux que la commune et qu'un maire peut rpondre de faon adapte aux problmes d'un territoire ? sans la commune, sans le maire, quelle proximit chacun dentre nous pourrait-il attendre dun service public ?

    de lurbanisation de son territoire la gestion de services chers aux familles et aux parents tels que la crche, la cantine ou les accueils de loisirs, de la mdiathque au gymnase ou de la police municipale lespace proximit, de la rparation des voies communales lentretien de lclairage public, la commune accompagne votre quotidien par ses actions polyvalentes. Lentreprise communale est notre trsor partag. au mme titre que nos paysages, notre nature, nos plages et nos collines, ce trsor, nous finissons par ne plus le voir, parce que pens comme permanent, acquis, quotidien.

    Pourtant, ce trsor est menac. si nous ne faisons rien, il risque simplement de disparatre.

    Contrairement ce que certains pensent, ce nest pas lintercommunalit qui est en cause. Celle-ci, conue comme un outil au service des communes et de leurs maires, na pour vocation que dexercer pour leur compte certaines comptences dune faon plus efficiente (la meilleure qualit au moindre cot). il ny a pas de raison que loutil menace la main qui le tient. il revient au contraire la main de se sparer de loutil si celui-ci savre inefficace. mais nous

    pouvons compter sur le professionnalisme de nos agents intercommunaux pour que notre Communaut de communes dmente lide reue selon laquelle lintercommunalit a cote cher .

    en revanche, par une dcision abrupte, letat soumet les communes, ainsi que les autres collectivits territoriales, un risque dtranglement financier.ainsi, la dotation globale de fonctionnement, principale source de revenus des collectivits locales aprs limpt, a t ampute de 11 milliards deuros entre 2015 et 2017, aprs lavoir t de 1,5 milliard deuros en 2014.

    dans un rapport publi en novembre dernier, le snat s'est saisi de l'impact sur les collecti-vits territoriales de cette baisse drastique et historique des dotations de l'etat.

    ses conclusions sont plus qu'alarmantes : - sans cette baisse des dotations (cest--dire sans la perte des 11 milliards deuros), entre le tiers et la moiti des communes de plus de 10 000 habitants auraient t en difficults financires en 2017.- de ce fait, sans ajustement, la baisse de 11 milliards ferait de limpasse financire la situation de droit commun des collectivits franaises.

    Pour rappel (voir le maG de septembre), avant le vote du budget 2014, Cavalaire-sur-Mer tait proche de l'agonie budgtaire et financire. affirmer le contraire relve au mieux de l'incomptence et au pire du mensonge.

    Tous les ratios taient au rouge : les capacits dautofinancement brute et nette taient ngatives (respectivement

    93 921 et 1 150 289 ), la dette dpassait les 18 millions deuros,

    avec une capacit de dsendettement de 191 annes...

    La Ville a t inscrite dans le rseau dalerte, du fait de ces ratios financiers dgrads (pour rappel, voir courrier de monsieur le Prfet en p.6 du maG prcit).

    sajoutait ces problmes dj proccupants la dette de Pardigon, slevant 3 039 897 euros, rgler imprativement en 2014.or, le seul ratio financier qui demeurait au vert, comme letat nous la confirm dans son analyse financire ralise pour notre commune, tait celui dit de mobilisation du potentiel fiscal .

    La seule solution cette situation catastrophique tait donc le recours limpt.Cest ce qua fait la nouvelle majorit municipale, en augmentant les taux de chaque taxe de 3,5 points, soit en pourcentage une augmentation de 24% pour la taxe dhabitation, de 18% pour les taxes foncires et de 14% pour la CFe.

    Cette dcision courageuse, parce que bien videmment impopulaire, a t longuement explique dans le dernier maG. Elle tait la seule que pouvaient prendre un maire et une majorit municipale comptents, responsables et surtout loin de toute dmagogie.

    si ces qualits avaient t en vigueur prcdemment, des mesures auraient pu tre prises, et ce ds 2009, quand les premiers signes de dgradation financire sont apparus. au lieu de quoi non seulement les taux dimposition ont t maintenus stables, mais encore des investissements non structurants (cest--dire nintervenant pas dans le dveloppement du territoire) ont alourdi dangereusement notre

    dette communale. Cet aveuglement volontaire, cette politique de lautruche ont t trs prjudiciables notre ville. Plus encore que la dette, ils sont la cause de laugmentation dimpt qui a t dcide en avril.

    dj ncessaire et indispensable, cette dcision est aujourdhui encore plus justifie. en effet, dans son rapport, le snat prcise que pour les collectivits les plus dgrades celles qui prsentaient des ratios inquitants en 2014 3 il existe un risque rel dimpasse budgtaire en 2015 et 2016 [] .

    Cette impasse, nous l'avons ainsi vite de justesse. mais le travail doit continuer.

    nous devons, ensemble, agir pour la prservation de notre trsor commun, notre territoire, notre commune et le service public local quelle accomplit pour chacun dentre vous.en effet, le diagnostic, dj fait et lorigine de la dcision daugmentation, est aujourdhui confirm : si nous noeuvrons pas dans les annes qui viennent inverser la tendance par des actions concrtes, intelligentes et efficaces, les consquences seront irrversibles.

    1 sondage iFoP pour acteurs Publics, novembre 2014, les Franais, les communes et lintercommunalit 2 dans le mme sondage de liFoP, la question : Pour renforcer lefficacit et favoriser la rduction des cots au ni