Syndrome de Larva migrans

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<ul><li><p> UMVF - Universit Mdicale Virtuelle Francophone</p><p>Syndrome de Larva migransAssociation Franaise des Enseignants de Parasitologie et Mycologie </p><p>(ANOFEL) </p><p>2014</p><p>1 </p></li><li><p> UMVF - Universit Mdicale Virtuelle Francophone</p><p>Table des matires</p><p>1. Dfinition....................................................................................................................................................... 3</p><p>2. Syndrome de larva migrans viscral ............................................................................................................3</p><p>2.1. La toxocarose....................................................................................................................................... 3</p><p>2.1.1. Dfinition....................................................................................................................................... 3</p><p>2.1.2. Agents pathognes et cycle..........................................................................................................4</p><p>2.1.3. Clinique......................................................................................................................................... 5</p><p>2.1.4. Diagnostic biologique.................................................................................................................... 5</p><p>2.1.5. Traitement..................................................................................................................................... 6</p><p>2.1.6. Prophylaxie................................................................................................................................... 6</p><p>2.2. L'anisakiose.......................................................................................................................................... 6</p><p>2.2.1. Dfinition....................................................................................................................................... 6</p><p>2.2.2. Epidmiologie............................................................................................................................... 7</p><p>2.2.3. Clinique......................................................................................................................................... 7</p><p>2.2.4. Diagnostic biologique.................................................................................................................... 7</p><p>2.2.5. Traitement .................................................................................................................................... 8</p><p>2.2.6. Prophylaxie................................................................................................................................... 8</p><p>3. Le syndrome de larva migrans cutane........................................................................................................8</p><p>3.1. Dfinition............................................................................................................................................... 8</p><p>3.2. Agents pathognes et cycle.................................................................................................................. 8</p><p>3.3. Clinique................................................................................................................................................. 8</p><p>3.4. Diagnostic biologique............................................................................................................................ 8</p><p>3.5. Traitement............................................................................................................................................. 9</p><p>2 </p></li><li><p> UMVF - Universit Mdicale Virtuelle Francophone</p><p>Objectifs ENC</p><p> Item 113. Prurit : </p><p> Argumenter les principales hypothses diagnostiques et justifier les examens complmentaires pertinents.</p><p> Argumenter l'attitude thrapeutique et planifier le suivi du patient.</p><p> Item 169. Zoonoses : </p><p> Diagnostiquer et connatre les principes du traitement des principales zoonoses : brucellose, fivre Q, leishmaniose, toxoplasmose, maladie de Lyme, maladie des griffes du chat, pasteurellose, rickettsioses, tularmie, chinococcoses (hydatidose)</p><p> Connatre et expliquer les mesures prventives contre la rage.</p><p> Item 170. Pathologie infectieuse chez les migrants adultes et enfants : </p><p> Diagnostiquer les pathologies infectieuses les plus frquentes rencontres chez les migrants. Connatre les conseils dhygine et de prvention adapts aux conditions de vie des migrants.</p><p> Item 171. Voyage en pays tropical de l'adulte et de l'enfant: conseils avant le dpart, pathologies du retour: fivre, diarrhes, manifestations cutanes :</p><p> Connatre les conseils dhygine et de prvention adapte, y compris la vaccination anti-amarile. Connatre les principales causes de fivre, diarrhe, de manifestations cutanes et de </p><p>manifestations cutanes au retour dun pays tropical. Connatre les symptmes dune dengue, dune infection chikungunya.</p><p> Item 173. Prescription et surveillance des anti-infectieux chez l'adulte et l'enfant :</p><p> Prescrire et surveiller un traitement anti-infectieux.</p><p> Item 175. Risques sanitaires lies l'eau et l'alimentation. Toxi-infections alimentaires : </p><p> Prciser les principaux risques lis la consommation deau ou d'aliments (crudits, viandes et poissons ingrs crus ou insuffisamment cuits).</p><p> Item 214. Eosinophilie :</p><p> Argumenter les principales hypothses diagnostiques devant une hyperosinophilie et demander les premiers examens complmentaires les plus pertinents.</p><p>1. Dfinition</p><p>Les syndromes de larva migrans correspondent lensemble des symptmes provoqus par les migrations et la survie dans lorganisme de larves de nmatodes en impasse parasitaire. On oppose le syndrome de larva migrans viscral au syndrome de larva migrans cutan.</p><p>2. Syndrome de larva migrans viscral </p><p>2.1. La toxocarose</p><p>2.1.1. Dfinition</p><p>La toxocarose est une affection humaine cosmopolite lie la prsence tissulaire de larves dascarids en impasse parasitaire, voluant naturellement chez le chien ou chez le chat. Dautres nmatodes danimaux sauvages peuvent dterminer des syndromes analogues (anisakiose par exemple).</p><p>3 </p></li><li><p> UMVF - Universit Mdicale Virtuelle Francophone</p><p>2.1.2. Agents pathognes et cycle</p><p>Deux nmatodes cosmopolites sont responsables de la toxocarose humaine : le plus souvent Toxocara canis, parasite du chien et accessoirement Toxocara cati, parasite du chat. Ces parasites sont proches de lascaris humain. Ils vivent dans lintestin grle de leur hte naturel et mesurent entre 5 cm et 10 cm.</p><p>Le cycle volutif de T. canis est rsum dans le schma suivant :</p><p>Figure 1 : Le cycle volutif de T. canis</p><p>Le cycle naturel de T. canis est complexe car fortement influenc par la scrtion de certaines hormones.</p><p> Le chiot se contamine par voie orale soit en ingrant des ufs embryonns sur le sol, soit en ingrant des larves lors des ttes. Une migration transtissulaire des larves, comparable celle dA. lumbricodes chez lhomme, est observe. Elle aboutit la prsence dadultes dans lintestin grle puis la ponte dufs retrouvs non embryonns dans les selles.</p><p>Figure 2 : uf de T. canis</p><p>Aprs une volution de 3 semaines ces ufs deviennent infestants (1 et 2 du cycle parasitaire). Chez le chien adulte, les larves libres dans lintestin aprs ingestion dufs embryonns entreprennent une migration viscrale et meurent avant datteindre le stade adulte (stade 3 du cycle parasitaire).</p><p>Figure 3 : Larve de T. canis</p><p>4 </p></li><li><p> UMVF - Universit Mdicale Virtuelle Francophone</p><p>Lorsquune chienne est gravide, les larves (4 du cycle parasitaire), en attente dans les viscres, peuvent reprendre leur volution. Certaines poursuivent leur dveloppement jusquau stade adulte et migrent vers lintestin, dautres traversent le placenta et infestent les ftus, dautres, enfin, gagnent les mamelles et contamineront les chiots lors de lingestion de lait. Chez dautres mammifres, lvolution des larves rsultant de leur contamination orale sarrte, lvolution ne peut reprendre quaprs leur ingestion par un chien.</p><p>Lhomme sinfeste par ingestion d'aliments souills par des ufs embryonns (stade 5 du cycle parasitaire).</p><p> Lenfant se contamine en portant la bouche ses mains salies par le contenu des bacs sable souills par des djections canines. Aprs closion des ufs dans lintestin, les larves entreprennent une migration tissulaire mais ne peuvent voluer au-del du stade L2. </p><p>Lorsquune chienne est gravide, les larves (4 du cycle parasitaire), en attente dans les viscres, peuvent reprendre leur volution. Certaines poursuivent leur dveloppement jusquau stade adulte et migrent vers lintestin, dautres traversent le placenta et infestent les ftus, dautres, enfin, gagnent les mamelles et contamineront les chiots lors de lingestion de lait. Chez dautres mammifres, lvolution des larves rsultant de leur contamination orale sarrte, lvolution ne peut reprendre quaprs leur ingestion par un chien.</p><p>Lhomme sinfeste par ingestion d'aliments souills par des ufs embryonns (stade 5 du cycle parasitaire). Lenfant se contamine en portant la bouche ses mains salies par le contenu des bacs sable souills par des djections canines. Aprs closion des ufs dans lintestin, les larves entreprennent une migration tissulaire mais ne peuvent voluer au-del du stade L2 (impasse parasitaire). </p><p>2.1.3. Clinique</p><p>Le degr dinfestation, la localisation des larves influencent fortement lintensit du tableau clinique. Les manifestations cliniques correspondent la prsence et la migration des larves. Les plus frquentes sont lasthnie, la fivre, une hpato-splnomgalie, des symptmes pulmonaires, des manifestations cutanes telles que de lurticaire, cardiaques ou neurologiques. Des manifestations oculaires (uvite souvent unilatrale), peuvent survenir distance de la contamination.</p><p>Figure 4 : Destruction de la rtine au cours d'une toxocarose oculaire</p><p>Un infiltrat labile peut tre limage radiologique de cette parasitose.</p><p>2.1.4. Diagnostic biologique</p><p>Les examens biologiques permettent dvoquer la toxocarose. Une hyperosinophilie importante parfois suprieure 20 000 osinophiles par mm3 est trs frquemment associe cette parasitose. Elle diminue lentement en plusieurs annes. Une hyper gammaglobulinmie avec augmentation des IgE, peut l'accompagner. Le diagnostic est exceptionnellement assur par la visualisation de larves tissulaires. Ni les ufs ni les adultes ne peuvent tre recherchs, lvolution du parasite tant bloque au stade de larve L2. La srologie demeure le meilleur outil diagnostique. Les techniques tendent devenir de plus en plus </p><p>5 </p></li><li><p> UMVF - Universit Mdicale Virtuelle Francophone</p><p>spcifiques et limportance des ractions croises diminue (immunofluorescence indirecte, immuno-lectrophorse, ELISA, western-blot).</p><p>Figure 5 : Western blot caractristique de toxocarose, prsence d'antignes spcifiques compris entre 24 et 35 kDa</p><p>2.1.5. Traitement</p><p>Le traitement de la toxocarose est dlicat et difficile valuer. Anti-inflammatoires et anthelminthiques en cure prolonge (Albendazole, Zentel, dithylcarbamazine, Notezine), associs ou non, se partagent les indications dans les formes symptomatiques. - l'albendazole (Zentel , Eskazole ) : 10 15 mg / kg / jour pendant 15 jours (comprims 400 mg). L'efficacit est alors de 76 %, et les effets secondaires sont rares et mineurs. </p><p>- la dithylcarbamazine (Notzine ) : 4 mg / kg / jour (comprims 100 mg), dose atteindre progressivement en dbutant 1/4; de comprim par jour. L'efficacit se situe entre 70 et 92 %.La restriction l'usage hospitalier, et la survenue frquente d'effets secondaires font rserver cette molcule aux praticiens spcialiss. La toxocarose oculaire se traite en priorit par les corticodes. Le traitement anthelminthique est rserver aux formes graves ou non amliores par la mise en place d'une prophylaxie adapte.</p><p>2.1.6. Prophylaxie</p><p>Elle repose sur des mesures : </p><p>1. individuelles : vermifugation tri-annuelle des chiens et des chats adultes, dparasitage mensuel des chiots jusqu' 6 mois d'ge, lavage systmatique des mains avant les repas et aussi, pour les enfants, aprs des jeux sur le sol, prvention de la gophagie.</p><p>2. collectives : l'viction des chiens des parcs publics et des aires de jeux, et la suppression des bacs sable publics ou renouvellement frquent du sable.</p><p>2.2. L'anisakiose</p><p>2.2.1. Dfinition</p><p>Lanisakiose est une helminthose lie la fixation sur la muqueuse gastrique ou intestinale de larves de nmatodes de la famille des Anisakidae dont 4 genres ont t observs chez lhomme : Anisakis, Contracaecum, Terranova, Phocanema), transmise par la consommation de poisson de mer cru ou peu cuit. </p><p>6 </p></li><li><p> UMVF - Universit Mdicale Virtuelle Francophone</p><p>2.2.2. Epidmiologie</p><p>Il sagit habituellement de parasites danimaux marins. Les nmatodes adultes vivent dans lestomac de leurs htes dfinitifs qui sont des ctacs (baleines, dauphins, marsouins, etc.) ou des pinnipdes (phoques, otaries, morses, etc.). Les ufs limins avec les selles de lhte dfinitif vont sembryonner et clorent, librant des larves de stade L2. Celles-ci sont absorbes par des crustacs de lordre des Euphausiacs et voluent en L3, stade infestant pour lhte dfinitif. Cependant, trs souvent un deuxime hte intermdiaire jouant le rle dhte paratnique est ncessaire pour la poursuite du cycle (poisson, cphalopode), la larve L3 se fixant, sans volution, sur la muqueuse digestive de ce nouvel hte.</p><p>Larves dAnisakis sp. de stade 3 dans un filet de hareng</p><p>Lhomme, hte accidentel, se contamine en ingrant du poisson cru, marin, insuffisamment sal ou cuit contenant des L3 (merlan, merlu, cabillaud, hareng..). Celles-ci se fixent la muqueuse gastrique ou intestinale provoquant une intense infiltration osinophilique. </p><p>Cette parasitose cosmopolite, frquente au Japon (1 000 cas annuels), est retrouve de faon sporadique en Europe et est essentiellement lie la consommation de harengs (fums ou marins) ou de sushi. </p><p>Histopathologie : granulome intestinal osinophiles centr sur une larve dAnisakis, reconnaissable la forme en Y de la lumire de son sophage trs musculeux</p><p>2.2.3. Clinique</p><p>La forme gastrique, dvolution aigu, voque un syndrome pseudo-ulcreux caractris par des nauses, des vomissements accompagns de douleurs pigastriques violentes, de diarrhes parfois sanglantes et de manifestations allergiques 4 6 heures aprs le repas infestant. Lendoscopie peut surprendre la ou les larves pntrant dans la muqueuse gastrique. Plus tardive, la forme intestinale est souvent asymptomatique ou voque un syndrome tumoral, occlusif voire dinvagination avec douleur intestinale dimportance et de topographie variable souvent accompagn de saignements occultes. </p><p>Chez les sujets sensibiliss, des manifestations allergiques intestinales ou gnralises, parfois graves, peuvent survenir lors dune consommation ultrieure de poisson contamin, mme cuit.</p><p>2.2.4. Diagnostic biologique</p><p>L'endoscopie permet parfois d'observer la ou les l...</p></li></ul>