Radaptation dans le syndrome de Susac: propos dun cas

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  • e334 Dficiences sensorielles / Annals of Physical and Rehabilitation Medicine 57S (2014) e333e335

    CO22-004-f

    Construire un modle dintervention enrseau : Phare dOuestJ. Briens a,, S. Bernard ba Rseau Surdiccit Phare dOuest, Franceb CRESAM, Centre national de ressources handicap rare pour enfants sourds,aveugles, malvoyants, FranceAuteur correspondant.

    Mots cls : Dficience sensorielle ; Surdiccit ; Surdit ; Ccit ;RadaptationDes professionnels et familles de diffrents services de louest de la Franceont dcid en 2009 de travailler ensemble de facon militante. Ils ont cr unrseau nomm Phare dOuest afin de dvelopper une culture et des savoirscommuns et de partager des expriences sur le sujet de la surdiccit, en associantautant que possible les personnes concernes. Le rseau anime des rencontresrgulires de professionnels et dusagers/patients ; il a permis la cration dundiplme universitaire de rfrents en surdiccit la facult de mdecine deRennes.

    http://dx.doi.org/10.1016/j.rehab.2014.03.1336

    CO22-007-f

    Structuration de lvaluation du patientdficient visuel sur la base du processus deproduction du handicap (PPH)J. Crevoisier , M.B. Simunek , C. Meyniel , S. Lemaitre ,O. DonvalService de dficience sensorielle, centre Paris Sud, fondation hospitalireSainte-Marie, Paris, FranceAuteur correspondant.

    Mots cls : valuation ; Dficience visuelle ; Processus de production duhandicapObjectifs. Le patient porteur dune dficience visuelle doit bnficier dunevaluation pluridisciplinaire permettant de fixer des objectifs de radaptation.Mthodes. Afin de structurer ce parcours, nous avons bas notre valuation surle modle du PPH et ainsi permettre une optimisation de prise en charge. Obser-vation : M. G., g de 32 ans est hospitalis pour radaptation de ccit sur rtinitepigmentaire. Il prsente une psychose infantile. Au moment de ladmission, lesobjectifs sont larges, peu prcis et certains trs utopiques. Pour nous aider structurer sa prise en charge, lquipe applique un projet de radaptation bassur le PPH.Rsultats. Ce modle permet de prciser les facteurs de risque, facteurs person-nels (systme organique et aptitudes), facteurs environnementaux et habitudesde vie. Cette analyse structure gnre des objectifs plus en adquation avec leslments auquel lquipe est soumise pour cette prise en charge.Conclusions. Lapport du PPH permet lquipe pluridisciplinaire de structurerla prise en charge radaptative des patients et permet de coller les objectifs auplus prs de ses besoins.Pour en savoir plusFougeyrollas P, et al. Le processus de production du handicap : analyse dela consultation et nouvelle proposition , Rseau International CIDIH 1991; 4[SCCIDIHCQCIDIH, Qubec].

    http://dx.doi.org/10.1016/j.rehab.2014.03.1337

    CO22-005-e

    Un cas unique de spasme du muscletemporal pendant le travailN. Pinto a, S. Pimentel b, I. lopes a, J. Barroso aa Dpartement mdecine physique et radaptation, So Joo centre hospitalier,Porto, Portugalb Acorclnica - Reabilitaco Fsica, Acores, Portugal

    Mots cls : Spasme musculaire du muscle temporal ; Troublestemporo-mandibulairesObjectifs. Les troubles temporo-mandibulaires sont frquents et peuvent affec-ter les muscles de la mastication, de la tte et du cou. Un cas rare de spasmedu muscle temporal pendant le travail est dcrit et les stratgies de traitementconservateur passes en revue.Mthodes.Observation dune femme de 35 ans, avocat (chmeur), ayant unehistoire de bruxisme (trait avec orthse orthodontique pendant le sommeil) etde vaginisme. Pendant le travail, la patiente a prsent des cphales et une tum-faction bilatrale au niveau des rgions temporales. Lintubation oro-trachale,avant la csarienne, a t rendue difficile par la limitation de louverture dela mchoire. Les tumfactions temporales ont persist. Les causes neurolo-giques ont t cartes ; la tomodensitomtrie a montr un largissement demuscle temporal avec dme. Lors de la consultation, 3 jours plus tard, la dou-leur temporale tait bilatrale, les muscles temporaux tumfis et douloureux la palpation et louverture de la mchoire limite (3 cm). Le traitement acomport : relaxation, massage, cryothrapie, sans traitement mdicamenteux(allaitement).Rsultats.Deux semaines plus tard, les symptmes avaient disparu.Conclusions.Les troubles temporo-mandibulaires peuvent tre aggravs par lestress et lanxit. Les approches comportementales et lducation du patientsont importantes dans le contrle des symptmes. Dautres approches incluentles mdicaments, le massage, les manipulations, les traitements physiques etdes techniques invasives. Ce cas fait penser que des mesures prventives, avantles interventions mdicales potentiellement stressantes, peuvent tre bnfiqueschez certains patients.Pour en savoir plusScrivani SJ, Keith DA, Kaban LB. Temporomandibular disorders. N Engl J Med2008; 359: 26932705.

    http://dx.doi.org/10.1016/j.rehab.2014.03.1338

    CO22-006-e

    Radaptation dans le syndrome de Susac : propos dun casJ. Pires , J. Constantino , F. Morais , G. Beca , I. Campos ,A. Pereira , J. LansCentro de Medicina de Reabilitaco da Regio CentroRovisco Pais, Tocha,PortugalAuteur correspondant.

    Mots cls : Syndrome de Susac ; Encphalopathie ; Branche de la rtineocclusion de lartre ; Perte auditive ; MicroangiopathieObjectif. Le syndrome de Susac (SS) est un syndrome rare, probablementdorigine auto-immune, caractris par la triade associant une d perte audi-tive, une occlusion dune branche de lartre rtinienne et une encphalopathie.Le diagnostic est bas sur les rsultats cliniques et limagerie par rsonancemagntique (IRM).Mthodes. Il sagit de lobservation dune femme de 31 ans, enceinte de13 semaines, qui a dvelopp une perte progressive de laudition, des troubles dela vision, une hmiparsie gauche, une confusion et des changements de compor-tement de plus de 2 mois. Un examen ophtalmologique, un audiogramme et uneIRM crbrale ont repr des donnes compatibles avec un syndrome de Susac.La patiente a recu des immunoglobulines intraveineuses et une corticothrapie,une fois par mois.Rsultats. Au dbut, il y avait seulement une lgre amlioration. Aprs 3 ans,elle prsentait encore des troubles visuels, une perte auditive bilatrale et unedficience cognitive lgre. Elle a galement prsent une paraparsie spastique,avec dmarche spasmodique, et perte dautonomie importante dans les activitsde la vie quotidienne. Elle a recu un programme complet de radaptation en hos-pitalisation, impliquant lutilisation dune orthse cheville-pied et dun appareilde marche, un entranement proprioceptif, un renforcement musculaire et unethrapie cognitive, avec nette amlioration de lautonomie fonctionnelle.Conclusions. Le syndrome de Susac affecte principalement les jeunes femmeset, en gnral, volue favorablement dans les 2 annes, mais laggravation longterme peut se produire. Depuis que le SS peut tre trait, le diagnostic prcoce

    http://crossmark.crossref.org/dialog/?doi=10.1016/j.rehab.2014.03.1336&domain=pdfdx.doi.org/10.1016/j.rehab.2014.03.1336http://crossmark.crossref.org/dialog/?doi=10.1016/j.rehab.2014.03.1337&domain=pdfdx.doi.org/10.1016/j.rehab.2014.03.1337http://crossmark.crossref.org/dialog/?doi=10.1016/j.rehab.2014.03.1338&domain=pdfdx.doi.org/10.1016/j.rehab.2014.03.1338http://crossmark.crossref.org/dialog/?doi=10.1016/j.rehab.2014.03.1339&domain=pdf

  • Dficiences sensorielles / Annals of Physical and Rehabilitation Medicine 57S (2014) e333e335 e335

    est important. Si les dficits dans les fonctions motrices ou cognitives persistent,un programme de radaptation peut tre utile.

    http://dx.doi.org/10.1016/j.rehab.2014.03.1339

    Communications affiches

    P151-f

    Perturbations sensorielles et stratgiesdexploration spatiale : lhmingligenceN.C. Duclos a,, E. Dancre b, L. Maynard c, S. Mesure aa CNRS, ISM UMR 7287, Aix-Marseille universit, Marseille, Franceb IFMK de Marseille, Francec Centre de rducation fonctionnelle de Valmante, UGECAM-PACAC, FranceAuteur correspondant.

    Mots cls : Hmi-ngligence ; Exploration visuo-motrice ; Proprioception ;VisionObjectifs. Comprendre lexploration visuo-motrice des patients hmipartiqueset leurs stratgies daction lors de manipulations sensorielles (vision et proprio-ception). Seuls les patients hmipartiques gauches sont actuellement rapports.Des patients hmipartiques droits complteront ltude.Mthodes. Actuellement, 11 patients hmipartiques gauches sont inclus :7 sans hmi-ngligence [HEMI] et 5 avec hmi-ngligence [HEMINEG]. Ilsralisaient le test des cloches dans 5 conditions : normal ; vibrations sur lemuscle SCOM (droit ou gauche) ; champ visuel (droit ou gauche) occult. Lenombre de cloches, leur emplacement, la position de la tte dans lespace et lesstratgies dexploration spatiale ont t enregistrs.Rsultats. Peu de modifications des stratgies visuo-motrices des patientsHEMI sont observes. Ils trouvent cependant moins de cloches lorsque seulle champ visuel droit est disponible. Les patients HEMINEG entourent plusde cloches lors des vibrations nucales gauches et elles sont reparties plus danslespace gauche par rapport la condition normale.Conclusions. Des stimulations vibratoires sont bnfiques pour lutilisation delespace gauche des patients HEMINEG, ce qui nest pas le cas avec une stimula-tion visuelle. Les patients hmipartiques droits nous permettrons dinterprterle rle des stimulations sensorielles pour ces stratgies exploratoires.

    http://dx.doi.org/10.1016/j.rehab.2014.03.1340

    P152-f

    tude des facteurs socioconomiques etculturels chez le dficient mental, moteur etauditifS. Batoui , K. Habbari , M. HassnaouiFacult des sciences et techniques de Bni-Mellal, Bnimella, MarocAuteur correspondant.

    Mots cls : Pauvret ; Surdit ; Dficience mentale ; Dficience motriceObjectifs. Dterminer les facteurs de risque socioconomiques et culturels desdficiences mentales, auditives et motrices.Mthodes. Une enqute a t faite auprs des familles de 417 patients souffrantdune dficience mentale, auditive ou motrice. Le traitement et lanalyse desdonns a t fait par le logiciel sphinx 2 plus.Rsultats. Sur 417 patients, 144 cas avaient une dficience motrice et dans lamajorit taient des IMC, 210 cas avaient une dficience auditive et 63 cas avaientune dficience mentale. Quatre-vingt-dix-sept pour cent des patients avaient unniveau socioconomique et culturel bas ; leur revenu par jour ne dpassait pasles 50 dh par jour.Conclusions. Comme le montrent galement plusieurs auteurs, la pauvretet le niveau socioconomique bas sont des facteurs de risques pour plusieursdficiences.

    http://dx.doi.org/10.1016/j.rehab.2014.03.1341

    P153-e

    Troubles de conversion somatiqueJ. Constantino , J. Pires , I. Campos , F. Carvalho ,A. Pereira , J. LansCentro de Medicina de Reabilitaco da Regio Centro - Rovisco Pais, TochaAuteur correspondant.

    Mots cls : Troubles de conversion ; Accident vasculaire crbral ;RadaptationIntroduction. Les troubles de conversion, comme indiqu dans le DSM-IV,comprennent des symptmes ou dficits touchant la motricit volontaire oula fonction sensorielle, faisant penser une affection mdicale neurologiqueou autre. Pourtant, la suite dune valuation approfondie, aucune explica-tion neurologique nest retrouve pour ces symptmes. Des exemples frquentsde manifestations de conversions sont : hmiparsie, paraparsie, monoparsie,perte visuelle, perturbations de la marche, aphonie ou manque de coordination.Mthodes. Nous rapportons le cas dune femme de 54 ans, admise au Centrede Radaptation avec une histoire dhmiplgie droite et de paralysie facialedapparition soudaine. Lexamen neurologique ladmission a rvl une hypo-esthsie de lhmicorps droit, avec anesthsie au-dessous du genou droit, unehmiplgie droite et une dmarche anormale. Elle navait pas de modificationsdes rflexes ni du tonus. Elle avait dj t hospitalise en service neurologiquepour lvaluation dAVC, mais aucune lsion navait t note, ni sur le scanner,ni sur lIRM crbrale.Conclusions. Environ 25 % des troubles de conversion sont diagnostiquscomme une maladie neurologique, qui peut expliquer les symptmes observs.Laccident vasculaire crbral, les maladies neurodgnratives, les my-lopathies ou encore les myopathies, comptent au nombre des diagnosticsneurologiques faux positifs. Il est ncessaire de reconnatre les symptmesdune conversion le plus tt possible afin de mettre en uvre une approchethrapeutique adapte.

    http://dx.doi.org/10.1016/j.rehab.2014.03.1342

    dx.doi.org/10.1016/j.rehab.2014.03.1339http://crossmark.crossref.org/dialog/?doi=10.1016/j.rehab.2014.03.1340&domain=pdfdx.doi.org/10.1016/j.rehab.2014.03.1340http://crossmark.crossref.org/dialog/?doi=10.1016/j.rehab.2014.03.1341&domain=pdfdx.doi.org/10.1016/j.rehab.2014.03.1341http://crossmark.crossref.org/dialog/?doi=10.1016/j.rehab.2014.03.1342&domain=pdfdx.doi.org/10.1016/j.rehab.2014.03.1342