Lymphome Cérébraux Primitifs

Download Lymphome Cérébraux Primitifs

Post on 05-Jan-2017

217 views

Category:

Documents

2 download

Embed Size (px)

TRANSCRIPT

  • 1

    REFERENTIEL REGIONAL ONCO-LR Comit Onco-Hmatologie

    Lymphomes Crbraux Primitifs

    Groupe de travail : Dr Burcheri, Dr Donadio, Dr Garrido, Dr Legouffe, Dr Quinquenet, Dr Quittet, Dr Rolland, Dr Saad, Dr Vergely, Dr Waultier, Pr Cartron Version n1 : avril 2008 Mise jour le : mai 2013

  • 2

    Du fait de lexistence dun rfrentiel propos par le LOC, la prise en charge des lymphomes crbraux repose sur lapplication de celui-ci aprs validation en RCP. Il existe une RCP rgionale Nmes avec le Dr Campello membre du LOC les mercredi soir. Nous recommandons que tous les cas de la rgion soit enregistr auprs du Dr Campello

  • 3

    LYMPHOMES PRIMITIFS DU SNC

    (LPSNC)

    DE L IMMUNOCOMPETENT

    - Septembre 2012

  • 4

    Comit de rdactiono Dr Alexandra Benouaich-Amiel Neurologie, CHU Toulouse o Dr Eillen Boyle Hmatologie, CHU Lille o Dr Nathalie Cassoux Ophtalmologie, Institut Curie, Paris o Dr Sylvain Choquet Hmatologie, GH Piti-salptrire, Paris o Dr Herv Ghesquires Hmatologie, Centre Lon Brard, Lyon o Dr Remy Guillevin Neuro radiologie, GH Piti-salptrire, Paris o Dr Patricia Moisson Radiothrapie, Institut Curie, Saint-Cloud o Dr Franck Morschhauser Hmatologie, CHU Lille o Dr Carole Soussain Hmatologie, Institut Curie, Saint-Cloud o Dr Marie-Pierre Sunyach Radiothrapie, Centre Lon Brard, Lyon o Pr Luc Taillandier Neurologie, CHU Nancy

    Comit de relecture o Dr Pascal Bourquard Hmatologie, CHU Nmes o Pr Guillaume Cartron Hmatologie, CHU Montpellier o Dr Gandhi Damaj Hmatologie, CHU Amiens o Dr Rmy Gressin Hmatologie, CHU Grenoble o Pr Kh Hoang-Xuan Neurologie, GH Piti-salptrire, Paris o Dr Caroline Houillier Neurologie, GH Piti-salptrire, Paris o Dr Emmanuel Gyan Hmatologie, CHU Tours

    Coordination o Carole Soussain Hmatologie, Institut Curie, Saint-Cloud

  • 5

    Table des matires

    Liste des abrviations ................................................................................................. 6

    1. Mthodologie ............................................................................................................. 7

    2. Introduction .................................................................... Erreur ! Signet non dfini.

    5. Traitement des LCP ............................................................................................... 12

    6. Lymphomes intra-oculaires isols .................................................................. 22

    7. Localisations intra-oculaires associes ......................................................... 26

    8. Traitement intrathcal prophylactique .......................................................... 27

    9. Mningites lymphomateuses (ML) .................................................................. 28

    10. Bas grades histologiques ............................................................................... 29

    11. Suivis neuropsychologiques ......................................................................... 35

    12. Surveillance post thrapeutique critres de rponse .................... 36

    13. Annexes ................................................................................................................ 42

    14. Bibliographie ....................................................................................................... 66

  • 6

    Liste des abrviations

    BHE Barrire hmato-encphalique

    HD Haute dose

    IO Intra-Oculaire

    IPCG International Primary Central Nervous System Lymphoma Collaborative Group

    IVT Intra vitrenne

    LPSNC

    LIOP

    Lymphome primitif du systme nerveux central

    Lymphome intraoculaire primitif

    LLC Leucmie lymphode chronique

    LNH Lymphome malin non hodgkinien

    kDa Kilodalton

    MDRD Modification of the Diet in Renal Disease

    MTX Mthotrexate

    NP Niveau de preuve

  • 7

    1. Mthodologie

    Ces recommandations de bonne pratique ont t rdiges linitiative du centre expert

    national des lymphomes primitifs du SNC (LPSNC), par des spcialistes reconnus impliqus

    dans la prise en charge diagnostique et thrapeutique pluridisciplinaire de la maladie

    (hmatologues, neurologues, ophtalmologistes, neuroradiologues, radiothrapeutes,

    pathologistes). Elles reposent sur une revue exhaustive de la littrature, en privilgiant les

    rsultats des rares tudes prospectives multicentriques, et sur des consensus dexperts de

    groupes collaboratifs nationaux et internationaux. Lunique guidelines international concerne les

    critres dvaluation thrapeutique et est dtaill dans ce rfrentiel. Les critres dfinissant

    les niveaux de preuve figurent dans lannexe 1.

    Les recommandations ont t relues par des experts relecteurs nayant pas particip la

    rdaction initiale, et ont t compltes en tenant compte des commentaires et suggestions

    mis.

    Tous les rdacteurs et relecteurs sollicits taient des experts du rseau national LOC ayant

    rendu publique leur dclaration dintrt ( vrifier).

    Ces recommandations nationales de bonne pratique seront soumises pour approbation par les

    socits savantes concernes : le LYSA, la SFH (Socit Franaise dHmatologie) et

    lANOCEF (Association des Neuro-Onologues dExpression Franaise).

    2. Dfinition Incidence - Diagnostic

    Les LPSNC sont des lymphomes malins extranodaux localiss dans le cerveau, la

    moelle pinire, les mninges ou lil, lexclusion de toute localisation systmique. Ces

    localisations de la maladie peuvent se prsenter de manire associe ou apparemment isole.

    Une atteinte primitive et isole mninge ou de la moelle pinire est trs rare. Lincidence des

    LPSNC est estime aux Etats-Unis 5/106 personnes par an. Ils reprsentent environ 3% des

    tumeurs primitives du systme nerveux central (SNC) et environ 1-2 % des lymphomes malins

    non hodgkiniens (LNH). Lincidence est estime en France 300 nouveaux cas par an

    (Bauchet et al, 2007). Elle diminue dans la population des patients immunodprims, mais

    continue daugmenter dans la population immunocomptente. Les LPSNC sont actuellement

    individualiss au sein des LNH dans la nouvelle classification de lOMS (Swerdlow 2008). La

    mdiane dge se situe entre 50 et 60 ans. Le sexe ratio homme : femme est denviron 1,5.

  • 8

    La prsentation clinique des LPSNC est aspcifique. Ils se manifestent classiquement par des signes neurologiques focaux (dficit sensitivo-moteur, troubles du langage notamment),

    des signes dhypertension intracrnienne ou des troubles cognitifs et du comportement, de

    survenue sub-aigue. Les crises dpilepsie inaugurales sont en revanche plus rares que dans la

    plupart des autres tumeurs crbrales. Une atteinte oculaire, habituellement rvle par une

    baisse dacuit visuelle uni ou bilatrale, est prsente au diagnostic dans 10 20% des cas,

    mais peut tre asymptomatique et dcouverte dans le bilan ophtalmologique systmatique.

    Limagerie crbrale par scanner et IRM des LPSNC est souvent vocatrice du diagnostic mais non spcifique. Une confirmation anatomopathologique est donc indispensable

    au diagnostic et se fait le plus souvent par une biopsie crbrale strotaxique. Celle-ci peut

    tre nanmoins vite lorsque des cellules lymphomateuses sont retrouves dans le liquide

    cphalorachidien (10-30% des cas) ou dans un prlvement de vitr en cas duvite.

    Mme quand les anomalies visualises lIRM apparaissent localises, quil sagisse

    des prises de contraste ou des hypersignaux T2/ Flair, les LPSNC doivent tre considrs

    comme des tumeurs diffuses infiltrant largement le parenchyme crbral, comme cela a t

    illustr par les tudes autopsiques ( Lai 2002).

    La grande majorit des LCP (>90%) sont des LNH diffus grandes cellules B. Plus

    rarement, il sagit de LNH cellules T ou de LNH de bas grade cellules B. Dans le LCR et le

    vitr, le diagnostic cytologique peut tre difficile en raison de la paucit cellulaire.

    Limmunomarquage et la recherche de clonalit peuvent aider au diagnostic. Le dosage de

    lIL10 est intressant dans le vitr : un taux lev est bien corrl lorigine lymphomateuse de

    luvite.

    4. Bilan dvaluation

    Le diagnostic est en gnral port sur une biopsie crbrale strotaxique. Une fois le

    diagnostic pos, le bilan a pour objectif dapprcier lextension du lymphome au sein du SNC et

    dliminer toute atteinte systmique.

  • 9

    4.1. Bilan dvaluation initiale

    4 .1.1. Imagerie LIRM crbrale, sans et avec injection de gadolinium, est lexamen standard. Elle montre typiquement des lsions uniques ou multiples, profondes, priventriculaires, se

    rhaussant de manire intense et homogne aprs injection de produit de contraste.

    Cependant, des prsentations atypiques peuvent simuler des maladies inflammatoires, telles

    que la sarcodose, la sclrose en plaques ou lencphalomylite aigue dissmine (ADEM), ou

    dautres tumeurs crbrales (mningiomes, gliomes malins, mtastases crbrales). Le

    diagnostic radiologique est particulirement difficile en cas de lsions infiltrantes non

    rehausses par le produit de contraste, qui reprsentent 10% des cas. Toute prise de

    corticodes peut faire diminuer voire disparatre la tumeur, ou donner la prise de contraste un

    aspect en cocarde. Dans les prsentations atypiques, les IRM multimodalits (IRM de perfusion

    et spectroscopie-IRM) (Calli Eur J Radiol 2006 ; Le Bihan Top Magn Reson Imaging, 1993,

    Mangla AJNR, Weber Neurology 2006) peuvent argume