Le cancer du clon et du rectum – Un cancer du clon et du rectum 3 Sommaire 5 Avant-propos 6 Qu’est-ce que le cancer ? 11 Le cancer du clon et du rectum 11 L’intestin et sa fonction

Download Le cancer du clon et du rectum – Un   cancer du clon et du rectum 3 Sommaire 5 Avant-propos 6 Qu’est-ce que le cancer ? 11 Le cancer du clon et du rectum 11 L’intestin et sa fonction

Post on 06-Feb-2018

212 views

Category:

Documents

0 download

Embed Size (px)

TRANSCRIPT

<ul><li><p>Informations de la Ligue contre le cancer </p><p>pour les personnes touches et leurs proches</p><p>Le cancer du clon et du rectum</p><p>Carcinome colorectal</p></li><li><p>Impressum</p><p>_EditeurLigue suisse contre le cancerEffingerstrasse 40, case postale, 3001 Bernetl. 031 389 91 00, fax 031 389 91 60info@swisscancer.ch, www.swisscancer.ch</p><p>_Responsable de publicationSabine Jenny, lic. phil., MAE, infirmire dipl. ES, responsable de service, Ligue suisse contre le cancer, Berne</p><p>_TraductionCristina Martnez, Ligue suisse contre le cancer, Berne</p><p>_RvisionJacques-Olivier Pidoux, Ligue suisse contre le cancer, Berne</p><p>_Conseils scientifiques(ordre alphabtique)Prof. Dr med. Markus Weber, mdecin-chef de la clinique de chirurgie viscrale, thoracique et des vaisseaux, Hpital de ville Triemli, ZurichDr med. Annelies Schnider Preisig, mdecin adjoint de la clinique de chirurgie viscrale, thoracique et des vaisseaux, Hpital de ville Triemli, ZurichDr med. Donat Drr, mdecin adjoint et mdecin-chef sup-plant, clinique de mdecine oncologique et hmatologique, Hpital de ville Triemli, ZurichSabine Jenny, lic. phil., MAE, infirmire dipl. ES, Ligue suisse contre le cancer, BerneKatrin Haldemann, responsable de programme PrventionProf. em. Dr Dr h.c. Urs Metzger, ancien mdecin-chef de la chirurgie, Hpital de la ville Triemli, ZurichUrsula Zybach, responsable de secteur Prvention, Ligue suisse contre le cancer, Berne </p><p>_Texte original en allemandSusanne Lanz, Ernst Schlumpf, Ligue suisse contre le cancer</p><p>_CouvertureAdam et Eve, daprs Albrecht Drer</p><p>_IllustrationsP. 7: Frank Geisler, dessinateur scientifique, Berlin;pp. 12, 14, 21 : Willi R. Hess, dessinateur scientifique, Berne</p><p>_PhotosP. 4 : ImagePoint SA, Zurich ; p. 24 : Huyangshu, shutterstock ; p. 32 : Peter Schneider, Thoune ; p. 42 : Denis Tabler, shutterstock</p><p>_Conception graphiqueLigue suisse contre le cancer, Berne </p><p>_ImpressionAst &amp; Fischer SA, Wabern </p><p>Cette information est galement disponible en allemand et en italien.</p><p> 2015, 2008, Ligue suisse contre le cancer, Berne</p><p>2e dition revue et augmente</p><p>LSC / 12.2015 / 3500 F / 2063</p></li><li><p>3Le cancer du clon et du rectum</p><p>Sommaire</p><p> 5 Avant-propos </p><p> 6 Quest-ce que le cancer ?</p><p> 11 Le cancer du clon et du rectum </p><p> 11 Lintestin et sa fonction 13 Lapparition dun cancer de </p><p>lintestin 13 Causes possibles et facteurs </p><p>de risque 15 Symptmes possibles 16 Dpistage </p><p> 17 Examens et diagnostic 17 Premiers examens 17 Autres examens pour </p><p>prciser le diagnostic 20 Stades de la maladie </p><p>25 Gnralits sur le traitement 25 Choix du traitement 28 Principes thrapeutiques 29 Faire face aux effets </p><p>indsirables 30 Rpercussions sur la </p><p>sexualit 31 Les effets sur la continence </p><p>urinaire et fcale </p><p> 33 Carcinome colorectal : options thrapeutiques </p><p> 33 Opration 37 Anus artificiel ou stomie 38 La radiothrapie 39 Les traitements </p><p>mdicamenteux </p><p> 44 Types de carcinomes et traitements </p><p> 44 Cancer du clon 45 Cancer du rectum 45 Traitement des mtastases </p><p>du foie 48 La thrapie dans le cadre </p><p>dune tude clinique </p><p> 49 Les traitements additionnels 49 Traitement de la douleur 49 Les mdecines </p><p>complmentaires 50 Suivi mdical et radaptation </p><p> 51 Le retour la vie quotidienne </p><p> 53 Conseils et informations </p></li><li><p>4 Le cancer du clon et du rectum</p></li><li><p>5Le cancer du clon et du rectum</p><p>Cancer. Pour les malades comme pour leurs proches, le diagnos-tic est gnralement un choc. Du jour au lendemain, la vie bascule ; le prsent, lavenir, tout est cham-boul et les questions se prci-pitent, charges despoir un jour, lourdes dangoisse et de colre le lendemain.</p><p>Cette brochure est destine vous aider mieux comprendre et af-fronter la maladie. Vous y trouve-rez une description dtaille du cancer du clon chez ladulte, des examens raliss en vue de po-ser le diagnostic et du traitement, mais aussi des conseils utiles pour la priode qui suit les thrapies et des offres de soutien pour vous fa-ciliter le retour la vie de tous les jours.</p><p>Le traitement du cancer du clon est devenu plus efficace et mieux tolr ces dernires annes. Lorsque la maladie est dcouverte un stade prcoce, alors quelle est encore limite au clon, les perspectives de gurison sont g-nralement bonnes. A un stade plus avanc, il est souvent pos-</p><p>Chre lectrice, cher lecteur,</p><p>sible den ralentir lvolution et den attnuer les symptmes. Mme lorsquon ne peut plus es-prer de rtablissement durable, des mesures daccompagnement peuvent contribuer maintenir ou amliorer la qualit de vie.</p><p>Si vous avez des questions, lquipe mdicale et soignante est l pour y rpondre. Nhsitez pas non plus faire appel au soutien de votre entourage, quil sagisse de votre famille, de vos amis ou de vos voisins. </p><p>Vous trouverez des conseils et des informations utiles dans de nom-breuses autres brochures de la Ligue contre le cancer. Les profes-sionnels luvre au sein des li-gues cantonales et rgionales et la Ligne InfoCancer connaissent bien les questions qui se posent dans le cas dun cancer et sont l pour vous conseiller et vous ac-compagner. Vous trouverez les coordonnes ncessaires la fin de cette brochure.</p><p>Nos vux les plus chaleureux vous accompagnent. </p><p>Votre Ligue contre le cancer</p><p>RemarquePour viter dalourdir le texte, nous utilisons la forme masculine dans la suite de cette brochure. Nous remercions nos lectrices de leur comprhension.</p></li><li><p>6 Le cancer du clon et du rectum</p><p>Le terme de cancer recouvre un large ventail de maladies diff-rentes qui prsentent nanmoins certaines caractristiques com-munes :&gt; Des cellules normales au d-</p><p>part se multiplient de faon in-contrle ; elles prolifrent et se transforment en cellules canc-reuses.</p><p>&gt; Les cellules cancreuses en-vahissent le tissu sain ; elles le compriment et le dtruisent.</p><p>&gt; Certaines de ces cellules peuvent se dtacher de lendroit o elles se sont constitues et donner naissance des foyers secondaires dans dautres par-ties du corps : les mtastases.</p><p>Le terme de cancer dsigne donc la prolifration de cellules qui se multiplient de faon incon-trle et qui envahissent le tissu sain. Dans le langage courant, on parle aussi de tumeur. Il faut tou-tefois distinguer les tumeurs b-nignes, qui ne mettent pas la vie en danger, des tumeurs malignes, qui peuvent menacer lexistence. Les tumeurs malignes sont aussi appeles noplasmes, ce qui si-gnifie nouvelle formation .</p><p>Il existe plus de deux cents types de cancers diffrents. On dis-tingue les tumeurs solides, qui se dveloppent partir des cellules dun organe et qui forment une masse ou un nodule (cest le cas </p><p>Quest-ce que le cancer ?</p><p>du cancer du clon et du rectum), et les cancers qui prennent nais-sance dans le systme sanguin ou lymphatique (les leucmies, par ex.). Ceux-ci peuvent notamment se traduire par un gonflement des ganglions lymphatiques, mais aussi par des modifications de la formule sanguine.</p><p>Les tumeurs malignes solides qui se forment partir de tissus su-perficiels comme la peau, les mu-queuses ou les glandes sont ap-peles carcinomes. Le cancer ou carcinome du clon et du rectum se classe dans cette catgorie. Les carcinomes reprsentent la grande majorit des tumeurs malignes. </p><p>Les tumeurs malignes solides qui se dveloppent dans le tissu conjonctif, le tissu adipeux, les cartilages, les muscles, les os ou les vaisseaux sont qualifies de sarcomes. </p><p>Tumeurs bnignes et tumeurs malignesEn grandissant, les tumeurs b-nignes compriment le tissu sain, mais elles ne lenvahissent pas et ne forment pas non plus de m-tastases. Suivant leur localisation, elles peuvent cependant provo-quer des troubles importants en crasant le tissu normal ou en en-tranant le rtrcissement dun ca-nal comme un nerf ou un vaisseau sanguin.</p></li><li><p>7Le cancer du clon et du rectum</p><p>Comment se forme une tumeur ? Exemple : carcinome de la muqueuse </p><p>tumeur maligne tissu sain</p><p>La tumeur commence infiltrer le tissu sain.</p><p>cellules cancreuses vaisseaux </p><p>sanguinscellules cancreuses</p><p>Elle envahit le tissu voisin. Les cellules cancreuses pntrent dans les vaisseaux sanguins (en rouge/bleu) et lymphatiques (en vert) et parviennent ainsi dans dautres organes, o elles forment des mtastases. </p><p>vaisseaux lymphatiques</p></li><li><p>8 Le cancer du clon et du rectum</p><p>Certaines tumeurs bnignes peuvent se transformer en tu-meurs malignes, parfois aprs de longues annes. Les polypes de lintestin en sont un bon exemple. Ces excroissances qui se dve-loppent sur la muqueuse intesti-nale peuvent constituer un stade prcurseur du cancer de lintestin.</p><p>Les tumeurs malignes, quant elles, envahissent le tissu envi-ronnant et lendommagent. Elles forment galement de nouveaux vaisseaux sanguins pour sappro-visionner en lments nutritifs.</p><p>Des cellules cancreuses peuvent se dtacher de la tumeur et passer dans les vaisseaux sanguins ou lymphatiques. Elles parviennent ainsi dans les ganglions lympha-tiques et dans dautres organes, o elles forment des mtastases. En principe, les cellules canc-reuses conservent les caractris-tiques de leur tissu dorigine, de sorte quil est possible didentifier lorgane dont les mtastases sont issues.</p><p>Tout commence dans la celluleLes tissus et les organes sont composs de plusieurs milliards de cellules. Chaque cellule ren-ferme dans son noyau le plan de construction de lindividu : le ma-triel gntique (gnome), avec les chromosomes et les gnes. Ce-lui-ci est constitu dacide dsoxy-</p><p>ribonuclique (ADN), le support de linformation gntique.</p><p>Au cours du processus de division cellulaire, de nouvelles cellules apparaissent constamment tandis que dautres meurent. Le matriel gntique peut tre endommag la suite dune erreur lors de la divi-sion cellulaire ou sous linfluence de divers autres facteurs. En prin-cipe, les cellules sont capables de dtecter et de rparer elles-mmes ces anomalies ou meurent si elles ont subi une altration. Lorsque ce nest pas le cas, la cellule d-fectueuse on parle de cellule mu-te continue de se diviser de ma-nire incontrle. Les cellules qui prolifrent ainsi finissent par for-mer, avec le temps, un nodule, une tumeur.</p><p>Des dimensions inimaginablesUne tumeur dun centimtre de diamtre contient dj des mil-lions de cellules et peut stre for-me il y a plusieurs annes. En dautres termes, une tumeur nap-parat pas du jour au lendemain ; la vitesse laquelle elle grandit va-rie toutefois dun type de cancer lautre.</p><p>Des causes multiplesLes maladies cancreuses sont dues des altrations qui affectent le matriel gntique des cellules. Certains facteurs sont connus pour favoriser ces mutations et </p></li><li><p>9Le cancer du clon et du rectum</p><p>jouent un rle dans lapparition du cancer :&gt; le vieillissement naturel ;&gt; le mode de vie (alimentation </p><p>trop peu varie, sdentarit, tabagisme, consommation dal-cool, etc.) ;</p><p>&gt; des influences extrieures (vi- rus, polluants, fume du tabac, rayonnement ultraviolet, etc.) ;</p><p>&gt; des facteurs hrditaires ou g-ntiques.</p><p>Certains de ces facteurs de risque peuvent tre influencs, dautres pas. On estime quenviron un tiers de tous les cancers pourraient tre vits si on liminait des facteurs de risque comme lalcool ou le ta-bac. Les deux tiers restants sont lis des facteurs non modifiables ou inconnus.</p><p>En principe, lapparition dun can-cer est due la conjonction de plusieurs facteurs. Dans bien des cas, on ignore toutefois quels l-ments particuliers ont conduit la maladie.</p><p>Le vieillissementLe vieillissement naturel de lorga-nisme favorise le dveloppement des maladies cancreuses. La fr-quence de la plupart des cancers augmente avec lge ; prs de 90 % surviennent aprs 50 ans.</p><p>En rgle gnrale, la division cel-lulaire seffectue correctement et </p><p>les ventuelles erreurs sont rpa-res. Mais avec les annes, les al-trations qui affectent le matriel gntique et qui sont susceptibles dentraner lapparition dun can-cer saccumulent, ce qui explique que plus une personne est ge, plus son risque de cancer est le-v. Compte tenu de lallongement de lesprance de vie moyenne, le nombre de cancers est en aug-mentation.</p><p>Le mode de vieLe tabagisme, la consommation dalcool, lalimentation et lactivi-t physique en dautres termes, le mode de vie sont autant de facteurs sur lesquels chacun peut agir. En ayant une bonne hygine de vie, on peut diminuer le risque de certains cancers.</p><p>Les influences extrieuresSi lon ne peut que partiellement se soustraire certains facteurs extrieurs auxquels on se trouve involontairement expos, comme les particules fines, il est possible de se prmunir contre dautres, par exemple en adoptant une pro-tection solaire approprie contre le rayonnement ultraviolet ou en se faisant vacciner contre les virus susceptibles de provoquer un can-cer.</p><p>LhrditOn estime que dans 5 10 % des cas, le cancer est li une modifi-</p></li><li><p>10 Le cancer du clon et du rectum</p><p>cation congnitale avre du ma-triel gntique. On parle alors de cancer hrditaire. Les personnes qui prsentent une prdisposition suppose ou avre au cancer de-vraient consulter un spcialiste. Sil nest pas possible dinfluen-cer cette prdisposition en soi, on peut toutefois, pour certains can-cers, procder des examens de dpistage ou prendre des mesures qui rduisent le risque de dvelop-per la maladie. </p><p>Dans certaines familles, on ob-serve une accumulation de can-cers spcifiques, dont le cancer du clon et du rectum. Vous trou-verez de plus amples informa-tions sur le sujet dans la section Causes possibles et facteurs de risque (p. 13), de mme que dans la brochure Prdispositions hr-ditaires au cancer (voir p. 56).</p><p>Pourquoi moi ?Vous vous posez peut-tre cette question et vous vous demandez si vous auriez pu faire les choses autrement pour chapper la ma-ladie. Il est comprhensible que vous vous interrogiez et que vous soyez en proie au doute ou la colre. Vous devez toutefois sa-voir que la gense du cancer est un processus extrmement com-plexe, qui est difficile cerner mme pour un spcialiste.</p><p>Personne ne peut se protger coup sr de la maladie. Le can-cer frappe indiffremment les per-sonnes qui ont un comportement risque et celles qui vivent sai-nement, les jeunes et les moins jeunes. La probabilit dtre at-teint relve en partie du hasard ou de la fatalit. Ce qui est sr, cest que le diagnostic engendre un stress important.</p></li><li><p>11Le cancer du clon et du rectum</p><p>Le cancer du clon et du rectum</p><p>Lorsquon parle de cancer de lintestin , on entend gnrale-ment une maladie cancreuse du clon (aussi appel carcinome du clon) et/ou du rectum (carcinome du rectum). On dnomme aussi ce type de cancer carcinome colorec-tal. Deux tiers de tous les carcinomes colorectaux sont localiss lint-rieur du clon sigmode et dans le rectum (voir illustration page sui-vante) ; un tiers environ est limit au seul rectum. Le cancer de lin-testin grle est trs rare.</p><p>Lintestin et sa fonction</p><p>Lintestin fait partie du tube gas-tro-intestinal. Il joue un rle cen-tral dans la digestion et labsorp-tion des nutriments.</p><p>Digestion et absorption des nutrimentsDepuis la bouche, les aliments passent par lsophage puis dans lestomac et lintestin grle, qui mesure entre trois et cinq mtres de long. A mesure que la nourri-ture traverse les organes digestifs, elle est progressivement rduite en particules de plus en plus pe-tites, afin de permettre le passage dans lorganisme des nutriments (graisses...</p></li></ul>