gautier 1928

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OUVRAGESDUMJJMEAUTEUR E .-F. GAUTIER.- Madagascar:Essaidegographiephysique. (Challa-mel,1902.) E.-F.GAUTIERetH.FROIDEVAUX.- Unmanuscritarabica-malgache SUI'lescampagnesdeLaCasedansl'lmoro.Noticesetextraitsdes manuscrits.(Imprimerienationale,1907.) E.-F.GAUTIER,- MissionsaaSaharaalgrien.(Armand Colin,1908.) -' LaConquteduSahara.Essaidepsychologiepolitique.(Armand Colin.1910.) E.-F.GAUTIER et EDM.DOUTT.- Rpartitiondelalangueberbreen Algrie. (Alger,Jourdan, 1910.) E.-F.GAUTIER.- L'Algrieetla Mtropole.(Payat,Paris, 1920.) - Structure del'Algrie.(Socit d'ditionsgographiques. 1922.) - LeMoyenAllas (runiond'articles de la RevueHespris).(Larose, 1925.) - L'Islamisationde l'Afrique daNord.Lessiclesobscurs duMaghreb. (Payot,Paris.1927.) Sous PRESSE:AmnagementduSahara.Publicationde l'Acadmiedes Sciences coloniales. BIBLIOTHQUESCIENTIFIQUE E.-F;GAUTIER PRC!FESSEURAD'ALGER. LESAHARA Avec 1. 0figureset 26 illustra/tOnshorstexte PAYOT,PARIS 106,BOULEVARDst-GERMAIN 1928 TOilsdroitsrserves. 10LESAHARA nemanquepasde voyageursanciens,appartenant cequ'onpeut .appelerla priode 'hroque,dont les livressont encore une sourced'informations, Celaest ;vraien .particulierde Barth,deRohlfs, de Nachtigall,deDuveyrier, deFoucauld, Auxenvironsde1880,l'explorationduSahara entre dans une priodB nouvellB. AYouest, la France tablit,par tapessuccessives,sa dolIlnationmili-taire sur le Sahar au sud de l'Algrie, Lapriode s'ouvre par les explorations Flatters et Foureau-Lamy,Puis,partirdeIgOO,autourde LapelTinesegroupentunnomhre0ol1Sidrabie d'.officiers, de voyageurs, de gologues et dBgogra-.. phes,dontles itinraires s'entrecroisent,serejoi-gnentetsecompltent,etdontlestudesjettent unevive lUIuiresur la presque totalit dn Sah.ara Oeciilental.Leservicegographiquede.l'arme, qnoiqueabsorbpar!'Algrie,laTuuisie,etle Maroc,consacreauSahara uneactivitel'oissante. Verslammepoque,l'Angleterres'esttablie engypte.LeGeowgicalSU/'veyapublisurle SaharaOriental,etenparticuliersur lesoasisdu dsert libyqlle,descartes et des monographies pr-cieuses. LeSaharaCentral est la partiela moinstudie. L'Italie,qui ena lecontrle,n'est entreen scne que trs tardivement, la veille de.la grande guerre; ellen'apaseuletemps,etencore bienmoins, causedelaguerre,leloisird' orgniserl'enqute scientifique,Elle l'a amorce pourtant, D'autre part, , .tainemen,'tpsible,en,toutcas, essayer nn tableau d'ernembl.e, CAUSESGNRALES,- On sait quela .striliiilition des oosm, la surface de la plante est!ID poono-mm>e exclusiy,ement climatique, En prrenoe de ces grandesplaines,ooupoudrra:peut-tre, e sO'llbassementdi,,-parait sous ",n pl;les ca,lc"'res> ertacs du Sud algrien elll!lllisien,de, 'Fri-polit..me,de Cyrnaque; les grs nubiens du dsert libyque., ertacs elU aussi ; les calcaires. mio",,,,,es, de l",Mi.m:mari'lUlt>.En hlen. despnts,. auSahara alg-rien. "t.tunisienen parlicuilier,OJ1lJdevine,00\1$,ce placagelesfIbresdelavieillep.Eplaine,comme . ondevinl>lesq:rreltteS.J:, " '" ) z o o z -comme itIDcihilecmre et .cmmme dispusitian :; heauooHp pLusindp:enolanihs l1ela1palilllllillr;oJ. Plus lmn 'eJmll)J'fi, 1I'8CS 1;,$00, "u Ti'letient man,,! ,c',estenparfaitacco'Vd avecletmoigmrged'instrurrnents;enpierre polie ,qui se r.e'llcontrent 'surle sol .en ,assez.grllImle ;abon-dance an Sahara.Ce :sont "normes TOlOleaux et de grands mortiersvass,d'un type hiennonnn des arnhologues etdes prhistoriens,lID'Core.en=ag'e aRSoudan.Ils ent s&yi ccraser ,elesgvamet , les rdnireen farine.Ces instrnm.ents ,se tretnou;w,nt 140 LESAHARA souvent loin deslieux aujourd'hui habits; souvent aussiprsdespalmeries,commeparexempleau Tidikeltoilssontutiliss,causede leurforme allonge,co=e stles funraires (chehed)dansles cimetiresmusulmans.Leurplacedanslavie domestique at prise par la petite meule tournante mditerranenne.Etd'ailleurslescralesn'ont plusqu'unrlesubordonndansl'alimentation. Lesdattes les ont en grandepartielimines,point tant fournicbez lesnomades par le laitage et laviande.Rouleauxetmortiers serapportent vi-demment l'poque immdiatement antrieureau Sahara ngre.Ils nous rendent sensibleet la nature de la transformation accomplie. Ils nous font entrevoir un Sahara o la race blancbe, le grand nomadismechamelieretla palmeraietroitement associs,n'avaient pas encore fait leur apparition. Cette transformation immense a t naturellement lenteetcomplexe.Il fautfairetrsgrandela part desArabeset de l'Islam.Mais tout le mouvement a t certainement dclanch par l'introduction du cha-meau, cequi signifie la venue,la cration exnihilo, pour ainsidire,detribusnomadesgrand rayon, turbulentes,gnerrires et pillardes. L'empireRomains'esttoujoursdsintressdu Sahara.Sonlimes,sa frontiredecolonisationest parfaitementconnue.Ellelaissaittoutfaiten deborsnonseulementledsertproprementdit, mais mme lasteppedes bautsplateaux.Et on ne voit pasque l'empire aiteu desdifficultsmilitaires ! . \ [ 1 1 ! i , ! , .! L'INTRODUCTIONDUCHAMEAU141 pour protger cette frontire.Les ngresduSahara n'taientpasdesvoisinsredoutables.L'Afrique byzantine,au contraire, n'a pas pu garder le limes; elle a trouv au sud une situation entirement modi-fieet unvoisinageautrement dangereux.L'intro-duction du chameau at le grand bienfait de l'em-pireRomaindansl'Afriquedu Nord,et ilsemble que 'ait t en mme temps le principe de sa chute. n yapeut-tre l une loignrale.Toute colonisa" tion russie tend crer des conditionsqui rendent sacontinuationsuperflueetimpossible.C'en est le but et en quelque sorte la justificationmorale. BIBLIOGRAPHIE GSELL(STEPHANE).Histoireancienneder AfriqueduNord. Paris,Hachette.T.l,1913'etTomessuivants. GAUTIER(E.-F.).Lessicles obscursdu Maghreb.Payot.1927' VlIYHVSnaSNOIDSl1lsa'I AIHl/AI7 ~i 1 , j ) 1 '1"Ir cl; ~~ ~ . -'1,f.ClicMDsir PL.XV.- UNCANYONDUMOUYDIR(GORGESilETAKOUMIlARET), DANSLESG ~ S SILURIENS(OllPEUT-TlCAMllRIENS). Lustratificationdecelleformationestnettementhorizontale. 1.< "1 i ~~~ " ~ ~~ ~"z " -J;;c~.", 2 :< '" " " " 7.~ "" " 0 " 0 H".-H~IJ, aue.1de sellepour chameau, na proprement par er,'d' du btTout cela se des bts ou des suceeanes.ch iue tIl n'y apas de grands nomades sans un.ep-important,et la rciproqueest vrare. 156 LESAHARA Toutelaviepolitique et socialedel'Orient,de l'Asiecentrale l'Atlantique saharien,est baseSur l'quilibredesnomades et des sdentaires,qui sont lesdeuxmoitisdel'humanit.Entrecesdeux lments,si dissemblablesdemurs',etparfoisde race,ilyacollaborationquotidienne:c'estun mnage dont l'harmonie ne peut tre tablie que par la subordination de l'un l'autre. En Egypte, tra-vers tous les millnaires, les sdentaires ont toujours tenu lesnomadesleur merci.Cen'est passeille-ment parce que cettenormeoasis, qu'estl'gypte, nourrit une masse puissante de sdentaires,groups etorganiss(une quinzainedemillionsd'mesau dernier recensement),c'est aussi parce que ledsert g'yptien,construitcommeill'est,'nepeutpas nourrir degrandes tribusnomades,dont.l'nergie et suppl l'insuffisance numrique. L'autre ple de la civilisation orientale,la Chalde, ne lecde pasl'gypte enimportancedel'oasis, maiselleestentouredetoutespartsdedserts vivants, infects de nomades, qui font contraste avec les dserts aseptiss, si on peut dire,de l'gypte.Les montagneset leshautsplateauxdel'Assyrie,de la Mdie,de la Perse,lesouedsdu dserten Syrieet dansl'Arabieseptentrionale,onttoujourstune rserve inpuisable de grandes tribus nomades.Cha-Cune d'elles a domin son tour la grande oasis mso-potamienne, qui semble ne s'tre jamais appartenue en propre.L'histoiredela Chalde est aussi coupe, aussi htrogne que l'histoire de l'Egypte estune. {' ,-"',,; if"; l: 1;"ft , ~ ~. ~f ~ _, L'GYPTE157 C'estque le .pharaonatoujours t un empereur desdentaires,ettoutel'histoiredel'gypteen portel'empreinte.LaChalde,domineparles nomades, a une grande histoire militaire.Les armes assyriennesontt. laterreurdumonde oriental. C'estlaChaldeseillequiaralisl'unitdece monde oriental en un empire unique; une premire foissous lesPerses;une seconde fois,etplus com-pltement encore,souslesArabes.L'gypte,dans cettevoie,n'a jamais rien ralis de complet ni de durable,mme au temps de Ssostris. Les gyptolo-guesont retrouv,et Masperoa joliment traduit ce qU,enous appellerions aujourd'hui un pamphlet anti-militariste,contemporain desRamss,et qui parat traduire le sentiment profonddel'gyptetoutes lespoques.Aujourd'huiencore,c'est le Turcqui estlesabredel'Islam,cen'estcertespas l'gyp-tien.Enrevanche,leshistoriensorientaux,Ibn Khaldoun,enparticulier,ontlesentimentjuste quelesarts,l'industrie,lapense,sont enOrient l'apanagedessdentaires.Ilsemble bien,en effet, que la civilisationait la Chalde bien moins d'obli-gations qu' l'Egypte. A mesure que nous coill1aissons mieux la civilisation gyptienne,nous yretrouvons pluSnettement lesracinesde la ntre.Le Caire est lamtropoleintellectuelledel'Islam.Cepays d'gypte, si bien clos, si individualis, parait prdes-tin voir loreen Orient la premire bauchede cequenousappelons,enOccident,le sentiment national. 1 f ~l ! ,1 , ! ! 1 158 LESAHARA Tout celaest un blocet aunrapporttroit avec la forme et les particularits du dsertgyptien. ,LES.GYPTIENNES.- Dans ledsert libyque egyptlen, 1 absencede tribus nomades est souligne parl'existenced'oasis.CesontKharga,Dakhla, FarafraBaharia.Ces oasis sont admirablement Con-nues, ch:cune d'elles le Geological Survey d'gypte aconsacreune bellemonographie.Cesoasisont d'ailleursunetrsvieillenotorit:c'estelles qu'Hrodote,grcisant un mot gyptien,a appliqu pour la premire foiscenomd'oasis,qui a fait for-tune.Chacune d'ellesest,eneffet,l'oasis type,la tachede verdure perdue dans l'i=ensit du dsert, commeatolldansl'immensitduPacifique. Aucune ligne de verdure ne les relie,soit entre elles soit la valle du Nil.Elles n'ont aucun rapportun oued quelconque,avec la circulation superficielle des eaux de pluie. Elles doivent leur existence l'mer-gence locale de nappesaquifresprofondes. Uncoupd'ilsurlacartegologiquesuffit renseignersurleurvritablenature.Chaque oasis concide avec l'affleurement decouches gologiques plusanciennesetplus profondes,traversla. cou-verture.dcape de couchesplus rcentes.Kharga et Dakhla Jalonnent le contact gologique entre les cal-cairescrtacsetlesgrsnubiens.Farafraestau contactdesgrsetargilesducrtacsuprieur aveclescalcairesde l'ocne infrieur.Bahariaest uneboutonnireanticlinaleiltraverslaquellele , ,. L'GYPTE 159 grsnubiensous-jacentcrve toutel'paisseurdes couchesocrtaceset ocnes infrieures.Partout, leGeologicalSurveyaconstat des mouvements d.u sol plus oumoiits vifs, desplis,des diaclases,parfOls accompagns de venues ruptives.Les nappes d'eau, enfouiesdansles profondeurs,etainsiramenes_ lasurface,yarrivent l'tat thermal: Khargaet surtoutDakhla,ellessont chaudes; Dakhla elles ont 39" centigrades,et les indignes, qui ne sont peut-tre pasentirement degardent le souvenir d'un temps o on pouvait 7 faue cuire lesufs.A Farafraet Balmria, la temperature n'est pasaussi leve;mais ledgagementdeest siimportant que sa pression dans une bouteille fait sauter le bouchon. L'eau jaillit parfois en sources artsiennes,au sommet d'un petit monticule d'argile centrecratriforme,quiadj frappHrodote . . Plussouvent,Dakhlasurtout,ilafallucreuser jusqu' la nappe despuits artsiens dont ontvidemmentdonnl'ide.ABaharmetdeJU mmeFarafra,l'eaun'estplusjaillissante,elle coulede sourcesordinaires,maisdansce casaussi l'hommeestintervenu.Ilacaptlasourceau moyen de longs aqueducs souterrins, qui sont exac-tement ce qu'on appelle des foggarasdansleSahara algrien.Cespuits artsienset ces foggarassont de . beaux travauxd'art.Lespuits doiventtre pousss plusieursdizainesdemtresdeprofondeur:ils sontsolidementboissen. acacia.Cettetechmque est srement trsancienne.Leshabitants desoasis 160. LESAHARA taient dj des puisatiers clbres au tempsd'Olym-piodore(VI' sicleaprsJ.-C.).Ilsemblepourtant qu'il ne faudrait pas remonter trs loin dans le pass. Les indignes donnent leurs vieux puits le nom de romains,cequi,soitoutseul,neserait pas une preuveconvaincante.Maislesarchologuesleur donnentraion.Aleur dire,le trs beau travaildes foggarasdeBaharia appartientsrement latech-nique romaine.D'autre part,Fm'afra aurait t pour pourlesanciensEgyptiens le paysdu btail)) ;ce qu'assurment ilacess d'tre; pturage et agricul-tureintensive,tellequ'elleestpratiquesousles palmiers, semblent choses incompatibles. Nous saisi-rionsdonc icisur le fait un phnomne trs intres-sant en concordance parfaite avecdes constatations du mme ordreau Sahara algrien.LeSahara doit l'empire Romainbeaucoup plus qu'on ne le pense C'est lui qui parat avoirdclanch la propagationl'ouest duNildu cheptel canlelin et de la cultnre sous palmeraie, deux choses troitement associes,parcequelescoinsperdusdudsertne peuventtremisenvaleurque s'ilssont rendns accessibles.Leproblmedescommuuicationsest insparable du problmeagricole. Lesoasisdu dsert libyque ont un nombred'ha-bitantsinsignillant:Dakhlaena'7.000;Kharga 8.000;Ballaria6.000;Farafra 632en tout et pour tout. Mais il ne faudrait pas mesurer leur importance au chiffre de leur population. Dans ce dsertlibyque, au modelsnescent,lesoasissont lesseulspoints L'GYPTE161 d'eau;ilsjalonnentla seule route qui existe hors la valledu Nil,et trs loin d'elle, indpendante. Cette route uuique travers le dsert libyque,dans le sens de lalongueur,rejointlavalleduNilAbydos, prsdeThbes,aupointprcisoaboutissent aussi,del'autrect,lesgrandesroutesdu dsert arabique, celle de Koseir,cellede MyosHormos,et mmecelle de Brnice.Cettecroisedeschemins dsertiquesafaitla Hautegyptesidistinctede la Basse.Lesenvirons d'Abydossont,engypte,le pays par excellence de la prhistoire;c'estlqu'on atrouv les vieux tombeaux antrieurs la premire dynastie.C'estlques'estlevThbesaux cent portes,larivalehistoriquedeMemphis.Ammien Marcellin arecueilli une lgende d'aprs laquelle les Carthaginois auraientprisThbes.Il faut entendre naturellement que le souvenir de raids berbres, sor-tantinopinment dudsert,se serait dfigurcon-fusment danscette lgende.C'est de Thbes qu'est partie l'arme deCambyse,pour tentervainement la conqute du dsert occidental. Le nom de Kharga signifielaportedesortie.LesPerses,matresde l'gypte,avecleurs instincts ataviques de nomades, sesontintressscette porte de sortie.C'est KhargaqueDariusafaitleverlebeau temple d'Hibis,Laroutedesoasisaretrouvsavaleur stratgique pendant la grande guerre. C'est elle qu'a emprunte l'attaque Senoussiste contre l'gypte. Les Senoussistess'inftrantparBallariaet Farafraont tenuDakhla,et pendantlongtempslefrontat LESAHARA. " i 1 t i ~ LESAHARA .entre Dakhlad'une part, et d>autre part,Kharga, o lejolipetitchemindeferluxueux,construiten temps de paix pour les touristes,ravitaillait un dta-chementde l'arme. anglaise. Dans l'gypte des Pha-raons,le dieuparticulierdeThbestaitA=on R,le Jupiter Ammon des Romains, le dieu tte de blier. De tout le Panthon gyptien, c'estle seul qui sesoitrpanduau loin auSahara,par laroutedes oasis.A l'autre bout de cette route, l'ore du dsert Maugrebin,se trouve l'oasisdeSiouah,clbre par sontempledeJupiter Ammon,dont ellea port le nom pendant toute l'antiquit. L'ISTHME DESroUAH.- Siouah estlafin de l'gypte et le co=encement d'un autre Sahara. L se trouve l'isthmelibredesablequimet en communication deux compartimentsparailleurspeu prstan-ches.Deuxroutesl'utilisent.Laplusfrquente longe la mer,c'est celleque lesgographesarabes ne manquent jamais dedcrire; la route ctirede la Marmarique,celleolesOuled-Alimnent une existenceprcairedecaravanierset decontreban-diers.Elle est d'ailleurs aussi maritime queierrestre; les rarespointsd'eauont t,traverslessicles, lesaignadeset les abris du cabotage.Cemince cor-dondeviehumaine, lahauteurdesdernires vagnes, est le li en unique entre le Cherg et le Gharb, l'estetl'ouest,cesdeuxmoitisdumondemusul-man,douttousleschroniqueursarabessoulignent lesdiffrencesprofondes.Lelongde cette voie, L'GYPTE 163 demimaritime,il est difficiledeprciserledegr d'assistancemutuellequese sontprtelescara-vaneset lesbateaux.Beaucoupd'armes l'ont sui-viedepnisl'Islam;lesarmesarabssuccessives allant laconqutedu Maghreb;lesarmesFati-midesallant laconqute del'gypte; ilest clair qu'ellesontrequispourleursapprovisionnements l'appui d'uneflotte.LeChergetle ,GharbsontlIi profondmentsparsparledsertIiliyque,qu' - proprement parler ils communiquent par mer . AUSSI bien, la colonisationorientale,par voie de mer, des PhniciensetdesCarthaginois,aprcdlacon-qutearabe dedeuxmillnaires.Leseulportun peuimportantdetoutecettectetaitPartho-nium,aujourd'hui Matrouh,parce que c'estle port leplusrapprochdeSiouah.C'estSioualr,l'oasis deJupiter Ammon,qui est le grand nom,lecentre historique.C'est lquelesPharaons leuravne-nement venaientse fairediviniser;et c'estl que, leurexemple,Alexandrele Grand,leursucces-Beur,aeupourpremiersoindevenirsefaire oindrefilsd'Ammonpa"legrand prtre.Ilserai t lgitime dedonner l'isthme lenom de Sioualr. Nousn'avons pasencore surSiouahderensei-gnements. topographiques Bigologiquesdtaills. On voit seulementlesgrandes lignes.L'oasisest la basedu grand escarpement qui limite partout au sud la Marmarique.Cettetrs longue falaiseconti-nueestpartout' unelignedeconLactgologique entre lescouchesmiocnesde la Marmariqueet les. t \ \ \ ! 164LESAHARA couchesocnes.Apparemment, lessourcessont alimentesparunenappeprofonde,commedans lesoasisgyptiennes.Lafalaiseescarpe court de Siouahjusqu'audelta,et sonpiedestjalonn de raressuintements.ilsn'alimententaucuneoasis, mais ilsamnent, en quelques points,laformation dechotts.Leplusclbreestl'OuadiNatroun, l'extrmitorientale,jouxtantledelta,etdontle natron est exploit.Un autredeceschottsest celui deMoghara,avecun bon point d'eau, mi-chemin peuprsentreSiouahetleCaire.il yalune route dsertique difficile suivre, et par consquent, , surveiller,qui traverseledsertlibyqnedans sa largeur,doublantlavoiemaritime,etaboutissant directement la capitalede la Basse Egypte. Siouah estbien lenuddejonctiondetouteslesroutes occidentales,la clef de l'gypte. Si mal connus que soient encoreleshabitants de Siouah,on saitdumoins,avecquedj ils ne parlent plus ni l'arabe ni le copte.Ilsparlent un dialecte berbre:nous sommes l sur le seuildu Gharb,du monde barbaresque. :t>:c'Il' lf L'GYPTE 165 BIBLIOGRAPHIE Outre lespublicationsdj citesdu GeologiealSurvey: HUME(W.-F.).GeologyojtheEasternDesert.Cairo,1907, SOHWElNFURTH (G.).AujnahmeninderostlichenWuste.Ber-lin,- 1900.1902. -Au}Wegen.Hambourg,192'2. FOURTAU(R.).LaMarmarique (Bulletin Socit khdiviale de gographie.Le Caire,1907)' GAUTIER(E.-F.). Articlesdans AnnalesdeGographie,XXVII et RevuedeParis,1er janvier1918. [l'_l' l f . ill' 1 , li

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, l ! r ~ ~ - - ' CHAPITREIl LESAHARATIBBOU La falaiseescarpe de Siouah secontinue l'ouest parcellequitermineausudlaCyrnaque;c'est toujours la mme limite gologique;elleestjalon-ned'autres oasis,Jeraboub,capitaleduSenous-sismeavecKoufra,Aoudjila,dontlespalmeraies sontdjmentionneslonguementparHrodote. Aoudjila voisine dj avec la grandeSyrte de la cte Tripolitaine;lagranderoutedsertiqned'gypte au Maghreb passe par l.Maisau sud et aucontact immdiatdecetteroute,s'tend.la partiela plus effroyabledu dsertlibyque,les solitudestravers lesqnellesAoudjilaetDjerabouhcommuniqnent si pniblement avecKoufra.C'est toujours la cloison tanche et,son abri,comme daus l'anglemort, l'cart de lacirculation gnrale, se trouve le Sahara desTibbous.Cesont lesseuls Sahariensnoirsqni aient conserv',jusqu' nos jours,une existence-na-tionale indpendante. Parmilesconsqnencesdeleurisolement,il il fallucompternaturellementlesdifficultsde l'ex-i i 1 ,r 'l".. 168LESAHARA ploration. Barth et Rohlfsont vainementessayde pntrerdansleSaharatibbou.Nachtigallestle premierEuropenquiyait russi;son livreest rest pendaut quarante ans le seuldocumentsur la rgion;et mmeille resteencoredansunecer-, Laine mesure.Les troupes franaisesdu Soudanont occup le pays danssa totalit;lamissionTiIhol'a tudi longuement; mais les publications franaises retardespar laguerre sontencoreincomplteset fragmentaires;naturellementlesrenseignements qu'ellesapportent sont beaucoup plusprciset plus scientifiques;lacarteTilho,enparticulier,nous ,donne du Sahara tibbou une image tout fait nette. Maisladescriptiond'ensembledeNachtigall reste encoreindispensablepourl'intelligencedusujet. Lestudesfranaises,d'ailleurs,enontconfirm l'exactitude. LETIBES1'I.- LesTibbousont unecitadellequi taitresteinexpugnable traversles millnaires. C'est le Tibesti,l'un des deux massifsquidominent tout le Sahara;l'autre tantleHoggar.-D'aprs des mensurations qui semblent prsenter dehautesga-ranties d'exactitudes,leTibestiale plus haut som-metduSaharaentier,3.400mtres.C'estl'Emi Koussi, un superbe volcan,dont Tilho nous a donn une carte dtaille,parfaitementconserv,compa-rablel'Etnapar sesdimensionset par son dessin gnral,couronn par unecaldeiraavecsolfatares. Cevolcan presqu'actuel,n'estnullement ,i :'0_..,,'l ,,'.' daprisle ColonelTil ho . 1 dauxde p////e __lQrrent.'Sec EchelleKi,lomlriquai " "".j$ ".a " l " ., LESAHARATIBBOU177 Onconnat mal la route entreKoufraetleBor-kou,largionau nordduTibestiest parfaitement inconnue.Ilestvidentquelesvallesdumassif doivent s'y prolonger plus ou moins et yalimenter une nappe souterraine. Koufra estdansun paysage de falaiseset degaras,dcoupes par l'rosion dans . legrs.Lecontrasteestvif avecla plainesansfin duserud'unemonotoniedsesprantetravers laquelleonarriveKoufrapar le nOrd.Lapierrea YUdans lesd immdiatde Koufra,unechanede montagnes qui serait, d'aprs les indignes, un der-nier peron d Tibesti. Entoutcas,KoufraestrestdomaineTibbou jusqu' une poque voisine de nous,on le sait dj. NonseillementKoufra,maisaussiKebir,onvoit encore,d'aprsLapierre,lesruines de villages tibbous.La conqutearabedes Sen=l ::J"; *l1l: ."v o[v.....;

:> " 1 " .....; ~='':' " " a .~H_ '"" ..., Clic/Ildusen'IeepllOt"gmplliqueailGouvernementGlliral PL,XXIV,_MHARISTESDESCOMPAGNIESSAHARIENNESENUNIFORME, CesontdesChaambas(tribuarabe) CONCLUSION225 exemple,et lereg.Lescharsde guerredesPha-raons en avaient dj fait l'exprience, comme d'ail-leurs de nosjoursau Kalahari les grandschars des Boerstranspar desbufs.n reste pourtant une difficultsurmonter.Quand ils'agitdefranchir desmilliersdekilomtres,lesautosdutypeexis-tantn'arrivaientpas constituerelles-mmesleur approvisionnement d'essence. Cette tche incombait aux caravanes de chameaux,pour qui elle tait cra-sante.Le problme tant videmment de substituer lesautosauxchameaux,ceproblmesetrouvait dplac, maisnon pas rsolu. On n'oserait pas affir-mer qu'il le soit tout fait.Pourtant d'normes pro-grsonttfaits.AUXiraidssensationnels succde dj l'organisation de services rguliers. Grce aux automobileset aux avionspourra-t-on se passer de chemins defer?Nos habitudes d'esprit nous entranent concevoir le chemin de fer comme labase de tout trafic.Sauf engypte,leschemins defer transsahariens sont restsl'tatde projets; 1Jlaiscesprojetsont pullul;l'ideseprciseet prendcorps;surtoutdansleSaharafranais.En Algrie,les dpartements deConstantineetd'Oran sedisputent la ttede ligue.Le chemin de ferpas-sera-t-il par le groupe oriental des oasis, l'Oued R'ir et Ouargla;ou par le groupe occidental,suivant la rue de palmiers? Dans les deux cas,un terminus invitable est la boucle du Niger.MaisleTchad ne peut pas: restr ternellementisolau cur math-matiqueducontinent.Unprojetdechemin defer LESAITARA." ,5 226LESAHARA transafricain par le Hoggar et le Tchad allait rejoin-dre le futur chemin de feranglaisdu Capau Caire. Ceprojet est mme le seul qui ait reu un commen-cementtrsmodested'excution;unemissipn d'tudesatenvoye,qiafaitfairelacarto-graphieduSaharadesprogrsintressants.Les Soudanais, avec le colonel Tilho,projettent un che-min deferqui desservirait leSoudansurtoutela longueur,etsurlequeldestranssahariensvien-draient se brancher.Car il yaura plusieurs transsa-hariens:leplus court etleplusais11imagi"er seraitlecheminde fer italien,qui uniraitle golfe desSyrtesau lacTchad,en utilisant la plusvieille voie commerciale du Sahara, celle du Fezzan. Cesprojets ne sont pas des rves. Des forcespuis-santes semblent devoir entraner le Sahara dans des voiesnouvelles.Lechi:flretotaldelapopulation saharienne ne peut pas tre fix; mais coupsT il est insignifiant ;cettemoiti ducontinent est pra-tiquement vide.C'est une difficult,mais c'est au""i ungrosavantage.L'Europene trouvepasici de population indignedenseet enracine avecqui il soit ncessairede compter.Et,parcontre,l'Euro-. pentrouveunclimat,dontil esttablipratique-ment que la race blanche mditerranenne s'accom-modeparfaitement. En ce qui concernelapartie occidentale,les suc-csde la politique et de la colonisation franaiseau Maghrebsemblentl'entranerinvitablementau Sahara. Pour tablir un lien la foissentimental et ;;;' CONCLUSION 227 d'affairesentrelescolonset lesindignesil faudra fairequelquechose, associer Jesdeux lments dans une grande tchecommune;elles'offreauSa hara . et nulle part ailleurs. Lesmeilleureschancesd'avenirduSahara sont dans sa situation plantaire. Il s'interpose entre deux grandesrgionsviolemmentcontrastesquiont besoin l'une de l'autre et quis'attirent violemment. D'une part,lesagglomrations humainescivilise s del'Europeoccidentale,et,d'autrepart,lestro-piques africains aux richesses agricoles inexploites.. L'Europe d'aprsguerresentplusvivement lebe-soind'changersesproduitsmanufacturscontre desproduitsalimentaires.Certainementaussiil faut faire la part desbesoins imaginatifs de paysages nouveaux notre poque degrand tourisme.L'Eu-rope,sion peut dire,afaimdeses tropiques.Elle en atsparedepuistoujoursparl'obstacledu Sahara,dont le rtrcissementde la plante notre poque souligne l'absurdit.Cetobstacle devrasau-ter;ilY al unencessitprofonde.On sentdj quelebrauleest donn.LeSaharacommenceun nouveau chapitre de son histoire. ,'J, 0_, ,.-" t 1 Cf'[Ir r:;. w TABLEDESFIGURES 1.SCHMADUSAHARAOCCIDENTAL...............!il, :1.SCHMADUSAHARAORIEl'lTAL........... .2f) 3.CLARIASLAZElU.(OATFIsa). " . . . . . . .. . .63 4.- CAPTUREDOLOGONEPAR'LEBASSINDUNIGER. ... "..77 5.- L'OUEDSAOURAETSONERG............................85 6.- COURSTERMINALDELASAOURA '......................89 7- CAPTUREPARENSABLEMENTDEL'OUBDZOUSFANAPARL'OUED GUIR... _.... , ._. ," ... ,.93 8.- L'OUEDIGHARGHARETSONERG.... ..99 9.- ESQUISSEDUCRATREDEL'EMI-KoU881 ,.. ,......16\) 10.- LEHOGGAR................189 TABLEDESPLANCHES PL.1.- L'ANTlLOPEADAXDU. SAHARAALGRIEN...............16 PL.Il. - LE(fREG>1, ENUNPOINTDUREGIMMENSBENTREDUAL-LENETTESSALIT.. . . .17 PL.III.- LEPIC SOMMETDUHOGGAR................32 PL.IV.,....- LETRrDENTDELAKOUDIA(HOGGAR)................33 PL.V.- AuDSERTLIBYQUE;RGIONDEKUARGA(ouKHARGEU).48 PL.VI.- LESPREMIERSCHICOTSDEL'ADRARDESIFOR'ASSsua-GISSAN'l'BRUSQUEMENTDUREG,QUANDON DUNORD PL.VII.- AUTOURDELAGARAKRIlU(SUDD'OUARGLA).LBS /'9 VAGUESDESPETITESDUNES.....64 PL.VIII.- DUNESSURVOLES,RGIOND'ELOUED......... 65 PL.IX.- LENIGERAUXHAUTESEAUX.R.ltGIONDETOMBOUCTOU.80 PL.X.- L'OUEDSAOURAAKSRZAZ,ENTRELEGRANDERGETLES ROCHERSNOSDELACHAINED'OUGARTA...................81 230TAB LED ESIL LUS TRAT ION S PL.Xl.- LEPLATEAUDESDAYAS,AUSUDDELAGHOUAT.......96 PL.XlI.- LESAJOURSDESVILLESSAmms(DJEDDA,YAMBO).97 PL.XIII.- CHAMEAUXEXPOIl.TSD'ALGRIEENG"YPrnPENDANT LAGUERRE..................128 PL.XIV.- COLONNADEDUTEMPLED'BIBrs(VUEENCO:NTREBAS). OASISDEKHARGA(OUKHARGEH)......129 PL.XV.- UNCANYONDUMOUYDIR(GORGESDETAKOUl'>ARET) DANSLESGRsSILURIENS(OUPEUT-TRECAMBRIENS) "144 PL. XVI.- BETYLES PHNICIENS (P) DETABELBALET (ENTRE R'AnAMS ETINSALAII) . ,_...................145 PL.XVII.- OASISDUSOUF(RGIOND'ELOUED)...............176 PL.XVIII.- AuREGGAN(BASTOUAT).PuITSD'ARATIONDES FOGGARAS .- . -...I'J PL.XIX.- OASISDETOLGA,PRSBISKRA;UNPUITSARTSIEN.Ig2 PL.XX.- UNE-KHOTTARA(CHADOUFG'YPTIEN)DANS DE TIMMOUDI,BASDEL'ommSAOURA.......................193 PL.XXI.- OASISD'IN-SALAH ;....................208 PL.XXII.- TEMAClNDANSL'OUED TYPEDEKSARSABA1UEN..209 PL.XXIII.- TOUAREGS,HtlMEETFEMME22k PL.XXIV.- MHARISTESDESCOMPAGNIESSAHARIElIlli!ESEN FORME................................................225 TABLEDESMATIRES LIVREPREMIER CHAPITREUNIQUE.- GENERALITEs SURLESAHARA, SASTRUCTURE,SONCLIMAT,SESLIMITES ..... : .... Caussgnrales. p.II. - Gologie,p.14.- Orogra-phie,p.16.-'- Le climat, p.18.- La vie des plantes et desanimaux, p. !lS. LIVREII LAVIEPHYSIQUE ACTUELLEETPASSEAUSAHARA CHAPITREPREMIER.- LOISFONDAMENTALESDU MODELEDESERTIQUE ............................ .. Les bassins ferms,p.39'- Lesloisdel'rosionflu-vialeau dsert,p.4:1.-- rosion olienne,p. 46. 9 CHAPiTRE Il. - LEPAssE............................59 AnciennetduSahara, p. 59.- Lesouedsfossilesdu Sahara,p.61.- Le dsert libyque,p.67. CHAPITREIII.- LESRIVIRES.LACIRCULATION SUPERFICIELLEDESEAUX.........................71 LeNiger,p.7:A.- LeChari etleTchad.p. 74. Le Nil,p.78.- L'ouedSaoura, p. 83.- L'ouedIghar-ghar, p.94. - Le desschement du Sahara, p.roo.-Cycles d'rosiondsertique,p.ro3. CHAPITRE IV.- OASISET TANEZROUFTS........... ..II5 LesTanezroufts,P.-1I7. 232TABLEDESMATIRES LIVREIII L'HISTOIREDUSi\HARi\ CHAPITRE UNIQUE.- L'INTRODUCTIONDUCHAMEAU ET SESCONSQUENCES .......................... .. Nomadesblancs et agriculteurs ngres,p.LIVREiv LESRGIONSDUSAHARA CHAPITRE PREMIER.- L'GyPTE .................. . Lesctes,p.145.- La voie duNil,p.148.- Organi-sation du dsert gyptien,p.150. - Insignifiance des nomades, p.152. - Lesoasisgyptiennes.p.'158._ L'isthme de Siouah,p.162. CllAPITRE II.- LESAHARA l'IBBOU ................. . .LeTibesti,p.168.- LeBorkou,p.173.- Koufra, p.'75. CHAPITRE III.- LEFEZZAN ........................ .. Fezzan,proprement dit, p.182.- LeKaouaretBilma. p.,86. CHAPITRE IV.- LESAHARA TOUAREG ............... . Le Sahara algrien,p.191.- R'adams et R'at,p.Igl. - Oasisalgriennes,p.193.- Les nomades,p.':105. - Chaamba etTouaregs, p.',108.- Lalisire souda-naise,p.:a 12.- La p.!n6. CONCLUSION .................................... . Abbeville.- ImprimerIeF.PAILLART .. 129' J 115. ,67 '71} r87 2" .. 1.. {', .+ ;:- -,:' '1.: "11, i ., ."

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