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Download Edition nآ° 01 | Juin 2013 L'e cأ¨slexces- devenus des pop stars. En effet, les artistes aux platines

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  • L'e cès Magazine

    PH O

    TO E

    VA K

    U RT

    Edition n° 01 | Juin 2013

  • Eva, j’ai une idée dingue et j’aimerais bien la réaliser… mais pour ça j’ai besoin d’aide et je pense que tu corresponds au genre de personne qu’il faut pour un projet pareil.

    J’aime beaucoup écrire des textes, des articles pour le journal. Sauf que ça ne me suffit pas ! Il me faut plus… Je sais que tu aimes la musique autant que moi et tu adores prendre des photos ! Si on lançait notre propre magazine ? On ferait avec les moyens du bord et on demanderai de l’aide à notre entourage… ? !

    Vas-y !

    T’as le don de toujours me proposer des plans fous. Mais ça me va ! Reste près de ton téléphone, je t’appelle dans cinq minutes pour qu’on en parle !

    Pour comprendre : il y a une année…

    édito 21 h 10

    21 h 12

    21 h 21

    21 h 19

    Un peu après cette conversation, nous avons appris que le canton du Jura mettait au concours une somme d’argent pour les jeunes qui voulaient concrétiser un projet. Ça ne pouvait pas mieux tomber ; nous avons décidé de tenter notre chance mais en attirant l’atten- tion du jury de façon originale. Le projet que nous avons envoyé était sous forme de court-métrage d’une dizaine de minutes (vous pouvez consulter la vidéo sur le site www.jura.ch/Carrousel/Prix-Jeu- nesse-2012.html) et c’est ce dernier qui nous a permis de remporter le prix jeunesse 2012 !

  • L’Excès I Juin 2013 I 03

    sommaire Artistes internationaux

    Artistes de chez nous

    Agenda

    Overgrown

    Remerciements

    Zoom sur Alejandro Reyes

    Statut Ajouter des photos/vidéos

    Page 04

    Page 10

    Page 13

    Page 17

    Page 18

    Page 19

    Comment allez-vous ?

    Dramatic Sex foundation

    The Clive

    Essex Groove

  • 04 I Juin 2013 I L’Excès

    Jef Martens, connu sous le nom de Basto ! est un disc-jockey et producteur belge. Son père était déjà aux platines et c’est ainsi que Jef et son frère ont baigné dans la musique. Ses références naviguent de Bach à Beyoncé en passant par U2 ou Miles Davis, Jef s’inspire de différents genres. Il a créé le sien dans l’electro-house. C’est avec ses tubes Gregory’s Theme, et Again and Again, que Basto ! s’est fait connaître sur la scène internationale. L’artiste a fait bou- ger des milliers de personnes au célèbre festival belge Tommorrowland (où le clip Again and Again a été tourné). Là-bas, il a fait le show grâce à un instrument étrange dans les mains d’un DJ, un véritable piano à queue. Basto ! se régale d’en jouer. Et ça se ressent dans sa musique : on en retient la mélodie avant les beats. L’artiste nous en parle.

    La mélodie d’abord « Chaque titre, je le commence derrière le piano ou la guitare, parce que la mélodie doit être assez forte pour te toucher, avant d’y mettre tous les effets électroniques en studio. Les gens, lorsqu’ils chantent une chanson, ce n’est jamais le beat mais toujours la mélodie qu’ils fredonnent », explique-t-il. Une préoccupation qui n’est pas prioritaire dans la démarche d’autres DJ. Basto ! partage son art dans des lieux variés. Il n’a pas de préférence entre les petites scènes et les grandes : « Parce que

    la variation, c’est toujours très intéressant. Après dix shows dans des petits clubs, tu en as assez. De grandes foules tout le temps, ce n’est pas très intéressant non plus. C’est énorme, mais on n’a pas le contact person- nel avec l’audience. Dans un petit club, on est beaucoup plus proche des gens. C’est tout à fait différent », apprécie Basto !

    Etre DJ, c’était plus dur avant A l’époque de son père, être DJ était un art tout à fait différent. Lors de réceptions, les gens venaient principalement pour man- ger, discuter ; c’était donc un challenge de les faire danser. « Aujourd’hui quand je joue, tout le monde vient pour bouger et avoir du plaisir », constate l’artiste. Doré- navant donc, les danseurs viennent d’eux- mêmes sur la piste, ce qui ne remet pas en questions les performances des DJ, eux qui sont devenus des pop stars. En effet, les artistes aux platines ne jouent pas ce qui est à la mode, puisque leurs fans désirent des titres originaux. « Maintenant le but d’un dj-producteur c’est de faire un show comme les chanteurs et les chanteuses font un show », explique Basto !

    Mais alors, c’est quoi la recette de son succès ? « Le succès je pense que c’est travailler beaucoup. Parfois tu fais des choses qui marchent très bien, parfois d’autres qui ne marchent pas et chaque fois tu dois

    recommencer à nouveau et travailler plus que d’autres, ça c’est la recette », confie l’artiste. Concernant les projets de Basto ! il y a un album en cours. Mais en dehors de ses travaux solos, Basto ! collabore égale- ment avec son frère dans le concept Lazy Jay. C’est d’ailleurs eux qui ont travaillé avec Will.i.am et Britney Spears sur le titre Scream and shout, et pour tout vous dévoiler, un prochain titre entre Lazy Jay et Will.i.am se prépare pour les mois à venir, restez attentifs !

    Aline Fragnoli

    Dj Basto ! électro

  • L’Excès I Juin 2013 I 05

    Le groupe s’est formé sur une occasion assez amusante : c’était une commande d’une boîte de prod’, pour une musique de film porno- graphique des années 30’. « On n’était pas acteurs, on était juste musiciens », tient à préciser l’un des membres. C’est donc dans un éclat de rire que commence l’interview.

    Un genre de musique encore méconnu Caravan Palace se classait tout d’abord dans le swing manouche par sa formation de groupe traditionnel – c’est à dire guitare, violon et contrebasse. Mais à côté, le groupe était attiré par la musique électronique : tous les membres en faisaient, chacun dans leur coin, devant un ordinateur. « C’était natu- rel pour nous de mélanger les deux à un moment. On ne savait pas ce que ça allait donner, on s’est un peu laissé faire et après le film porno

    justement, il y a eu une prise de conscience. Il y avait peut-être quelque chose à créer et on s’est donné le moyens », expliquent-ils. Sauf que pour se situer dans le monde de la musique, il n’y avait pas de référence et cela était problématique. En effet, du point de vue de la production il y a un besoin de classifier afin de comparer et d’estimer les réactions du public. Quelques groupes, quelques titres se classaient dans le genre electro-swing mais uniquement un petit nombre. « Pourtant de plus en plus on sent que l’électro swing est un mouvement qui intéresse les gens. Un peu dans tous les pays étonnamment », commente un musicien. On s’accorde donc à dire que Caravan palace a contribué à populariser ce genre. Pourtant le groupe reste humble « On n’était pas tout seul, loin s’en faut », dit l’un des membres.

    La composition de la musique Les quatre compositeurs sont également producteurs de musique électronique et ils possèdent chacun un studio. C’est sans dire qu’ils travaillent un, deux, trois, plusieurs morceaux. Pour autant que le son plaise à tout le monde, ils se mettent alors à bos- ser dessus. Le chant vient vraiment à la fin, quand le morceau est fini, limite quand il est structuré. C’est là qu’intervient Zoé qui écrit des textes et des mélodies. « En échantillon- nant des bouts de voix à droite à gauche, on arrive à créer des couplets de voix et cela simplement en piochant des minis bouts de

    voix que tu passes dans des samplers (ins- trument de musique électronique capable d’enregistrer, d’échantillonner des sons) et que tu tripatouilles dans tous les sens. C’est un exercice qui nous amuse bien ! C’est un peu de la composition de laborantin, c’est expérimental ! », s’exclament-ils. On comprend donc que cela leur prenne du temps. « C’est bien aussi de disparaître, tu ne vas pas revenir tous les ans. Parce qu’au bout d’un moment si les gens nous voient trop ils en ont marre. Je pense qu’on pourrait très certainement faire plus vite mais c’est bien de se faire désirer aussi, pour mieux revenir. Je suis contre le fait de sortir un album tous les ans, ce n’est pas le but si on veut durer. Il faut temporiser », conclue le groupe.

    Aline Fragnoli

    gswing Caravan Palace

    PH O

    TO E

    VA K

    U RT

    DESS IN F

    IONA RIA

    T

  • 06 I Juin 2013 I L’Excès

    De son prénom Aurélien et de sa passion pour les mangas, on contracte « orel » et « san » – suffixe qu’on ajoute à la fin d’un nom afin de montrer le respect. L’artiste s’est fait entendre par des titres cash, mais aussi par la chanson « La terre est ronde ». C’est dans les backstages que nous avons la chance de rencontrer l’artiste. L’émerveille- ment est là. De part et d’autres, des loges portant le nom d’artistes renommés ; l’envie de frapper à la porte pour les voir est à son comble ! Mais concentrons-nous, une inter- view nous attend.

    En tant que femme, on s’offusque lorsqu’on entend un titre comme « Saint-Valentin » ; en tant qu’homme, on rit. De la provocation gratuite ? « Saint-Valentin était un texte muri, mais comme ce sont des blagues de cul ça ne donne pas l’impression que c’est réfléchi », explique l’artiste. En résumé, a