e ric jehe lmann , phil ippe r ouss ele t prÉse n t ent .germinal, la reine margot, jean de...

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  • E R I C J E H E L M A N N , P H I L I P P E R O U S S E L E T E T J R M E S E Y D O U XP R S E N T E N T

    Au cinma le 13 avril

    L E C H E F - D U V R E D E R O M A I N G A R Y

    C AT H E R I N E M c C O R M A C K F I N N E G A N O L D F I E L DPAW E L P U C H A L S K I N E M O S C H I F F M A N

    U N F I L M D E

    E R I C B A R B I E R

    C H A R LO T T EG A I N S B O U R G

    P I E R R EN I N E Y

    D I D I E R B O U R D O N J E A N - P I E R R E D A R R O U S S I N

    DISTRIBUTION PRESSE

    A-Z FILMS821, rue Saint-GermainMontral (Qubec) H4L 3R7Tl: (514) 744-6440 / Fax: (514) 744-5438azeind@azfilms.ca

    IXION COMMUNICATIONS190A, Avenue de l'pe

    Outremont (Qubec) H2V 3T2Tl : (514) 495-8176

    info@ixioncommunications.com

    Photo, dossier de presse etc. tlchargeables sur le site

    www.azfilms.caOnglet : Presse / Nom d'utilisateur : azfilms / Mot de passe : presse2007

  • SYNOPSISDe son enfance difficile en Pologne en passant par son adolescence sous le soleil de Nice, jusqu ses exploits daviateur en Afrique pendant la Seconde Guerre Mondiale Romain Gary a vcu une vie extraordinaire. Mais cet acharnement vivre mille vies, devenir un grand homme et un crivain clbre, cest Nina, sa mre, quil le doit. Cest lamour fou de cette mre attachante et excentrique qui fera de lui un des romanciers majeurs du XXme sicle, la vie pleine de rebondissements, de passions et de mystres. Mais cet amour maternel sans bornes sera aussi son fardeau pour la vie Le film LA PROMESSE DE LAUBE est ladaptation cinmatographique du roman culte de Romain Gary.

  • En adaptant le chef duvre de Romain Gary cher tant de lecteurs, nous souhaitions revenir un cinma ambitieux et populaire dans la ligne de films tels que LE HUSSARD SUR LE TOIT, GERMINAL, LA REINE MARGOT, JEAN DE FLORETTE, etc... Un retour un cinma classique et spectaculaire qui se fait plus rare aujourdhui.

    Tourn dans 5 pays pendant 14 semaines, LA PROMESSE DE LAUBE nous entrane de la Pologne des annes 20 au Mexique des annes 50 en passant par le dsert africain, Nice et Paris avant-guerre ou encore Londres sous les bombesUne pope spectaculaire et intimiste au cur de lHistoire.

    Eric Jehelmann et Philippe Rousselet

  • Comment est n le projet de faire un film partir de La Promesse de lAube ?La Promesse de lAube est un livre que le producteur Eric Jehelmann voulait adapter au cinma depuis long-temps. Il men a parl ds quil a su que les droits se libraient. Je ne connaissais pas lensemble de luvre de Romain Gary, mais javais lu ses livres les plus im-portants. mes yeux Gary tait surtout un personnage romanesque, nigmatique, le mari de Jean Seberg et lorchestrateur de cette formidable mystification littrai-re qua t laffaire mile Ajar. Gary est double, triple, multiple. Ambassadeur, cinaste, romancier se dissim-ulant souvent sous divers pseudonymes, il est Polonais, Russe, Franais, un Juif dont la mre se prcipite chez le pope au moindre souci et qui se dcrit rgulire-ment comme oriental, quand ce nest pas tatar La Promesse de lAube, que javais lu pour la premire fois au lyce, est un grand livre qui offre un clairage formidable sur cette personnalit insaisissable. Jai t tout de suite intress par le projet et je me suis plong dans le travail en me demandant comment adapter un tel livre

    Quelles sont les inquitudes principales du cinaste quand il se lance dans ladaptation de ce classique ?

    La Promesse de lAube est un conte picaresque, un roman daventure initiatique qui retrace 20 ans de la vie de Romain Gary et de sa mre. Ils sont bringuebals de pripties en pripties, de pays en pays. Leur vie est une suite doccasions saisies ou manques, de rencontres, de hasards heureux ou malheureux. Cest un foisonnement de situations. La matire premire du roman dpasse tout entendement et lon est confront une multiplicit de scnes qui donne le vertige. Il fallait trouver une forme scna- ristique pour conserver lessence du roman tout en le rduisant de ses deux tiers. Javais dcoup le roman en toutes petites units dactions : la fin du livre, javais recens 876 units Jtais videmment oblig de raccourcir. Ou plutt de concentrer. Je me suis sans cesse demand quand la trahison tait acceptable et quand elle ne ltait plus. Je voulais tre absolument fidle lesprit du roman.

    ENTRETIEN AVEC ERIC BARBIER

  • Dans le livre, la continuit historique est totalement bouleverse : on passe en perma-nence dune poque une autre.

    Cest surtout le dbut du roman qui fonctionne ainsi. Gary a structur son livre en trois grands actes : len-fance en Europe de lEst, la jeunesse en France, et lge dhomme avec la guerre mais il fait des allers-retours dans le temps, il relie des vnements de diffrentes poques entre eux pour analyser, dvelopper certains thmes, ides et rflexions sur son pass. Le procd est trs beau et fonctionne bien en littrature mais il nest pas transposable tel quel au cinma. Jai donc organis mes units daction dans lordre chronologique de lhistoire avant de resserrer le rcit pour entamer une approche plus cinmatographique. Le film sorganise ainsi de manire plus classique que le livre, mais ctait ncessaire pour rendre compte de la dimension pique et initiatique de lhistoire. Je voulais que le spectateur puisse la suivre le plus simplement possible. Adapter un livre est un exercice de loyaut trs particulier. Et qui se rvle dailleurs dautant plus particulier dans le cas du livre de Gary

    Pourquoi ?

    Parce que dans La Promesse de lAube, le vrai et le faux, le rel et limaginaire sy mlangent tout le temps. Cest un rcit autobiographique o la mmoire

    est sublime, les souvenirs reconstruits. Des pisodes du livre que jimaginais faux se sont rvls exacts et dautres vnements trs importants de sa jeunesse, dcouverts depuis louverture des archives de Wilno en 2014 pour le centenaire de sa naissance, ne sont jamais mentionns. Par exemple Romain Gary avait un frre an Joseph, qui tait le fruit du premier mariage de sa mre. Joseph a pass une anne entire Wilno avec Romain quand ce dernier avait une dizaine dannes, puis Joseph est parti Wiesbaden o il est mort dune maladie grave alors quil avait une vingtaine dannes.

    En fait, un crivain comme lui ne cesse dj dadapter sa propre vie.

    Exactement. Il puise dans la matire relle de son pass mais il la transcende pour la rendre pique, extraordinaire . I l fallait respecter cet trange va-et-vient. Ensuite, lune des principales difficults dans ladaptat ion consistait rendre concret le cadre dans lequel se droule lhistoire. Parce que si lon regarde de

    prs le livre, on se rend compte que peu de dtails sont donns. La ralit ny est jamais dcrite avec prcisions. Elle est comme abstraite. Le contexte nest pas trait. Si la squence se situe Wilno, quest-ce que je filme exactement ? Quest-ce que je montre ? quoi ressemblait le quartier dans lequel vivaient Romain et sa mre ? Jai t amen faire beaucoup de recherches en marge du livre pour arriver incarner les lieux comme les gens voqus dans le livre, pour me reprsenter le tissu social de chaque ville o les personnages passent. Concernant Wilno, il y a par exemple deux livres qui mont beaucoup aid : Yossik : Une enfance dans le quartier du vieux march de Wilno, 1904-1920, de Joseph BULOV. Cest un bijou ! Lhistoire dun enfant dans cette ville en 1918. Il est conu linverse de celui de Gary, avec un foisonnement de dtails et

  • une richesse dans la description de la ville extraordinaire. Le second est un livre historique Vilna, Wilno, Vilnius la Jrusalem de Lituanie, de Henri Minczeles. Ce sont des lectures comme celles-ci qui mont permis dimaginer le grain de la ralit de lpoque. Ctait trs important de lire des livres comme celui-l, de voir des photographies, daller sur place, pour se donner lide du lieu, de latmosphre.

    Vous tmoignez dun souci de ralisme et de documentation que navait pas Gary mais, en mme temps, beaucoup de scnes sont filmes comme ces souvenirs sub-lims auxquels vous avez fait allusion. Je pense la premire squence Wilno par exemple. Une ambiance inquitante est cre, avec la neige, le brouillard. On est loin de tout ralisme. On se dit que lon assiste un pisode reconstruit par la mmoire, comme un rve

    Ce que vous dites est vrai, mais je ne vois aucune contradiction entre le dsir de se reprsenter le plus exactement possible la ralit passe et le souci dtre fidle la manire avec laquelle Gary parvient souvent transfigurer ou sublimer ses souvenirs. Il fallait savoir do tait parti le romancier. Il fallait se faire une ide de la ralit de Wilno pour mesurer le chemin quil

    parcourt dans son travail dcrivain. propos de cette premire squence Wilno, je voulais un cadre abstrait, le brouillard, une rue assez grande, vide, la neige, et cest tout. Il sagit de la premire scne de rencontre en-tre le fils et sa mre. Nina apparat comme un monstre. On croit quelle est derrire lenfant qui marche puis elle surgit brutalement devant lui. Romain a presque peur delle. Cest la premire rencontre du couple ! Tout de suite, Nina donne Romain son programme : Tu auras une automobile, tu seras ambassadeur de France, tu es le plus grand, tu es le plus beau On va directement au cur du sujet. Jimaginais cette scne, comme une scne onirique.

    Vous avez mentionn votre souci dtre fidle au travail de lcrivain qui revient sur son pass. Avez-vous hsit citer son texte ou avez-vous tout de suite pens quil fallait con-struire le rcit laide dune voix off ?

    Durant tout le roman, Romain Gary commente, analyse, mdite sur son parcours et ds le dbut, je savais que la voix off serait omniprsente. Le texte de Gary devait tre le conducteur du rcit qui me permettrait doffrir un contre point souvent drle et dcal. La voix off ra-conte des faits parfois graves ou tragiques avec lgret, ironie, ou tendresse en chappant lapitoie