Dictionnaire Tamazight-Francais Edition 2012 Maroc Central Ali Amaniss

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Dictionnaire Tamazight-Francais, Edition 2012Revenue Corrigee et augmenteeTamazight, Berbere, Maroc, Berberes, BerbersMaroc CentralAli Amaniss

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<p>an iss ,1 98 020 12 .</p> <p>A</p> <p>ll rig ht</p> <p>DICTIONNAIRE(Parlers du Maroc-Central)dition 2012A A li A m an iss ,1 98 020 12 . A li A m an iss ,1 98 020 12 . A ll rig ht s re se rv ed . ll rig ht s re se rv ed .</p> <p>Tamazight-Franais</p> <p> A</p> <p>li A</p> <p>m</p> <p>Revue, corrige et augmente</p> <p>s</p> <p>aliamaniss@yahoo.comAli Amaniss, 1980-2012. All rights reserved.A Ce texte est compos en L TEX disponible ladresse web: www.miktex.org</p> <p> A</p> <p>li A</p> <p>m</p> <p>an iss ,1 98 020 12 .</p> <p>A</p> <p>ll rig ht</p> <p>s</p> <p>re se rv ed .</p> <p>re se rv ed .</p> <p>Ali Amaniss</p> <p> A li A m an iss ,1 98 020 12 . A ll rig ht s re se rv ed .</p> <p> A</p> <p>li A</p> <p>m</p> <p>an iss ,1 98 020 12 . A ll rig ht s re se rv ed .</p> <p> Lilo &amp; Stitch</p> <p>1925 2005</p> <p> A li A m an iss ,1 98 020 12 .</p> <p>li A</p> <p> A</p> <p>m</p> <p>Ohana means family. Family means nobody gets left behind, or forgotten.</p> <p>Dedicated to the loving memory of my mother Aicha.</p> <p>an iss ,1 98 020 12 .</p> <p>A</p> <p>ll rig ht</p> <p>A</p> <p>s</p> <p>re se rv ed .</p> <p>ll rig ht</p> <p>s</p> <p>re se rv ed .</p> <p>Remerciements stnemeicremeR</p> <p>an iss ,1 98 020 12 .</p> <p>m</p> <p>li A</p> <p>Je remercie notamment les membres de ma famille large et restreinte qui mavaient support et soutenu tout au long de llaboration et de la rdaction de cet ouvrage, spcialement ma femme et mes enfants, auxquels je manquais souvent dattention. Ils comprendront que leur patience nest pas vaine.re se rv ed . A li A m</p> <p>an iss ,1 98 020 12 .</p> <p>A</p> <p>ll rig ht</p> <p>s</p> <p>an iss ,1 98 020 12 .</p> <p> A</p> <p>A li A A li A m an iss ,1 98 020 12 . A ll rig ht s re se rv ed . m</p> <p> A</p> <p>ll rig ht</p> <p>s</p> <p>re se rv ed .</p> <p>Je tiens remercier tous ceux qui, de prs ou de loin, avaient contribu llaboration de ce dictionnaire. Ils sont nombreux et souvent inconscients de leur contribution et il nest pas possible de tous les nommer dans ce petit espace.A ll rig ht s</p> <p>re se rv ed .</p> <p>IntroductionLe Berbre et les BerbresLe Berbre, que nous appellerons Tamazight (prononc en Franais Tamazirt avec un r graci), est la langue indigne de lAfrique du Nord. Elle est parle par les Berbres que nous appellerons Imazighen (prononc en Franais Imaziren), qui est un pluriel dont le singulier est amazigh. Son fminin est tamazight (sing.), timazighin (plur.) et il signie aussi bien la femme que la langue. Dans ce dernier cas, il na pas de pluriel. Tamazight, comme toute autre langue, est constitue dune foule de parlers. Ces derniers sont disperss sur un grand territoire qui couvre de nombreux pays: gypte, Libye, Tunisie, Algrie, Maroc, Mali, Niger, Mauritanie. Cependant lAlgrie et le Maroc sont les deux pays o est concentr le plus grand nombre dImazighen dans le sens qutre amazigh cest parler un des parlers de la langue.an iss ,1 98 020 12 . A m li A ll rig ht s re se rv ed .</p> <p>Selon les rgions, ces parlers prennent des noms dirents. Ainsi en Algrie, nous nous retrouvons notamment avec les Parlers Kabyle, Mozabbite et Chaoui. Au Maroc, il y a trois parlers principaux: Tariyt du Rif (nord du Maroc), Tassoussiyt du Sous (dit Tachelehiyt ou Tachelhit, du sud-ouest du Maroc) et le parler Tamazight du Maroc Central. Les parlers du Maroc Central sont diviss en deux groupes: le groupe du Nord et le groupe du Sud. Les parlers dits du Nord avaient t tudis par une foule de chercheurs au cours du sicle dernier. Ces tudes avaient abouti, entre autres choses, au dictionnaire Tamazight-Franais de M.Tai 1 . Le prsent travail rpond un besoin car le parler des Ayt-Atta, par exemple, na bnci daucune tude que nous aurions pu exploiter. 2 Ne disposant daucune tude antrieure sur le parler tudi, le parler des Ait-Atta justement, nous avons commenc par lire avec prot le travail de Miloud Tai. Par suite, nous avons eectu des enqutes auprs dinformateurs natifs de ce parler. Au cours des conversations qui abordaient dirents sujets, nous avons recueilli de nouveaux mots dont nous avons prcis le sens grce un questionnaire. Les conversations sont rapportes par enregistrement audio avant dtre exploites.an iss ,1 98 020 12 . A li A ll rig ht s re se rv ed . A</p> <p>li A</p> <p>m</p> <p>an iss ,1 98 020 12 .</p> <p> A</p> <p>A</p> <p>1 2</p> <p>M.Tai, Dictionnaire Tamazight-Franais. (Parlers du Maroc Central). Harmattan-Awal, 1991. Tai. p.2.</p> <p> A</p> <p>li A</p> <p>m</p> <p>Aprs une rdaction prliminaire de ce travail, nous avons fait lire le manuscrit et nous avons fait une seconde enqute au cours de laquelle nous avons vri notamment lexistence et le sens des mots rpertoris, des expressions et des exemples rapports.</p> <p>an iss ,1 98 020 12 .</p> <p>A</p> <p>ll rig ht</p> <p> A</p> <p>s</p> <p>re se rv ed .</p> <p>m</p> <p>ll rig ht</p> <p>s</p> <p>re se rv ed .</p> <p>Introduction</p> <p>Les parlers tudisLes parlers quon se propose dtudier ici occupent une vaste tendue gographique qui va du Haut Atlas jusquaux conns algriens. Il est dicile den dlimiter les frontires avec prcision dautant plus quils ressemblent aux parlers du Nord du Maroc Central dans le sens quun natif du Sud comprend aisment les parlers du Nord et vice versa. Nous tentons de rassembler ici, autant que possible, les mots des parlers utiliss dans ces rgions. Les parlers tudis nont jamais fait lobjet dune tude denvergure. Malgr les distances, ils sont proches les uns des autres et ne se direncient que sur des points de dtail phonologiques et sur un lexique qui, sil est vu comme complmentaire, ne prsente aucune dicult majeure de communication. Par exemple, au Sud, le d devient . contrairement au Nord. Cest ce qui justie la taille du t . chapitre concernant la lettre d. Il nous est encore dicile de dterminer si d ou . qui est le phonme t . . original.an iss ,1 98 020 12 . re se rv ed . A ll rig ht s re se rv ed . A li A m an iss ,1 98 020 12 . A</p> <p>La transcriptionm</p> <p>La transcription adopte pour la rdaction de ce dictionnaire est mi-chemin entre la transcription propose par lINALCO 3 et la transcription phontique. Elle a pour objectif de faciliter, le plus possible, la lecture des textes proposs et je crois que le lecteur habitu, un tant soit peu, lire des textes transcrits, dans nimporte quelle langue, ne trouvera pas beaucoup de dicult dchirer ceux de cet ouvrage. Voir les annexes pour plus de dtail.</p> <p>A</p> <p>ll rig ht</p> <p>s</p> <p>re se rv ed .</p> <p>Lorganisation thorique du dictionnaireOrganisation par racine</p> <p>Le dictionnaire est classi par racine. Une racine est une suite nie et contigu de consonnes munie dune classe smantique dnotant lide sous-jacente aux radicales. Dans cet ouvrage, chaque racine est indique par les consonnes qui la composent et dnote une ide. Par exemple la racine RWL est une racine ayant le sens de courir. Lordre des consonnes est primordial car en le changeant, on change de sens comme dans FS qui donne afus (main) et SF qui donne asif (rivire) ou comme dans RD qui donne ired (grain de bl) et DR qui donne ader (baisser, ensevelir). Une racine donne naissance une suite nie de mots dont les principaux sont des verbes et des noms. Un verbe primaire simple peut laisser driver dautres verbes laide daxes. Le nombre de ces axes a t augment dans ce dictionnaire en ajoutant de nouveaux axes dont des notes en annexes expliquent lexistence au moins dans ce parler. Ces axes existent galement dans dautres parlers, au moins sporadiquement, mais nous navons pas tendu ltude ces parlers-l.li A an iss ,1 98 020 12 .</p> <p> A</p> <p>li A</p> <p>Racine simple et racine compose</p> <p>3</p> <p>LInstitut National des Langues et des Cultures Orientales; (www.inalco.fr)</p> <p>ii</p> <p> A</p> <p>li A</p> <p>Les racines simples sont les racines qui ne sont pas susceptibles dtre rduites dautres racines en les dcomposant. Les deux compositions principales sont la drivation par axes et la composition entre deux mots ayant une existence indpendante. Les drivations par axes ont t approfondiesm</p> <p>an iss ,1 98 020 12 .</p> <p>A</p> <p>ll rig ht</p> <p> A</p> <p>s</p> <p>re se rv ed .</p> <p>m</p> <p>ll rig ht</p> <p>s</p> <p>Introduction en dcouvrant de nouveaux axes. Cette tude est donne en annexe. Malgr leort fait dans le sens de la dcomposition et de la rduction des racines, il existe encore certaines racines, supposes comme simples dans le dictionnaire, mais qui demeurent composes. Nous donnons comme exemple le mot ane emis, ine emisen (nouvelle, information) qui est, de toute vidence, un mot prx g g en am mais dont il est dicile de retrouver le verbe initial. Ce verbe initial devrait tre gemes (informer, rapporter une nouvelle). Un autre mot est amerewas, imerewasen (dette) qui est un driv en am et il existe un foule de mots comme cela dont nous navions pas retrouv les racines primaires. Un dernier exemple est tamazirt qui est certainement une drivation en am. Pour gnraliser, nous dirions que tous les mots dont la racine est quadrilitre sont sans doute possible composs et nous ajouterions que tous les mots dont la racine est trilitre sont vraissemblablement composs, mais dans ces cas il est souvent possible que ces compositions soient lointaines. Les racines composes, parce quautonomes, ont en gnral une entre indpendante dans le dictionnaire, mais nous renvoyons chaque fois aux racines qui les composent. Si une racine est indique comme dans lexemple TR FS , cest que cest une racine compose. Ses composants sont simples et forment des racines linguistiquement indpendantes. Nous avons prfr dcrire sparment les mots composs des mots qui les composent an dviter les encombrements et les regroupements de mots nayant souvent quune relation lointaine de sens.an iss ,1 98 020 12 . A ll rig ht s m li A re se rv ed .</p> <p>Les axes</p> <p>Les axes, quils soient nominaux ou verbaux, sont ceux prsents dans la littrature, savoir s, m, n, tu et leur compositions sm, ms, sms, sn. . . Ce sont eux qui ont t prsents notamment dans les travaux de M. Tai et de K-G Prasse &amp; cie4 . Le parlers tudis ont donn lopportunit den ajouter dautres appels dans la littrature les prxes expressifs. Il reste encore beaucoup apprendre sur les raisons dtre et les nuances des formes drives.5 Nous esprons donner ici quelques claircissements ce propos. La dispersion CuC/CiC A li A m</p> <p>4 5</p> <p>Dictionnaire Touareg-Franais. MUSEUM TURSCULANUM PRESS, 2003 Andr Basset. La langue berbre. Oxford University Press. p.13 6 Andr Basset, p.13</p> <p>iii</p> <p> A</p> <p>li A</p> <p>m</p> <p>an iss ,1 98 020 12 .</p> <p>Comme la bien not Andr Basset, cest ainsi, par exemple, qu ct du verbe geli tomber existe le driv qeluli dgringoler o apparaissent entre autre le redoublement et lallongement de la deuxime radicale.6 Il existe en eet une relation de drivation entre les deux verbes: la dispersion dont nous donnons de nombreux exemples. Pour ne donner que quelques uns, dans cet espace, nous citons: berey (concasser) et berurey (tre grossirement concass); fesey (fondre) et fesusey (tre miett); agem (puiser de leau) et legugem (tre plein dun liquide et tre doux au toucher); etc. Dans ce dernier cas, en plus de la drivation de dispersion, nous remarquons quil y a le prxe l que nous prsentons de faon indpendante dans la suite de cette introduction. Ce que dnote cette drivation cest une dispersion de laction ou de ltat du verbe primaire. On peut noter le redoublement de la radicale C par CuC. Dans les faits, il y a une dispersion de cette radicale qui se redouble avec la voyelle u. Lorsque le verbe commence par une voyelle, C est la premire radicale, lorsque le verbe commence par une consonne, cest la deuxime radicale qui est ddouble (voir les exemples ci-dessus). Cette drivation est encore en cours dans les parlers tudis ici et les locuteursan iss ,1 98 020 12 . A ll rig ht s li A A ll rig ht A s re se rv ed . m</p> <p>re se rv ed .</p> <p>an iss ,1 98 020 12 .</p> <p> A</p> <p>A</p> <p>ll rig ht</p> <p>s</p> <p>re se rv ed .</p> <p>Introduction en sont conscients. Ainsi, les verbes drivs de cette faon sont joints sous la mme racine que la racine du verbe primaire. De la mme faon, nous allons mettre en vidence dautres axes que ceux classiquement admis. Nous rduisons ainsi le nombre global de racines.</p> <p>Les prxesLes prxes prsents dans cette section sont des prxes indits que nous avons dcouvert dans ce parler et il semble quils existent bien dans dautre parlers. Des fois les relations entre le mot driv et le mot primaire ne sont pas immdiates, ce qui fait que cette tude et une tude en diachronie. Le prxe damplication lA re se rv ed . ll rig ht s an iss ,1 98 020 12 .</p> <p>m</p> <p>li A</p> <p>Les verbes aley (monter) et geley (franchir) partagent la mme racine, ainsi que les verbes uf (sener) et guf (suoquer) par lintermdiaire du prxe g qui dnote lide de laccomplissement de laction ou de ltat du verbe primaire. Il existe de nombreux exemples de drivation en g, non seulement entre les verbes mais galement entre un nom et un verbe ou entre deux noms. Entre timist (migraine) et a wemmis (pneumonie); entre ir (monticule) et i ir (mont); etc. Le prxe g semble assez ancien. g g Le prxe dacclration bLe prxe b existe entre de nombreux mots dont ulewu (tre relch) et bbelewuwu (tre trs relch et dans toutes les directions); jegugel (pendiller) et bbejegugel (pendiller sans remde); rewel (courir) et bberewel (courir en haletant); zeder (tre rabaiss) et bbezedurru (tre rabaiss et en abondance); aritu (pte) et bbertutey (tre trs pteux); etc. Le prxe b semble dnoter lide dacclration du procs du verbe primaire. Cependant ce nest quune intuition et il reste encore dicile den dterminer la smantique exacte. Les locuteurs sont encore conscient de lexistence et de lutilisation du prxe b.an iss ,1 98 020 12 . A ll rig ht s re se rv ed . A li A m</p> <p> A</p> <p>Le prxe daccomplissement g</p> <p>an iss ,1 98 020 12 .</p> <p>A li A</p> <p>Le prxe k-</p> <p>Il existe dautres prxes dont nous navions pas saisi la smantique avec assez de prcision mais nous les prsentons quand mme. Cest le cas du prxe k qui existe entre de nombreux mots. Entre imi (bouche) et kemi (fumer); entre atu (odeur) et ketu (airer); entre arew (enfanter) et ikerew . . (agneau); etc. Le prxe k semble tre li aux tres biologiques lexclusion des choses inanimes. Il en est de mme de la sonnante vlaire aprs premire radicale des verbes de type wunzer. (Andr Basset. p.13) Ce verbe a de nombreuses variantes selon les parlers wunezer (saigner du nez); kkunezer; mmunezer; bbunezer; mais la plus crdible comme verbe pimaire est kkunezer qui est une drivation en k partir du nom anezar (narine). La drivation en k semble trs ancienne. iv A li A m an iss ,1 98 020 12 . A</p> <p>ll rig ht</p> <p> A</p> <p>s</p> <p>re se rv ed .</p> <p>m</p> <p>ll rig ht</p> <p>Les mots timessi (feu) et alemessi (foyer) partagent la mme racine par lintermdiaire du prxe l, ainsi que les mots fezz (mcher) et tilefaz (salive). Ce prxe nominal est galement verbal et .. . il dnote lide de lamplication. Nous donnons quelques exemples: awey (emporter) et lewey (arracher en emportant); bbey (couper) et lebey (couper en emportant); ey (verser) et alu (la mousse); etc. Cette drivation semble premire vue relativement ancienne.s re se rv ed .</p> <p>Introduction Le prxe xLe prxe (x) ou plus gnralement le phonme (x) dnote des choses mauvaises, pjoratives et laides. Lorsque le phonme (x) existe dans un mot cest que cest un mot qui renvoit des choses ngatives. Il existe tant pour les nom...</p>