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. Poésies de Théophile Gautier mises en musique.--II. Prosper Mérimée; ses uvres complètes inscrites en ordre chronologique.--III. À propos du rôle de la critique. Belgique.--IV. Une pièce de vers de M. de Latouche adressée à Mme Desbordes-Valmore.--V. Le "Victor Hugo" de Théophile Gautier.--VI. Une épave de Charles Nodier.--VII. Une épave de Charles Baudelaire.--VIII. L'éternel contraste. Poésie

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  • rnj I irrriON DV BIBUOPHILE PARISIEN

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    1001S781903

    BIBLIOGRAPHIEET

    LITTERATURE

    (trouvailles dix bibliophile)

    LE Vi> DE SPOELBERf-H DE LOVENJUDL

    Paris

    Henri Daragox, libraire30, rue Duperr. 30

    1903

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  • THE LIBRARY

    THH UNIVERSITY OFBRITISH COLUMBIA

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  • fBIBLIOGRAPHIE

    LITTERATURE

  • Il a t tir de cet ouvrage

    TROIS CENT SOIXANTE-QUINZE EX.

    10 exempl. sur pap. du Japon (A J).5 exempl. sur pap. de Chine (K O).10 exempl. sur pap. de Hollande (P Y)

    350 exemplaires sur alfa verg (1 350).

    N 5Sd

    Droits rservs pour tous pays y compris laSude, la Norvge et le Danemark

  • COLLECTION DU BIBLIOPHILE PABISIEN

    BIBLIOGRAPHIEET

    LITTRATURE(trouvailles d'un bibliophile)

    PAR

    LE Vte DE SPOELBERCH DE LOVENJODL

    Paris

    Henri Daragon, libraire30, rue Duperr, 30

    1903

  • Digitized by the Internet Archive

    in 2010 with funding fromUniversity of British Columbia Library

    http://www.archive.org/details/bibliographieetOOspoe

  • POESIESDE

    THOPHILE GAUTIERMISES EN MUSIQUE

  • Parmi tous les potes de ce sicle,trois surtout ont t mis contri-bution par les compositeurs. Nousvoulons parler de Victor Hugo,d'Alfred de Musset et de ThophileGautier, dont une certaine quantitde pices dtaches, d'ailleurspresque toujours les mmes, ontt constamment reproduites sousdes formes musicales aussi nom-breuses que varies.

    Toutefois, Thophile Gautier l'em-porte encore sur ses deux rivaux,quant au douteux privilge d'avoirinspir le plus grand nombre demusiciens, dont une vritable lgionfut, en effet, attire par les perles deposie tombes de sa plume magis-trale. Chose trs singulire, ce grandstyliste, incessamment accuse par

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    les critiques d'tre dpourvu, dansses uvres, de sentiment et de sen-sibilit, est pourtant celui d'entretous les versificateurs contemporainsqui produisit le plus de picettesattendries, renfermant chacune, dansleur cadre restreint, comme une par-celle d'motion cristallise. Aussiles compositeurs ne s'j' sont-ils pastromps, et, laissant une fois dpluserrera leur guise les juges routiniers, qui se rptent ternellement, sansmme se donner la peine de contr-ler l'exactitude des jugements qu'ilsempruntent une tradition inexacte, ont-ils compris combien la plupartdes lieds du matre taient faits pourveiller et soutenir leur inspiration.En consquence, nous avons pens

    qu'il serait intressant de dresserune sorte de rpertoire de toutesles mlodies chappes h tant d'ima-ginations diverses, sur les ailes d'orde ces rimes si vritablement mues.

    C'est dessein que nous employonsle mot : mlodies, aujourd'hui rave dudictionnaire qu'une nouvelle cole,aussi dpourvue de toute inspirationmlodique que de tout vritable sen-timent de la musique de chant, essaiede faire admettre comme le formu-laire du summum de l'art vocal. Im-f)ossible, en effet, de faire traduirees strophes si claires et si nettes deThophile Gautier, ses stances si

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    lumineuses, si marques au bon coinde l'esprit franais, par les cra-santes sonorits, les mathmatiquestranscendantes, dont les fruits si secsde l'actuelle arithmtique chanteinfligent le supplice leurs audi-teurs.Ajoutons que les conditions les

    plus lmentaires, en mme tempsque les plus essentielles, rclamespar les ouvrages scniques, sontaujourd'hui mconnues et violesaussi par suite de ce funeste systme,qui dnature, parce qu'ils les confond,aeux genres et deux espces de pro-ductions tout fait distinctes : lesuvres thtrales et les uvressymphoniques.Ah ! certes, combien il avait raison,

    l'harmonieux pote,lorsqu'il s'criait,prvoyant sans doute cette gom-trie note, le flau qui svit main-tenant, que la musique est souvent le plus cher et le plus dsagra-ble de tous les bruits ! Combienil et maudit ces ennemis de l'idemusicale, ces incapables de la cra-tion mlodique, s'acharnant d-tourner l'humanit toute entire d'undes meilleurs dons faits la terre Pour ces perscuteurs de tympans,le chant proprement dit devrait jamais disparatre ici-bas. A l'artvocal, un art autrement humain,cependant, que l'informe et creuse

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    cacophonie des froides combinaisonsinharmoniques, cet art tout decharme, de got et de dlicatesse,devrait succder, chez les chanteurs,on ne sait quelles brutales poussesde sons violents, incolores, uni-formes, sans dessin musical nirythme, sans rien, enfin, de ce quiprocure l'auditoire une sensationinstantane et presque physique dejouissance artistique.Au bel anto, au chant orn,

    apanage de tous les grands virtuosesqui illustrrent jusqu'ici les pre-mires scnes du monde entier, cesnergumnes de la croche voudraientdfinitivement substituer le rgne dela mlope continue. L'art de tra-duire les lans de l'me, les senti-ments du cur, la coquetterie fmi-nine, l'esprit, tout cela potiquementou brillamment exprim par desvoix sduisantes et exerces, cet art,le plus charmeur de tous, serait alorssupprim, afin de faire place unescience assez cruellement aride pourdonner aux auditeurs la pnible im-pression d'une extraction, par l'o-reille, de la racine carre ! La tech-nique seule rgnerait dsormais, etremplacerait toute inspiration par devritables combinaisons algbriques.Du reste, rien de plus curieux

    tudier que l'aspect d'une salle despectacle o l'on reprsente l'un ou

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    l'autre maximum d'ennui, lorsque,bien entendu, elle est occupe parle vrai public, c'est--dire quand lessnobs et les suiveurs, races sansopinions ni avis personnels, vouespar instinct former la queue detous les cortges, quand cesgobeurs ont fait place aux auditeursconscients et de bonne foi. Il fautobserver alors quelles dceptions sepeignent sur tous les visages, avecquelle rapidit ce lieu, prsumagrable, captivant mme, se changeen une sorte d'obscure ncropole, despulcre embrum, d'o les vic-times s'vadent avec la ferme inten-tion de n'y plus jamais rentrer !Ces tnbres ternelles, cette mo-

    notonie sans oasis, sont les seulescauses du profond discrdit danslequel, par rapport au plus grandnombre des spectateurs, sont tom-bs actuellement les thtres d'op-ra et d'opra-comique, de mmequ'elles expliquent le succs, tou-jours si deplorablement croissant,des cafs-concerts. Lass de mta-physique et de brouillards impn-trables, depuis trop longtemps r-pandus foison, aussi bien dans lepome que dans la musique de laplupart des ouvrages nouveaux, legrand public a fui les lieux o l'onse livre au jene mlodique, en mmetemps qu'aux mortifications vocales.

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    Et pourtant, ds qu'apparat uneuvre un peu moins insupportableque ses devancires, la foule, qui nedemande qu' retrouver ses plaisirsregretts, se prcipite de nouveauvers le temple dsert, et reparatbien plus nombreuse encore, quandon lui rend les chefs-d'uvre consa-crs qu'elle aime et qu'elle applaudit.Aussi, chiffres en main, constatait-onde nouveau, dernirement, que si lethtre de l'Opra-Comique de Parisn'avait pas eu son inestimable rper-toire pour soutien de ses recettes,la faillite, amene par les lamen-tables productions nouvelles repr-sentes sur cette scne depuis uncertain nombre d'annes, l'aurait dslongtemps fait dfinitivement fermer.Mais il faut reconnatre qu'en ce cas,et comme compensation, leurs au-teurs auraient eu le mrite, peupris jusqu'ici, d'avoir crit eux-mmes la musique destine escor-ter jusqu' la fosse commune desproduits aussi nfastes !Pour en revenir Thophile Gau-

    tier et ses posies accompagnesde musique, nous avons, en les in-diquant, fait suivre les titres abusifs,ou mme incomprhensibles, que lescompositeursleur ont parfois donns,de ceux qu'elles portent rellementdans l'dition dfinitive, en deuxvolumes, des Posies compltes du

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    matre, et dans ses Emaux et Ca-mes.

    Si tendu que soit dj notre cata-logue, arrt au 31 dcembre 1901 , il nesaurait pourtant avoir la prtentiond'tre absolument complet et sanslacune. Aussi, recevrons-nous avecreconnaissance tous renseignements,accompagns de preuves , aj'anttrait nos omissions. A notre tour,nous nous empresserons de les faireconnatre dans un complment dece travail. Mais il est bien entenduque nous n'enregistrons que lesmorceaux gravs et publis.A cette occasion, nous ferons re-

    marquer que la musique crite pourcertaines strophes a parfois temploj'e deux fois, quoi qu'il s'a-gisse nanmoins d'une unique picede vers. Ainsi, la Caravane et laCaravane Humaine, de M. A. Dorcy,Attente et l'Attente, de M. A. Gouzien,BarcarolleetO voulez-vous aller?, deM. Jules Ber, la Chtelaine et Ro-mance, de M. A. Lionnet, aussi bienque le Chasseur et l'Enfant de laMontagne, de M. E. Pascal, ne sonten ralit qu'une seule et mmeuvre. Il se pourrait, d'ailleurs, queauelques-uns de ces spcimens deouble emploi ne fussent que des

    erreurs d'annonces, ou d'impression.Nous ignorons, en outre, si les pa-roles de l'Ave Maria de Schubert,

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    imprimes dans VAppendice des Po-sies compltes, rimes crites, s'ilfaut en croire la Revue de Franced'aot 1876, pour tre places sousla version chante en 1836 par Nour-rit et Wartel, ont jamais tpublies accompagnant la musiquede Schubert. Enfin, une pice devers de Thophile Gautier : la Mort,l'apparition et les obsques du capi-taine M..., publie en 1864 dans leParnasse satyrique du dix-neuvimesicle (ouvrage clandestin), schantesur la musique grave, et jointe l'ouvrage, d'une Marche Funbrecompose par Ernest Reyer pour lesobsques clu marchal Grard !Une autre particularit signaler

    aussi, c'est le nombre invraisem-blable de titres diffrents donns fr-quemment une seule etmme posie

    .

    Enfin, un fait nous a singulire-ment rvolt au cours de nosrecherches. C'est l'incroyable abusfait du grand nom du matre, pour luiattribuer, non seulement des versd'Emil