ARCHITECTURE- VIOLLET LE DUC 1

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Ttulo completo: Dictionnaire raisonn de la Architecture franaise- s.XI-XVI

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<ul><li> 1. -V</li></ul><p> 2. DICTIONNAIRE RAISONNEDELARCHITECTURE FRANAISE ouxie AUxvi" si ici EDroits de traduction el de reproduction rservs. 3. B - 7347.- Impr. MOTTEBOZ MARTINET, rue Saint-Benoit, Paris.et7, 4. *T fT -Ii 5. DICTIONNAIRE RAISONN DELARCHITECTUREFRANAISE DU Xfce AU XVI8 SICLEPARE.VIOLLET-LE-DUCARCHITECTETOMEPREMIER PARISLIBRAIRIES-IMPRIMERIESRUNIES ANCIENNE MAISONMOREL 5, RUE SAINT-BENOIT, 5 6. PRFACE Lorsquenouscommencions tudier larchitecturedu moyenge, il nexistait pasdouvrages pussentnousmontrer la voie suivre.quiIl noussouvientqualors un grandnombrede matresen architecturenadmettaientquavecdes rserveslexistence ces monumentsde quicouvrentle sol de lEurope, et de la Franceparticulirement.A peinepermettait-onltude de quelquesdificesde la renaissancefranaiseet italienne; quant ceux qui avaient t construits depuis le Bas-Empirejusquau xvesicle, on nen parlait gure que pour les citercomme des produits de lignorance et de la barbarie. Si nous noussentionspris dune sorte dadmiration mystrieusepour nos gliseset nos forteressesfranaisesdu moyen ge, nous nosions avouerun penchant-qui nous semblait une sorte de dpravation du got,dinclination peu avouable.Et cependant,par instinct, nous tionsattir vers ces grandsmonumentsdont les trsors nous paraissaientrservspour ceux qui voudraientsevouer leur recherche. Aprs un sjour de deux ansen Italie, nousfmes plus vivementfrapp encorede laspectde nos dificesfranais,de la sagesse deetla science ont prsid leur excution,de lunit, de lharmonie quiet de la mthode suivies dans leur construction comme dans leur 7. - II - parure. cependant esprits Dj desdistingusavaient ouvert voie;la clairs lestravaux ladmiration nosvoisinslesAnglais,par et de ils songeaientclasser difices styles parpoques. ne senlesparetOn tenait plus destextesla plupart errons,on admettaitun classement archologiquebassur lobservationds monuments eux-mmes.Les premiiTsiravauxdeM. de Caumontfaisaientressortirdescaractres bien tranchsentre les diffrentespoques larchitecturefranaise de du Nord. KM 1S;!1, M. Vitet adressait au ministre de lintrieur un rapporl sur les monuments dpartements lOise, de lAisne, du des de Nord, de la .Marne du Pas-de-Calais,etdanslequel llgant crivain signalait lattention du gouvernementdes trsors inconnus, bien quils lussent nos portes. Plus tard, M. Mrimepoursuivait les recherches heureusement si commences M. Vitet, et, parcourant par toutesles anciennes provincesde France,sauvaitde la ruine quantit ddificesque personne alors ne songeait regarder, et qui fontaujourdhui la richesseet lorgueil des villes qui les possdent.M. Didron expliquait les pomessculptset peintsqui couvrent noscathdrales,et poursuivait outrance le vandalismepartout o ilvoulait tenter quelqueSuvre de destruction. Mais,il faut le dire notre honte, les artistes restaient en arrire, les architectes couraienten Italie, ne commenant ouvrir les yeuxqu Gnes Florence; ouils revenaientleursportefeuilles remplisdtudes faitessanscritiqueet sans ordre,et semettaient lSuvre sansavoirmislespieds dans-un monumentde leur pays. La Commission monuments deshistoriquesinstitue prs leministrede lintrieur commenaitcependant recruterun petit nombredartistesquelle chargeaitdtudier et de rparerquel-ques-uns nosplus beauxdemonuments moyen Cest cettedu ge.impulsiondonneds lorigine avecprudenceque nous devonsla conservation des meilleurs exemplesde notre architecture na-tionale,uneheureuservolutiondansles tudes larchitecture,dedavoirpu tudierpendant longuesde annes dificeslesquicouvrentnos provinces,et runir les lments ce livre quede 8. - III - nous prsentonsaujourdhui au public. Au milieu de difficultssanscesserenaissantes, avec des ressources minimes, la Commissiondes monumentshistoriques a obtenu des rsultatsimmenses;toutfaible que soit cet hommagedans notre bouche,il y aurait de lin-gratitude ne pas le lui rendre : car, en conservantnos difices,elle a modifi le cours des tudes de larchitecture en France ; ensoccupant pass,elle a fonddanslavenir.duCe qui constitueles nationalits,cest le lien qui unit troitementlesdiffrentes priodes leur existence; faut plaindrelespeuplesdeilqui renient leur pass, rar il ny a pas davenir pour eux ! Lescivilisationsqui ont profondmentcreus leur sillon dans lhistoiresontcelleschez lesquellesles traditions ont t le mieux respectes,et dont lgemr a conserv tous les caractres lenfance.La civi-delisation romaine estl pour nousprsenterun exemplebien frappantde ce que nous avanonsici ; et quel peuple eut jamais plus derespectpour son berceauque le peupleromain! Politiquementpar-lant, aucun pays, malgr des diffrencesdorigines bien marques,nest fondu dans un principe dunit plus compacteque la France;il ntait donc ni juste ni sensde vouloir mettre nantune descauses cette unit : sesarts depuisla dcadencederomain? jusqula renaissance.En effet, les arts en France, du ix" au xve sicle, on, suivi unemarchergulire et logique; ils ont rayonnen Angleterre,en Alle-magne,dansle nord de lEspagne,et jusquen Italie, en Sicile et enOrient. Et nousne profiterions pasde ce labeur de plusieurssicles!Nous ne conserverionspas et nous refuserions de reionnaiu1 cesvieux titres envisavec raison par toute lEurope! Nous serionsle&gt;derniers tudier notre propre langue! Les monumentsde pierreou de bois prissent,ce serait folie de vouloir les conserveret detenter de prolongerleur existence dpit des conditionsde la ma- entire; mais ce qui ne peut et ne doit prir, cest lesprit qui a faitlever ces monuments,car cet esprit, cest le ntre, cest lme dupays. Dans louvrage que nous livrons aujourdhui au public, nous 9. - IV -avonsessaynon-seulementdonner nombreuxde deexemples desformesdiverses adoptes larchitecture moyen suivantpardu ge,un ordrechronologique, surtout avant mais ettout,defaireconnatreles raisonsdtre de cesformes,les principesqui les ont fait ad-mettre,lesmSurs et les idesau milieu desquelleselles ont prisnaissance. nousa parudifficile derendre compte transforma-Ildestions successives des arts de larchitecturesans donner en mmetempsun aperude la civilisationdont cettearchitecture comme estlenveloppeet si la tchesest;trouveau-dessus nosforces, denousauronsau moinsouvert une voie nouvelle parcourir, car nous nesaurionsadmettreltudedu vtementindpendamment ltude de delhommequi le porte. Or, toute sympathie pour telle ou telle formede lart mise de ct, nous avonstfrapp de lharmonie compltequi existe entre les arts du moyenge et lesprit des peuples aumilieu desquelsils se sont dvelopps. jour o la civilisation Dudu moyen ge se sentvivre, elle tend progresserrapidement,elleprocde par une suite dessaissans sarrter un instant; peinea-t-elle entrevu un principe, quelle en dduit les consquences,etarrive prornptement labus sanssedonner le tempsde dvelopper son thme : cest l le ct faible, niais aussi le ct instructif desarts du xn au xvi sicle.Lesarts comprisdanscettepriodede troissiclesne peuvent,pour ainsi dire, tre saisissur un point ; cestunechanenon interrompuedont tousles anneaux sontrivs la hteparIt-slois imprieuses la logique. Vouloir crire une histoire de lar-dechitecturedu moyenge,ce serait peut-tre tenter limpossible, caril faudrait embrasser la fois et faire inarcher paralllementlhistoirerelii:ifuse. politique, fodaleet civile de plusieurspeuples; il faudraitconstaterles influencesdiverses ont apport leurs lments des quilivrs diffrents dans telle ou telle contre; trouver le lien de cesinfluences, analyser leurs mlangeset dfinir les rsultats; tenircompte traditionslocales,desgotset desmSurs despopula-destions, des lois imposespar lemploi des matriaux, des relationscommerciales, gnie particulier des hommesqui ont exerc une du 10. . Yaction sur les vnements,soit en htant leur marche naturelle, soiten la faisant dvier; ne pasperdre de vue les recherchesincessantesdune civilisation qui se forme, et se pntrer de lesprit encyclo-pdique, religieux et philosophique du moyen ge. Ce nest pasdaujourdhui que les nationschrtiennes occidentales inscrit surontleur drapeaule mot Progrs; et qui dit progrs,dit labeur, lutteet transformation.La civilisation antique est simple, une : elle absorbeau lieu de serpandre. Tout autre-est la civilisation chrtienne: elle reoit etdonne; cestle mouvement,la divergencesansinterruption possible.Cesdeuxcivilisations d ncessairement ontprocder trs-diffrem-ment danslexpressionde leurs arts; on peut le regretter,mais nonaller lencontre.On peut crire une histoire desarts gyptien,grecou romain, parce que cesarts suiventune voie dont la pente galemonte lapogeet descend la dcadence sansdvier; mais la viedun hommene suffirait pas dcrire les transformationssi rapidesdesarts du moyenge, chercherles causes cestransformations, de compter un un tous les chanonsde cette longuechane si bienrive, quoiquecompose dlments divers.si On a pu, lorsque les tudesarchologiques le moyenge nesurfaisaientque poserles premiersjalons, tenterune classification toutede convention,et diviser les arts par priodes,par stylesprimaire,secondaire,tertiaire, de transition, et supposerque la civilisationmoderneavait procdcommenotre globe,dont la croteauraitchang natureaprschaque de grandeconvulsion;mais,par le fait,cette classification, toute satisfaisantequelle paraisse,nexiste oasplusdanslhistoirede nosarts quedansla gologie, de la dca- etdenceromaine la renaissance xvr sicle ny a quunesuitede duiltransitions sansarrts. Cenest pasque nous voulionsici blmerunemthodequi a rendu dimmens-esservices,en ce quelle a pos despointssaillants, quellea mis la premire lordre danslestudes, deet quelle apermisdedfricher le terrain; mais,nousle rptons,cetteclassification de pure convention,et nous croyonsque le momentest 11. - Il -estvenudtudier du moyen comme tudie dveloppe- lartge on lementet la vie dun tre animqui de lenfancearrive la vieillesseparunesuite transformationsdeinsensibles, quil soitpossible etsansdedire lejour o cesse lenfance o commencevieillesse.et la Cesraisons, notreinsuffisance peut-tre,nousont dtermin donner cetouvrage formedun Dictionnaire.Cette laforme,en facilitantlesrecherches lecteur,nouspermet prsenter masseau de uneconsid-rablede renseignements dexemples neussent trouverleuretquipuplacedansune histoire, sansrendrele discoursconfus et presquein-intelligible. Elle nous a paru, prcisment causede la multiplicitdes exemple? donns,devoir tre plus favorableaux tudes,mieuxfaire reconnatreles diversesparties compliques,mais rigoureuse-ment dduites,deslmentsqui entrent dans la compositionde nosmonumentsdu moyenAge,puisquelle nousoblige, pour ainsi dire, les dissquersparment, en dcrivantles. tout fonctionset les trans-formations de ces diversesparties. Nous nignorons pas que cettecomplicationdesarts du moyen ge, la diversit de leur origine, etceit " rechercheincessa du mieux qui arrive rapidement labus, tont rebutbien desesprits,ont t cause la rpulsion quon prou- devait et quon prouveencorepour une tude dont le but napparatpasclairement.Il est plus court de nier que dtudier : longtempsonna vouluvoir danscedveloppement dunedesfacultsintellectuellesde notre paysque le chaos,labsencede toi t ordre, de touteraison;cl cependant,lorsquon pntre au milieu de ce chaos, quon voitsourdreune une les sources lart de larchitecturedu moyenge, dequon prend la peinedesuivre leur cours,on dcouvre bientt la pentenaturelle vers laquelle ellestendent toutes,et combien ellessont f-condes. faut reconnatre le tempsde la ngationIlqueaveugle estdjloin de nous: notresiclecherche rsumer passil semblele ;reconnatre en celanouscroyons estdans vrai)quepourse (etquil lefrayerun chemin danslavenir,il faut savoirdo lon vient,profiterde tout ce que les siclesprcdents laborieusementamass. ont Cesentiment quelquechose plus profondestdequuneractioncontre 12. - VII - lesprit destructeurdu sicledernier, cest un besoin du moment: et si quelques exagrations pu effrayer esprits ont lessrieux, lamour si du passparfois pouss at jusquaufanatisme, nenreste moins ilpas au fond de la vie intellectuellede notre poqueune tendance gnralret trs-prononce lestudesvershistoriques, quellesappartiennent la politique, la lgislation, lettreset auxarts.11 aux suffit,poursenconvaincre cetteobservation(siavaitbesoinde sappuyer dessurpreuves), voir avecde quelle avidit publicenFrance, Angleterre, le enenItalie,enAllemagne en Russie, jette sur touteslesSuvresqui et setraitent de lhistoire ou de larchologie,avecquel empressement leserreurs sont releves, les monuments et les textes mis en lumire. Ilsembleque lesdcouvertesnouvellesviennenten aide cemouvementgnral. Au momento la main des artistesne suffit pas recueillirles restessi nombreuxet si prcieuxde nos dificesanciens, apparatla photographie,qui forme en quelquesannesun inventaire fidlede tous cesdbris. Desages dispositionsadministrativesrunissentetcentralisentles documents parsde notre histoire; les dpartements,les villes, voient dessocits fonder dansleur sein pour la conser-sevation desmonuments pargns les rvolutionset la spculation par ;le budget ltat,au milieu descrisesde politiques plusgraves,lesne cessede porter dans sescolonnesdes sommesimportantespoursauverde la ruine tant doeuvresdart si longtempsmisesen oubli.Et ce mouvementne suit pas les fluctuations dune mode, il estconstant, est chaqueil jour plus marqu, aprsavoir pris nais-et,sance milieu dequelques au hommes clairs, serpandpeu peuildansles masses;il faut dire mme quil est surtout prononc dansles classesindustrielles et ouvrires,parmi les hommeschezlesquelslinstinct agit plusquelducation ceux-ci : semblent reconnatresedansles Suvres issuesdu gnie national.Quandil sest agi de se servir ou de continuerdesSuvresdessiclespasss, nest pasden basquenoussontvenues diffi-ce lescults, et les excutantsne nous ont jamais fait dfaut. Mais cestprcisment quecette parce tendance autrechoseestquunemode 13. - VIII -ouuneraction, estimportant quildapporter choixscrupuleux, unune critique impartiale svre, ltude lemploi mat- etdans etdesriauxqui peuvent contribuer rendre notre un artconforme pays songnie. cetteSitude incomplte,est troite, sera elle strileet feraplusde mal quede bien; elle augmentera confusion laetlanarchiedanslesquelles arts sonttombs 1rs depuistanttcin-quante etqui nous ans, conduiraient la dcadence; apporteraelleun lmenfdissolvant plus.Si,au contraire,de cettetudeestdirigeavecintelligence soin; si lenseignement et levladoptefranche-ment et anvte ainsi ses carts, runit sous sa main tant deffortsqui se sontperdusfautedun centre,les rsultatsne se feront pasattendre: lart de larchitecture reprendra le rang qui lui convientchez une nation minemment cratrice.Des convictionsisoles,si fortes quelles soient, ne peuventfaireune rvolution dansles arts. Si aujourdhui nouscherchons renouercesfils briss, prendre dansun pass nousappartienten propre quiles lmentsdun art contemporain,ce nest pasau profit des gotsde tel ou tel artiste ou dune coterie; nous ne sommes au contraireque les instruments docilesdes gots et desidesde notre temps,et cest aussi pour cela que nousavonsfoi dans nos tudeset quele dcou...</p>